Aupnonse-Léopcar d'Orléans , comte de Beaujolais
né le 7 octobre 1779, mort (sans avoir été marié) à Malte en mai 1808.
4°. Louise-Marie-ADé Lainr-EucÉNiE d'Orléans , Mademoiselle , née le 23 août 1999. (1) 5°. N...., princesse d'Orléans , sœur jumelle de la pré-
cédente , et qui n’a pas survécu à sa naissance.
Louis-Philippe-Joseph, duc d'Orléans, est
mort, Instrument et victime de la révolution , à Paris, le 6 novembre 1703.
(1) L’éloge que l’on à fait, il y a quelque temps, de cette prin-
cesse, l’un des ornemens de la cour actuelle de son auguste frère, trouve naturellement sa place ici. « S'il était permis
de louer chez S. A. R. d’autres perfections que ses vertus, nous parlerions de son esprit, de ses grâces, de ses rares talens pour la musique et pour la peinture; nous dirions que les artistes les plus distingués se feraient honneur de son exécution sur la harpe, et des fleurs qui naissent de son pinceau. Mais nous imiterons sa modestie, qui semble ignorer ces heureux dons, et nous nous permettrons seulement de soulever le voile dont elle couvre les éminentes qualités de son âme; la sensibilité, la bienfaisance , la piété douce et indulgente qui rendent Mapemoisecce le modèle de son sexe , comme elle est celui des princesses par cette affable dignité qui sait allier les respects du cœur à ceux que commande le noble sang du meilleur et du plus grand des Rois. »
LOUIS-PHILIPPE-JOSEPH. gi
NOTICE HISTORIQUE. (1
L'éducation de Louis-Philippe-Joseph, duc d'Orléans, fut confiée au comte de Pont-Saint- Maurice , qui lui donna tous ses soins. Le jeune élève en profita d’abord, et l'on peut dire que, dans sa première jeunesse, il captivait les suffrages universels : on admirait ses heureuses dispositions, son esprit naturel, son penchant à la bienfaisance, ses manières aflables, et tout cela était encore relevé par un beau physique, une taille élevée et bien prise, une physionomie ouverte, des traits agréables et réguliers.
Mais ce prince avait malheureusement hérité de ce goût irrésistible pour les plaisirs, que nous avons déjà remarqué dans la plupart de ses aïeux ; et bientôt, cédant à la voix des passions (surtout dans un temps où la cour et la ville (vers 1760), faisons-en le pénible aveu, commençaient à don-
(1) Nous ne nous dissimulons point tout ce que notre tâche a de pénible dans la rédaction de cette notice. Mais, ami de la vérité, et toujours guidé par la plus scrupuleuse impartialité, nous parlerons avec franchise des qualités de Philippe, car il en avait, mais en même temps nous ne dissimulerons rien de ses faiblesses et de ses torts. Au reste , nous ne serons que l’écho de l’histoire ; déjà elle l’a jugé : et quoique en général il soit dans notre caractère d’être plus enclin à plaindre qu’à condamner, nous n’appellerons point de ce Jugement.
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ner de funestes exemples de relâchement de mœurs, de manque de réserve, etc.), il ne tarda pas à altérer tous les avantages que la nature lui avait prodigués. Une union contractée en 1769 avec une princesse qui joignait à la vertu la plus pure les grâces de la jeunesse et les charmes de la beauté , ne fut pas un frein assez fort pour l’empêcher de se livrer à la fougue de ses penchans. Ce n’est pas qu'il ait manqué précisément d’égards envers sa digne épouse, mais il préférait souvent la société de femmes qui ne jouissaient pas de l’estime générale , et elle ne lignorait pas , comme le prouve la Correspondance publiée en 1800, dont nous aurons occasion de parler.
