NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE DES OUVRAGES RELATIFS À CE PRINCE
Ceux qui désireront connaître plus particulièrement Philippe K* d'Orléans , et ses deux épouses, pourront consulter, outre les diverses histoires de
« en me disant : Madame, vous êtes accoutumée à mon écriture ; « lisez-moi un peu cela ; je ne sais ce que j’ai écrit. »
Il avait cela de commun avec le maréchal de Villars, dont l’éeriture était absolument illisible non seulement pour les autres, mais pour lui-même ; il ne pouvait pas même reconnaître sa signature, tout-à-fait indéchiffrable,
PHILIPPE 1e, II
France au xvri° siècle, outre les Mémoires du temps et les biographies , pourront, disons-nous, consulter les ouvrages suivans, qui regardent plus spécialement cette famille , puisqu'ils ont été composés sur ses différens membres.
1°. Les dits Notables de Monsieur, frère unique du Roi (depuis l’âge de sept ans jusques à quatorze), par le sieur Révérend, son aumônier. Paris, Soubron (1655), 1656, in-8°.
Cet ouvrage ne peut être d’un grand intérêt historique.
2°. Abrégé de la Vie et des Actions héroïques de Philippe de France , frère unique du Roi, duc d'Orléans. Paris, Moreau, 1701, in-4°.
3. Oraisons funèbres de Philippe de France, duc d’Orléans , frère unique du Roi. Paris, 1701, in-4 .
J Ce recueil renferme les oraisons funèbres composées par François
de Clermont-Tonnerre, évêque et duc de Langres; par Jean Grancolas, docteur en théologie, aumônier de S. A. R.; par Francois Bretonneau, jésuite; par Jacq. Bochart de Saron, trésorier de la Sainte-Chapelle de Vincennes; par l’abbé d’'Estampes, et par le P. Cosme Laurenceau, récellet.
4°. Oraison funèbre de M. le duc d'Orléans, prononcée à Saint-Corneille de Compiègne, par dom Jean Thiroux , bénédietin de Saint-Maur. 1701, ën-4°.
5°. Oratio funebris Philippi Aurelianensis ducis, dicta ab Andrea Le Camus, soc. Jes, Parisits, 1 701,in-12. 6°. In Philippi Aurelianensis ducis obitum poemata varia , à patribus soc. Jes. (sine anno). In-4o.
7°. Garoli Aubry, ecloga in obitum ducis Aurelianensis. Parisuüs, 1701, in-4°.
&. Histoire de madame Henriette d'Angleterre, première 5 » P
femme de Philippe de France, duc d'Orléans, jusqu’à
sa mort en 1670 ; par Marie-Magdelaine de la Vergne,
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comtesse de Lafayette. Amsterdam, 1720, n-12. C’est un des plus faibles ouvrages de l’auteur de Zayde et de la Princesse de Clèves; on y trouve peu de particularités intéres-
santes.
9°. Récit de ce qui s’est passé à la mort chrétienne de Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans, et son Oraison funèbre , par Nic. Feuillet, chanoine de Saint-
Cloud. Paris, Aubouyn, 1686 , in-!°.
Cet ouvrage a été vivement censuré dans deux écrits qui ont paru dans le temps, sans nom &’auteurs, de lieu, ni d’imprimeur ; le premier a pour titre : Varré simple et très véritable de quelques circonstances arrivées à la dernière maladie de madame La duchesse d'Orléans contre la fausseté de quelques écrits et imprimés sur ce sujet. In-4° de 4 pages. Le second est intitulé : Copie d’une lettre écrite de la campagne , par un docteur en théologie, à une dame de qualité. In-4° de 9 pages. M. l’abbé Feuillet est mort à Paris le 7 décembre 1693, âgé de 91 ans.
10°. Relation de la Mort de Madame.
Cette relation est imprimée à la fin des Lettres du comte d’Arlington au chevalier Temple. Utrecht, 1701, in-12.
11°. Oraison funèbre de Henriette-Anne d'Angleterre , duchesse d'Orléans, prononcée à Saint-Denis, le 21 août 1670, par Jacques-Benigne Bossuet, évêque de Condom (depuis de Meaux). Paris, 1670, in-4°.
