‹ Précis historique, généalogique et littéraire de la maison d'OrléansChapitre 31 sur 39 · SIXIÈME PRINCE DE LA BRANCHE HÉRÉDITAIRE DES BOURBONS-ORLÉANS · texte numérisé non relu

SIXIÈME PRINCE DE LA BRANCHE HÉRÉDITAIRE DES BOURBONS-ORLÉANS

( pEpuis 1773.)

LOUIS-PHILIPPE, duc d'Orléans, premier prince du sang , né de Louis-Philippe-Joseph, duc d'Orléans et de Louise-Marie-Adélaide de Bourbon-Penthièvre , le 6 octobre 1773.

Il reçut d’abord le titre de duc de Valois, parce qu'à sa naissance, son père avait celui de duc de Chartres, qu’il conserva jusqu’à la mort du grand-père, arrivée en 1785. Alors Louis-Philippe-Joseph prit le titre de duc d'Orléans, et le jeune Louis-Philippe , âgé de douze ans , celui de duc de Chartres, qu’il garda jusqu’en 1703, où, par la mort de son père, il devint duc d'Orléans, titre qu'il a conservé jusqu’au 9 août 1830, jour où il a été proclamé Ror pes Francais.

Il se maria, le 25 novembre 1800, avec Marie- Amélie de Naples, née à Caserte, le 26 avril 1782, de Ferdinand IV, roi des Deux-Siciles, et de Marie- Caroline-Louise , archiduchesse d'Autriche (sœur de feu Marie-Antoinette , reine de France).

De ce mariage sont nés,

1°. Ferpinanp-Puiciere-Louis-Cnarzes-HENRr1i-JosErx

d'Orléans, duc de Chartres , né à Palerme le 3 septembre

1810 (et duc d'Orléans depuis l’avénement de son père au trône ).

2°. Louise-MariE-THÉRÈSE-CHARLOTTE-ISABELLE d’Or-

léans , Mademoiselle , née à Palerme, le 8 avril 1512.

30. MariE-CHRISTINE-CAROLINE-ADÉLAIDE — FRANÇOISE- Léorornine d'Orléans, Mademoiselle de Valois, née à

Palerme le 12 avril 1813.

4°. Lours-CnarLes-Pnizirpe-Rapnaez d'Orléans, duc de Nemours , né à Paris le 25 octobre 1814.

5°. Françcoise-Louise-CaroiNE d'Orléans , Mademoiselle de Montpensier, née à Twikenam le 28 mars 1816; morte à Neuilly le 21 mai 1818.

G°. Marie-CLÉMENTINE-CAROLINE-LÉOPOLDINE-CLOTILDE d'Orléans , Mademoiselle de Beaujolais, née à Neuilly le 3 juin 1017.

rex François-FerniNann-Parcippe-Louis-Marre d'Or-

léans, prince de Joinville , né à Neuilly le 14 août 1818.

&. Cnarzes - FErDINAND = Louis - PHiLiPpE — EMMANUEL

d'Orléans, duc de Penthièvre, né le 1% janvier 1820,

mort le...

0 Henri-Eucène-Paiziwpe-Louis d'Orléans , duc d’Au-

male , né à Paris, le 16 janvier 1822.

10°. Anrorne-Marie-Priripre-Louts d'Orléans . duc de Montpensier, né à Neuilly le 31 jullet 1024.

NOTICE HISTORIQUE

Si un début glorieux dans les armes, si l’école du malheur, si de longs et pénibles voyages dans les contrées les plus éloignées des deux mondes, si le retour à une meilleure fortune, si enfin tant de chances variées de bien et de mal peuvent contribuer à former l’homme, à développer toutes les qualités qu’il a reçues de la nature, à élever son caractère, et à le rendre maître de soi-même , des événemens et des choses, il est certain que personne n’a été plus dans le cas de réunir ces avantages que Louis-Philippe duc d'Orléans. Sa vie offre une espèce d'Odyssée dont bien certainement les nombreux incidens sont très supérieurs à celui où le poète grec célèbre les aventures du prince d’Ithaque. Tâchons d’en faire connaître sommairement les principaux détails.

