‹ Précis historique, généalogique et littéraire de la maison d'OrléansChapitre 21 sur 39 · SON · texte numérisé non relu

SON

9°. GnarLes de Saint-Albin , né en 1608, sacré évêque de Laon le 26 avril 5922, et archevêque de Cambrai en 1723, avec conservation des honneurs de la pairie. Nous n'avons pas trouvé la date de sa mort ; mais son successeur, Léopold-Charles de Choiseul-Stainville, a été nommé par le

Te RE PR NO Fans Roi à cet archevêché, le 19 mai 1764. Voici les propres

expressions du Journal historique du règne de Louis XF, in-12, V. page 198 de la seconde partie, sous cette date : « Le Roi nomme l’abbé de Choiseul, archevêque d’Alby, à « l’archevêché de Cambrai, vacant par la mort de l’abbé de « Saint-Albin. » Il est donc présumable que celui-ci est mort dans les premiers jours du mois de mai 1664, car on ne laisse pas long-temps chômer de telles places. 10°. JEan-Paicippe, dit le chevalier d'Orléans, grandprieur de France, de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, abbé de Hautvilliers, grand d’Espagne et général des galères de France, né à Paris en 1702, légitimé en juillet 1706, mort le 24 mars 1749. 11°. Prizippr-ANGÉLIQUE de Froissi, mariée au comte de Ségur.

Philippe IE, duc d'Orléans, régent de France, mourut subitement d'un coup d'apoplexie, à Versailles, le 2 décembre 1723, et fut inhumé à

Saint-Denis le 4 février 1724.

PHILIPPE Il, REGENT.,.

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NOTICE HISTORIQUE

Voici encore un exemple extraordinaire des contrastes les plus opposés qui peuvent se rencontrer dans un seul individu. Philippe d'Orléans , plus connu sous le nom de Régent, reçut de la nature les dispositions les plus heureuses, et montra dès sa jeunesse un génie supérieur et universel. Mais si de grandes qualités se développèrent en lui de bonne heure, il en fut de même de ses penchans aux plaisirs; et ces derniers surtout prirent un accroissement effrayant à mesure qu'il avança en âge (1), sans cependant que cela l’empéchât de s'acquitter en homme d'état des devoirs

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(1) Sa mère, Élizabeth-Charlotte de Bavière , qui mourut peu de temps avant lui (en 1722), gémissait de voir une conduite dépravée et des faiblesses excessives ternir de si brillantes qualités et de si grands talens. Aussi cette femme sage et vertueuse caractérisait sou fils dans cette allégorie aussi ingénieuse que vraie : « Les fées, dit-elle, furent conviées à mes couches, et chacune « douant mon fils d’un talent, il les eut tous. Malheureusement «€ on avait oublié une vieille fée, qui, arrivant après les autres, « dit : Il aura tous les talens, excepté celui d’en faire un bon « usage. » Cette princesse mourut sans avoir eu la consolation de voir son fils modérer son ardeur pour les plaisirs. C’est ce qui donna occasion aux satiriques du temps de proposer pour l’épitaphe de cette bonne mère, l’épigramme suivante :

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