Que pourrions-nous dire de ce chef-d'œuvre, qui n'ait déjà été dit et redit mille et mille fois ? Mais si l’on veut avoir une idée juste et de la princesse enlevée de si bonne heure à tous ceux qui la chérissaient, et de la manière dont elle est morte et dont elle a été célébrée par son éloquent panégyriste, il faut lire ce qu’en dit le cardinal de Bausset dans la Vie de Bossuet, 4° édition de Le Bel, 1924, 4 vol. in-12. V. tom. I, p. 198-213. Il cst impossible de retenir ses larmes en lisant ce beau morceau. On y voit quelle difiérence existait entre le dur et impitoyable abbé Feuillet, qui avait
PHILIPORTI"*, 15 administré la princesse, et Bossuet , qui survint après pour Jui apporter les dernières consolations et recevoir ses derniers soupirs. Il avait toute la confiance de l’infortunée Henriette, surtout depuis qu’il avait prononcé , le 16 novembre 1669, l’oraison funèbre de sa mère Henriette, reine d'Angleterre, morte le 20 septembre
de la même année 1669.
12°, Oraison funèbre de Henriette-Anne d'Angleterre , duchesse d'Orléans, prononcée à Pontoise, le 26 avril 1670, en présence du clergé de France, par Pierre de Bertier, évêque de Montauban. Paris, Vitré, 1670 , in-4°. 130. Autre Oraison funèbre, prononcée par Jean Mascaron, prêtre de l’Oratoire.
Cette pièce d’éloquence est dans le Recueil des oraisons funèbres de l’auteur. Paris, 1704, in-12. J. Mascaron est mort évêque d'Agen, en 1705.
14°. Autre, par Le Maire, chanoine et archidiacre de Dunois, en l’église cathédrale de Chartres. Paris, Pepingué, 1670, in-4°.
15°. Discours prononcé dans l’église de Saint-Denis, en présentant le corps de Maname (Élizabeth-Charlotte de Bavière, duchesse d'Orléans), avec l’Abrégé de sa Vie, par M. de Saint-Géry de Magnas. Paris, veuve Mergé, 1723, in-4°.
16°. Oraison funèbre de madame Élizabeth-Charlotte Palatine de Bavière, duchesse d'Orléans, prononcée dans l’église de Laon, le 18 mars 1723, par le P. Gathalan, jésuite. Paris, veuve Mazières, 1723, in-4°.
On voit en tête de cette brochure le portrait de Ia princesse,
peint par Rigaud et gravé par Drevet.
19°. Fragmens ou Lettres originales de madame Charlotte- Élizabeth de Bavière , veuve de Monsieur, frère unique de Louis XIV, écrites à S. A. S. M£r le duc Antoine Ulric de B.... W...., et à S. A. R. madame la prin-
14 PHILIPPE Le,
cesse de Galles Caroline, née princesse d’Anspach. Paris, Maradan, 1788, 2 vol. in-12.
Ces fragmens, qui paraissent authentiques, dit Anquetil, furent attribués, lors de leur publication, à M. Senac de Meilhan; mais depuis on a su que M. de Maimieux en était l'éditeur.
18°. Mélanges historiques, anecdotiques et critiques sur la fin du règne de Louis XIV et le commencement de celui de Louis XV, par madame la princesse Élizabeth-Charlotte de Bavière, seconde femme de Monsieur, frère de Louis-le-Grand , précédés d’une Notice sur la Vie de
cette illustre princesse. Paris, Léopold Collin, 1007, un vol. in-8°.
Cet ouvrage-ci est le même que le précédent ; c’est une réimpression dont on a changé le titre, On y a seulement ajouté quelques fragmens tirés des Mémoires de Saint-Simon. Ce recueil est assez curieux ; le style en est parfois original, comme on a pu en juger par quelques unes de nos citations précédentes, Dans la liberté d’une correspondance intime, la princesse peint avec franchise, et surtout avec beaucoup de sens, les principaux personnages de Ja cour de Louis XIV et de celle de son fils le Régent. Quoiqu'il n’y ait aucune espèce de comparaison à faire entre ces lettres et celles de madame de Sévigné, on peut dire que les unes et les autres plaisent et amusent d’autant plus qu’elles n’ont point été faites pour le public. On aime, dans ce genre de littérature, cette absence de toilette de style, cet abandon » Ces épanchemens que l'esprit ne dénature pas, et dont le cœur et le naturel font tous les frais.
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