Le duc de Chartres (car il n’était pas encore duc d'Orléans) excellait dans les exercices du corps; il montait supérieurement à cheval , faisait des armes, dansait à ravir, et conduisait un char avec la plus grande dextérité à travers les embarras des rues de Paris (1), qualité dont un prince
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(:) C’est peut-être à ce sujet que parut une petite plaisanterie en quatre pages 21-4°, intitulée Les Cabriolets justifiés, sans date et sans nom d’auteur; c’est une ironie continuelle sur le peu de solidité de ces sortes de voitures et sur l'importance que l’on mettait, dans le temps, à les conduire soi-même. Cette facétie n’a rien de commun avec la maussade Lettre de Brutus ( Delisle de Sales) sur Les chars anciens et modernes. Londres (Paris), 1771, in-8. de xvi et 287 pages.
LOUIS-PHILIPPE-JOSEPH. 9 ne peut pas tirer grand lustre ; et certaines parties, qui rappelaent parfois celles du Régent, étaient encore moins dignes de lui; mais tout cela était couvert du manteau d’une affabilité et même d’une popularité peu commune.
Quoique puissamment riche, le duc de Chartres fit des dettes. Cela lui donna l’idée de se livrer à une spéculation qui déplut aux Parisiens : ce fut celle de convertir en boutiques à louer tous les alentours du jardin du Palais-Royal, que son père lui avait donné en apanage. De sorte que ce vaste jardin, qui était une promenade publique où l’on venait respirer le grand air, et où l’on était admis pourvu que l’on füt vêtu décemment, devint, par suite des portiques couverts en avant des nouvelles boutiques, une espèce de marché ou foire perpétuelle , réceptacle de ce que la capitale renfermait de plus commun et de plus pervers. C’est en 1786 que tous les bâtimens environnant le jardin furent terminés, et que les boutiques furent louées, ce qui procura au prince une augmentation de revenus, mais lui attira en même temps beaucoup d’épigrammes et de sarcasmes de la part des vieux Parisiens mécontens.
Cependant, à travers toutes ces occupations, soit de plaisir, soit de spéculation , ou peut-être à cause de ces occupations, le duc de Chartres ne jouissait pas à la cour d’une très grande considé-
ration , et 1l semble qu’il y ait toujours eu quelque chose de froid et d’antipathique entre lui et Marie-Antoinette. Divers incidens qui survinrent ne furent pas propres à les rapprocher. Par exemple , l’archiduc Maximilien d'Autriche, frère de la Reine, était venu la voir à Versailles; cette jeune princesse, ennemie de la plupart des étiquettes (et c’est un reproche qu'on luia fait), crut que son frère pouvait se dispenser de rendre des visites aux princes de la cour : il n’en fit pas. Le duc de Chartres regarda cela comme une insulte , et l’attribua à la Reine; premier grief ostensible. Ensuite il voulut avoir la charge de grandamiral, dont était en possession M. le duc de Penthièvre son beau-père, qui consentit à la lui céder; mais il fallait aussi le consentement du Roi, et ce consentement fut différé. La conduite du duc de Chartres, montant le vaisseau le S'aint- Esprit, au combat d'Ouessant , le 27 juillet 1778, fut interprétée de différentes manières; et, en résultat, ni la charge de grand-amiral, ni la survivance, ne furent accordées. Loin de là, comme par une espèce d’ironie, on le nomma colonelgénéral des hussards. Nouveau grief contre la Reine, que le duc accusa de toutes ces menées. On prétend encore que cette princesse s’opposa à un projet de mariage que le duc avait formé, de sa fille avec un fils de M. le comte d'Artois,
Tout cela l’aigrit, et il ne parut presque plus à la cour.
