‹ Précis historique des opérations de l'armée de Lyon en 1814Chapitre 4 sur 40 · CHAPITRE a · texte numérisé non relu

CHAPITRE a

Ëvacualion du Simplon. — Le général de la Roche se porte à Cham* béry. — Force et composition de son petit corps ae troupes. — Mouvements des allies sur Saint-Claude. — Prise du fort l'Écluse. — Bubna assure ses communications avec la gauche de la grande armée alliée. — Réflexions. — L'ennemi envahit le département de l'Ain. — Combat de Nantua et de Châtillon-de-Michaille. — Nominations de commissaires extraordinaires. — Formation de la dlfivision dite Réserve de Genève, sous les ordres du général Musnier. Décret du 5 janvier portant organisation, sous le commandement en chef du maréchal duc de Castiglione, du corps d*armée dit d» Lyon.

Tandis que Bubna marchait sur Genève, la nouvelle du mouvement de sa colonne le précédait dans le Simplon, et mettait en émoi les autorités de ce département, . Le 23 décembre, le préfet, M. de Rambuteau, se fonh dant sur les dispositions hostiles des habitants et sur le peu de troupes qui se trouvaient à Sion, le préfet, dt^ . sons-nous, en prescrivit l'évacuation . En conséquence^ le jour même il réunit les employés civils, la gendar-

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merie, les douaniers, et partit avec eux , se dirigeant sur Genève. En roule, il changea de projet, et enjoignit à sa colonne de gagner Pont-Beauvoisin.

Le commandant militaire du Simplon, cependant, était resté à Sion pour enclouer ses dix pièces , et détruire ses cinquante mille cartouches ainsi que tout son matériel d'artillerie. Il ne quitta la ville avec sa petite garnison que deux jours après le préfet , le 25, pour suivre la même route que lui. Il fit placer au centre de sa colonne dix charrettes chargées de fenàmes et d'enfants. — A Saint-Maurice, il fut informé de la nouvelle direction prise par M. de Rambuteau, rallia les quelques hommes qui occupaient ce poste, et se dirigea sur Grenoble, où il entra le 31 fort tard. A son arrivée, il se rendit chez le général de la Roche, qui lui infligea les arrêts de rigueur, jusqu'à décision du ministre, pour avoir quitté son commandement sans ordre, et avant que l'ennemi eût signalé sa présence.

Ainsi fut évacué ce département. Sans aucun doute, il était impossible à l'adjudant-command^nt d'Hénin de Cuvilier, de songer à se maintenir avec ses cinquante hommes dans la ville ou dans le département qui lui avaient été confiés, mais ne devait-ii pas avant de se retirer, demander des ordres à son chef immédiat, le général de la Roche? Il aurait appris qu'un détachement du deuxième d'artillerie était en route pour Sion, il aurait reçu des instructions pour opérer sa retraite sur tel point plutôt que sur tel autre, et il n'aurait pas montré une précipitation toujours fâcheuse, dans certains cas, pour un militaire. D'ailleurs une fois décidé

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