Louis-Philippe, duc de Valois, était dans sa sixième année, lorsque le chevalier de Bonnard (1),

(1) M. de Bonnard fut présenté, en 1779, au duc d'Orléans pour la place de sous-gouverneur de ses fils, par le maréchal de Maillebois et par Buffon. Lorsqu'il fut nommé , il jouissait d’une telle estime que le duc d'Orléans dit : « IL faut bien que ce soit

un bon choix, car tout le monde nous le dit. » Et lorsqu'il

120 LOUIS-PHILIPPE 1, officier d'artillerie, homme instruit et poëte aimable, fut chargé de son éducation. Il la soigna de 1779 à 1782, époque où quelques désagrémens qu'il éprouva, le firent remplacer dans cette charge par madame de Genlis (1), qui était déjà

quitta cette éducation en 1782, il ne perdit rien de cette estime. Il est mort peu après, le 15 septembre 1784, généralement regretté. Grarat a donné un Précis de la vie de Bonnard. (Paris), 1785, in-18, tiré à petit nombre d'exemplaires, pour les amis de l’auteur, qui, à raison de ce petit nombre, ne crut pas devoir soumettre l’ouvrage à la censure. Quelques passages de ce Precis ayant déplu à madame de Genlis, le livre fut dénoncé, interdit, et Didot jeune, l’imprimeur, faillit aller à la Bastille. Cependant il en fut quitte pour trois mois d'interdiction, sous le prétexte d’une lettre du duc d'Orléans imprimée dans l’ouvrage sans son agrément. Madame de Genlis n’a pas beaucoup gagné à cette petite tracasserie , car, en 1787, 1l parut une contrefaçon du Précis, dans laquelle on ajouta quelques pièces où se trouvèrent des traits satiriques et piquans contre cette dame.

(1) Madame de Genlis eut accès dans la maison d'Orléans par le moyen de madame de Montesson, sa tante, qui, comme nous l'avons vu précédemment, avait épousé secrètement M. le duc d'Orléans, grand-père du duc de Valois.

Madame de Genlis se dit née le 25 janvier 1746, dans une petite terreen Bourgogne, près d’Autun, et qu’on appelle Champcert ; mais elle n’a pas désigné le lieu précis de sa naissance, car il n’y a aucune commune en Bourgogne, ni en France, qui se nomme Champceri ; et c’est à tort qu’un auteur moderne a cité dernièrement dans une nomenclature géographique, Champceré, etun autre, dans une très bonne Bibliographie, Champceri, comme une commune où madame de Genlis a recu le jour. L'Annuaire de Saône-et-Loire, Mâcon , 1829, in-12, qui

donne une liste très exacte de toutes les communes du départe-

gouvernante des sœurs du jeune prince. Cette dame, qui avait fait preuve de connaissances étendues et de talens agréables, devenue, chose assez singulière, gouverneur du duc de Valois, continua cette éducation , soit par de nouvelles méthodes d'instruction, soit par de nouveaux exercices de gymnastique. Elle y a sans doute réussi, car son auguste élève a toujours conservé pour elle une bienveillance qui ne peut être que le tribut de la reconnaissance.

Dans les commencemens de la révolution , le duc de Chartres (il ne portait plus le titre de Valois), âgé de dix-huit ans, partageant les opinions de son père sur la liberté, s’appréta à donner des preuves de son patriotisme et de sa bravoure. Colonel, en sa qualité de prince du sang, du quatorzième régiment de dragons (Chartres), qui était en garnison à Vendôme , il se rendit à la tête de son corps, dans cette ville, en juin 1791. Peu de jours après son arrivée, il sauva de la fureur du peuple un malheureux prêtre insermenté que l’on accusait d’avoir souri de mépris en voyant passer une procession dirigée par un curé constitutionnel. Ce beau trait fut suivi d’une action qui

ment , ne fait aucune mention de Champcert; il n’en est point question non plus dans l’ancien Dictionnaire des Postes, de 1782, 2 vol. ën-8., où toutes les communes et hameaux de France se trouvent.

prouve que le jeune prince joignait au zèle pour le bon ordre un grand amour de l’humanité. Un ingénieur, se baignant dans le Loir, disparaît et allait périr ; le duc de Chartres se précipite dans les flots et l’arrache à une mort certaine. La ville de Vendôme lui offrit une couronne civique pour ces deux actions.

Après avoir séjourné quelque temps dans cette ville, le prince conduisit son régiment à Valenciennes , où il commanda la place comme le plus ancien colonel. De là il passa à Laon, puis à l'armée du Nord, où il prit part aux premières hostilités dans le corps d'armée de Valenciennes et de Maubeuge, commandé par le général Biron.