Quelque temps après, il fit un voyage à Londres, et se lia avec le prince de Galles (depuis Georges IV, mort à Windsor le 26 juin 1030). Il rapporta de ce pays une sorte d’engoûment pour les opinions , les mœurs et les costumes anglais. Bientôt toute la jeunesse parisienne partagea cet engoûment. Plus de somptuosité, plus de broderies sur les habits des grands seigneurs, simplicité dans les manières et familiarité avec tout le monde; de sorte que la ligne des rangs et des dignités , tracée par l’étiquette, s’effaça insensiblement, et l'égalité régna à l'extérieur entre les classes supérieures et les classes inférieures.
Au retour de l'expédition d'Amérique, qui procura ou plutôt qui assura l'indépendance des États-Unis, les jeunes officiers français qui en avaient fait partie parlèrent avec enthousiasme de la LIBERTE, mot nouveau en France dans le genre qu'on l’entendait, et qui germa bientôt. Le duc de Chartres ne fut pas moins sensible que les autres au résultat de cette expédition. Il s’'empressa, comme tout le monde, d'accueillir avec distinction le jeune Lafayette, qui, d’abord de simple volontaire dans l’armée auxiliaire sous les ordres de M. de Rochambeau , revint en France couvert de gloire, avec le grade de maréchal-de-camp, et fut
reçu à Paris avec un enthousiasme égal à la reconnaissance que lui témoignèrent les Américains. (1)
Après la mort du comte de Clermont, le duc de Chartres se fit recevoir grand-maître de toutes les loges des francs-maçons de France (2); ce qui, dit-on, lui donna par la suite une grande influence dans les affaires publiques.
Dès 1787, les premiers symptômes de la révolution s’annancèrent : les esprits commençaient à fermenter. Le Parlement de Paris était en opposition ouverte avec le Roi à l’occasion des édits bursaux. Le duc d'Orléans (car depuis la mort de son père il avait quitté le titre de duc de Chartres) se prononça hautement pour le Parlement
(1) Avant que Louis XVI se déterminât à secourir ces insulaires, M. de Lafayette, qui jouissait d’une fortune considérable, avait fait équiper secrètement un vaisseau qu’on remplit d'armes, qui échappa aux surveillans , et il fit voile pour l'Amérique ; il arriva à Charles-Town en avril 1777, et servit d’abord comme simple volontaire dans le parti des insurgés, sans autre dessein que de se distinguer comme militaire. Il devint l'ami de Washington; et lorsque M. de Rochambeau arriva avec son corps d’auxiliaires, instruit du courage et de l’activité de M. de Lafayette, il le mit à la tête d’un détachement de volontaires qui, réuni aux habitans, contribua puissamment aux succès de la révolution américaine.
(2) Madame la duchesse son épouse, qui, pour lui plaire, se prêtait à tous ses goûts, quoiqu’ils fussent bien différens des siens, s'était fait recevoir franc-maconne à la loge de la Folie- Titon , à Paris, le 28 février 1776.
dans la séance royale ou lit de justice du 19 novembre 1787, et rédigea une protestation qui le fit exiler le lendemain à quinze lieues de Paris. Les conseillers de grand’chambre Freteau et l'abbé Sabatier furent également exilés, mais ce ne fut pas pour long-temps. Le prince revint triomphant à Paris ; il continua à jouir de la faveur publique, qui abandonna bientôt le Parlement, parce que celui-ci s'était tourné du côté du Roi pour contenir le parti de Son Altesse. Lorsque les États-Généraux furent résolus, le gouvernement adressa aux bailliages des instructions que l’on a qualifiées de maladroites ; mais celle qui fut répandue dans les domaines de l'apanage du duc d'Orléans se fit remarquer par la hardiesse et l'énergie des délibérations qui sont à la suite de l'instruction (x); on assure qu'elles sont de l’abbé Sieyes, et même que le prince n’en a pas eu connaissance. L'hiver de 1788 à 1789 fut excessivement rigoureux; le duc d'Orléans y fit de nombreux actes de charité,
(1) Cela a fait beaucoup de bruit dans le temps; on en a publié trois éditions de suite, voici le titre de la troisième : In- STRUCTION donnée par S. À. S. Monseigneur le duc d'Orléans à ses représentans aux bailliages (par le marquis de Limon, dont nous parlerons plus bas), suivie de déliberations à prendre dans ces assemblées (par l'abbé Sieyes). Troisième edition, corrigee, 1780 , in-8. de 8 pages pour l’Znstruction, et 68 pages pour les Délibérations.
