Histoire de la régence du duc d'Orléans, par Mar
montel. Paris, 1806, 2 vol. in-8°, ou 2 vol. in-12. Cet ouvrage posthume, divisé en huit chapitres subdivisés en sections, est fort bien écrit. Le premier chapitre traite du testament de Louis XIV ; le second, de l’assemblée du parlement après la mort du Roi; le troisième, de la forme du gouvernement donnée à la Régence; le quatrième, de l’état des finances en 1715; le cinquième, des opérations de finances sous le Régent ; le sixième , des affaires politiques ; le septième, des affaires intérieures, et le huitième, des événemens particuliers sous la Régence. Cet ouvrage se trouve dans les différentes éditions complètes des OEuvres de Marmontel, dans celle de Paris, 1787-1806, 32 vol. in-8° ou in-12; dans celle de 1818-1819, 18 vol. in-8° ; dans celle de 1819-1820, dite compacte, 7 forts vol. in-8°. Voy. celle-ci, tom. I, p. 399-784. 10°. Mémoires de la Minorité de Louis XV, par J. B. Massillon. Paris, 1792, in-8° et in-12.
Ces Mémoires sont-ils vraiment de Massillon ? On a élevé, à cet égard, des doutes qui paraissent bien foudés.
11°. Oraison funèbre de Philippe de France, duc d’Orléans, régent du royaume, prononcée en l’église de Saint-Denis, le 4 février 1724, par Poncet de la Rivière , évêque d'Angers. Paris, 1724, in-4°.
Les oraisons funèbres de ce prince n’ont pas été très multipliées ; nous nous trouvons réduit à la nécessité de ne citer que celle de M. Michel Poncet de la Rivière.
12°. Médailles sur la Régence , avec les Tableaux symboliques du sieur Paul Poisson de Bourvalais, premier maliôtier du royaume , et le songe funeste de sa femme. A sipar (Paris), chez Pierre le Musca, rue des Cent
Portes, à la maison percée, 1916, petit in-12 de 32 p.
Ce livret doit étre rare à raison de son exiguité. C’est une diatribe contre Bourvalais. L'auteur commence par la description de cinq médailles frappées en l'honneur du duc d'Orléans; la cinquième est relative à l'établissement de la chambre de justice pour faire regorger les agioteurs. On y voit Aman accroché à une haute potence, avec cette devise :
JUSTITIA ELEVAT GENTES.
C'est de là, pag. 8, que part l’auteur pour turlupiner Bourvalais dans la description qu’il fait de son hôtel.
Je ne partage pas tout-à-fait l’opinion de mon ami feu M. Barbier, qui attribue cet ouvrage à Mahudel, parce qu'il en avait vu un exemplaire sur lequel étaient écrits ces mots : « Ceci n’est qu’une « partie d’un grand ouvrage auquel je travaillais. Elle m'a été « volée ; je soupconne l’abbé de Vayrac de lavoir fait imprimer » ; et M. Barbier ajoute : « Ce volume se trouvait à côté de quelques « autres qui avaient appartenu à Mahudel. » Cette présomption me paraît porter sur une base bien légère. Il est vrai cependant que Mahudel à travaillé sur les médailles ; mais c’est dans un genre un peu différent de celui du petit livre dont il est ici question.
L'existence du cardinal Dubois a été tellement liée à celle du Régent, qu’on ne peut guère prononcer le nom de l’un sans songer à l’autre, Nous indiquerons donc sur ce ministre les deux ouvrages sUivans :