sans doute par pure bienfaisance , car cette vertu a toujours été héréditaire dans la famille ; mais une partie du public n’y vit de la part du prince qu’un moyen d'obtenir une plus grande popularité. En effet, la classe malheureuse Le portait aux nues, et ne cessait de publier ses louanges et ses bienfaits. Lorsque l'insurrection du faubourg Saint-Antoine arriva, le 27 et le 28 avril 1789, que la manufacture de papier peint de Réveillon fut brûlée, et que trente-six personnes y périrent, on attribua cet événement tumultueux aux suggestions du duc d'Orléans. Mais rien ne le prouve, et la justice n’informa point, quoique le Parlement ne füt pas très porté pour le prince. Cependant on s’occupait des élections aux États- Généraux, et la noblesse, craignant de se montrer en opposition avec la cour, ne témoignalt pas beaucoup d’empressement à nommer député le duc d'Orléans; mais le marquis de Limon étant venu à Crépy déclarer à l'assemblée de la noblesse de ce bailliage que, quand on nommerait Son Altesse, elle n’accepterait pas; que pourtant il était dans les convenances de lui donner cette marque de déférence, le prince fut nommé par acclamation député de la noblesse du bailliage de Crépy en Valois; et aussitôt il vint à l'assemblée la remercier et prêter son serment. Arrivé dans la Chambre de la noblesse, il se rangea toujours
LOUIS-PHILIPPE-JOSEPH. 99 du parti de.la minorité, soit contre la délibération qui portait qu'on voterait par ordre, soit contre toutes les protestations que faisait la Chambre, soit lorsque cette minorité, après la séance royale du 23 juin , se réunit, le 25, au tiers-état ; soit enfin dans tous les votes qu’elle a émis depuis en faveur du parti populaire. Le 3 juillet, le prmce fut nommé président de l’Assemblée Nationale, mais il n’accepta pas, et il fut remplacé par l’archevêque de Vienne (Jean-Georges Le Franc de Pompignan). Le 11 du même mois, le Roi avait renvoyé M. Necker du ministère, et lui avait intimé l’ordre de quitter la France dans les vingtquatre heures. Ce renvoi excite à Paris la plus grande fermentation ; le lendemain tout s'agite; on promène dans les rues le buste de M. Necker et celui de M. le duc d'Orléans, qu'on avait pris dans le cabinet de Curtius , et qu'on avait couvert d’un crêpe en signe de deuil. La force armée réprima ce mouvement tumultueux ; le buste de M. Necker fut brisé à coups de sabre par des soldats ; celui du prince fut sauvé. On prétend que la veille de la fameuse journée du 14 juillet, où la Bastille fut prise et ensuite démolie, on désignait dans diflérens groupes, à Paris, le duc d'Orléans pour lieutenant-général du royaume, et en même temps les couleurs vertes (symbole de l'espérance), arborées la veille, furent foulées
aux pieds, et remplacées par le bleu, le rouge et le blanc, qui étaient les couleurs de la maison de Son Altesse Sérénissime. Le surlendemain, il ne fut plus question de cette proposition de lieutenance-générale.
Le duc d'Orléans assistait régulièrement à PAssemblée Nationale, mais toujours à l'extrême gauche, que Mirabeau désignait par les trente voir (1), et que le côté droit nommait le Palaïs- Royal.
Le 5 octobre, une foule immense de femmes et d'hommes du peuple de Paris se transporte à Versailles sous prétexte de la disette , et assaillit le château ; on sait les détails et l'issue de ces terribles journées. Le Roi et la famille royale furent emmenés à Paris, et dès-lors ils furent obligés d'y fixer leur résidence; la veille , la disette était dans la capitale, le lendemain l'abondance reparut. Peu de jours après, le duc d'Orléans, à la suite
(x) Ce fut à l’occasion de la loi sur les émigrans, en février 1701, que Mirabeau se servit de cette dénomination. Rapproché de la cour à cette époque, il s’opposait à cette loi. M. Merlin de Douai la soutint avec force ; il en fut de même de tous ceux de extrême gauche, parmi lesquels‘était confondu Roberspierre alors peu connu. Aussitôt Mirabeau s’écrie avec force : silence aux TRENTE Voix, et le mot est resté. Il désignait sans doute par là ceux qui songeaient déjà à la république; car pour les constitutionnels , il y en avait certainement plus de neuf cents à l’Assemblée, qui était alors composée de douze cents membres.
LOUIS-PHILIPPE-JOSEPH. 101 d'une conversation très vive avec Le marquis de La Fayette, se détermina à passer en Angleterre. Mirabeau , impliqué en quelque sorte, ainsi que le prince, dans les affaires des 5 et 6 octobre, s'opposait à ce voyage; mais c'était moins, dit-on, dans l'intérêt de Son Altesse que pour balancer l'influence de M. de La Fayette avec une influence rivale. Quoi qu'il en soit, il ne réussit pas; cela le piqua, et dès-lors il rompit avec le due d'Orléans, qui, ayant obtenu ses passe-ports de l’Assemblée, partit le 14 octobre. Lorsqu'il fut arrivé à Boulogne, le peuple soulevé en sa faveur, s’opposa à son éembarquement; il recourut à l'autorité de l’Assemblée, qui ordonna de le laisser passer. arrivé en Angleterre, il envoya par écrit son adhésion au serment civique, qui fut prononcé par le Roi à la séance du 4 février 1790. Lorsqu'il fut question de la fédération du 14 juillet, il écrivit à l’Assemblée Nationale, et lui demanda l’autorisation de rentrer dans son sein ; elle lui fut accordée. Il partit immédiatement de Londres, malgré, diton , les démarches que fit faire près de lui M. de La Fayette, pour prolonger son absence.1l- revint à Paris le 7 juillet, et le 11 il renouvela à la tribune le serment qu'il avait envoyé par écrit. Gependant depuis plusieurs mois; on avait commencé une enquête au Châtelet, contre les auteurs et instigateurs des journées des 5 et 6 octobre. Les
uoms du duc d'Orléans et de Mirabeau figuraient dans cette procédure; mais le 2 octobre 1700, l'Assemblée Nationale, ayant entendu le rapport de M. Chabroud sur cette affaire , déclare, après une longue discussion , qu'il n’y a pas lieu à accusation contre MM. d'Orléans et Mirabeau. Le prince avait publié un mémoire où étaient repoussées avec indignation les inculpations dirigées contre lui dans ce fameux procès. Il faut dire que le duc de Lauzun , son ami, l'avait défendu avec chaleur dans l’Assemblée; et le marquis de Ferrières, député très royaliste, avait aussi pris Sa défense par écrit; et l'on a la conviction que ni l'un ni l’autre de ces deux députés ne pouvait être accusé d’avoir participé à ces déplorables
journées.
Après les événemens de Varennes, c'est-à-dire après le départ secret du Roi, dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, son arrestation à Varennes le 21 , et sa rentrée à Paris le 25, ceux qui désiraient la république, ou du moins un changement de dynastie, firent une pétition ou adresse aux départemens, dans laquelle on demanda que Louis XVI fût mis en jugement, et déchu du trône. On prétend que cette pétition avait été rédigée par Laclos (1), secrétaire du duc d’Or-
(1) C’est le fameux Chauderlos de Laclos, né à Amiens en
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