Il se trouva à l'affaire de Quiévrain le 28 avril 1792, combattit le lendemain à Boussu , et contribua par son courage et son sang-froid, à rallier les fuyards qui, frappés d’une vaine terreur, couraient sur Valenciennes sans être poursuivis. Le 7 mai, il fut nommé maréchal-de-camp, à son rang d'ancienneté; et il commanda en cette qualité une brigade de cavalerie composée des quatorzième et dix-septième régimens des dragons, sous les ordres du général Luckner. Ce général ayant fait, au milieu de juin , un troisième mouvement , le duc de Chartres s’avança avec l’avant-garde de l’armée française , combattit devant Courtrai, et entra dans cette ville. Au mois

ROI DES FRANCAIS. 123 de juillet, l’armée du Nord fut divisée en deux corps : l’un, commandé par Dumouriez, pour garder la frontière du côté de Maulde; Pautre, sous les ordres du général d'Harville, pour s'opposer à l'invasion des Prussiens, que commandait le duc de Brunswick. La brigade du duc de Chartres fit partie du corps du général d'Harville auquel succédèrent d’abord d’Aboville et ensuite Kellermann.

Les Prussiens, forts de plus de quatre-vingt mille hommes, se dirigeaient sur Paris. Le 23 août , ils s'emparent de Longwy ; le 22 septembre, Verdun leur ouvre ses portes. Kellermann, qui n'avait guère que vingt-cinq mille hommes à leur opposer, se retire successivement à Metz, à Pontà-Mousson, à Toul et à Bar-le-Duc. Le duc de Chartres accompagna l’armée dans cette retraite, et commanda, pendant ces marches rétrogrades sa brigade de cavalerie. Les Français poursuivis s'étaient retirés , le 4 septembre , à Chälons-sur- Marne. Dumouriez, qui était resté dans la Flandre, à la tête du corps destiné à couvrir cette frontière, le quitte pour prendre le commandement de l’armée du général Lafayette, qui, décrété d'accusation le 19 août précédent, était passé le 20 à l'étranger. Dumouriez se propose d'aller concentrer cette armée dans les défilés de la forêt d’Argonne, et montrant cette forêt sur la

carte à Thouvenot, habile tactitien : « Voila , lui « dit-il, les Thermopyles de la France ; si j'ai le « bonheur d’y arriver avant les Prussiens, tout « est sauvé. »

Dans ces entrefaites , on avait proposé au duc de Chartres le commandement de la ville de Strasbourg , parce qu'on craignait qu'elle ne tombât au pouvoir des Autrichiens. Il refusa , disant qu'ilne voulait point se séparer de ses compagnons d’armes, et qu'il regardait comme indigne de lui d'aller occuper une place où il serait dans l’inaction. Le 11 septembre, il eut le grade de lieutenant-général. Revenons à Dumouriez. Attaque et repoussé à la Croix-au-Bois , il se porte par une manœuvre hardie sur Sainte-Menehould , et appelle Kellermann. Celui-ci s’empresse de venir renforcer sa gauche, et après s’être emparé, le 19, des hauteurs de Valmy (en Champagne), livre le lendemain 20 un combat où il remporte une victoire signalée sur les Prussiens. Le duc de Chartres y eut part; il commandait la seconde ligne de l’armée, et avait défendu avec beaucoup de courage le moulin placé en avant du village de Valmy, contre lequel se dirigèrent long-temps les efforts de l’ennemi. Remplacé peu après dans l’armée de Kellermann, il passa à celle de Dumouriez, et commanda la seconde colonne qui se portait sur la Flandre. Il arriva le 26 octobre

ROI DES FRANCAIS. 125 à Valenciennes, où se trouvait déjà la première colonne, sous les ordres du général Beurnonville. Une partie de l'avant-garde ayant été battue à Thulin , le 2 novembre, le duc de Chartres vola à son secours avec une partie de sa division. Il attaqua vivement l'ennemi, emporta, le 3, le moulin de Boussu et la batterie qui le défendait, occupa le village, et, conjointement avec les généraux Beurnonville, Dampierre , Stengel et Fregeville, il chassa les Autrichiens jusqu'a Saint-Ghislain. Le 4, il avança avec toute l’armée sous le commandement du général Dumouriez. Le 5, il bivouaqua sur les hauteurs de Jemmapes avec:sa division, qui faisait alors partie du centre de l’armée , et le lendemain 6 se donna la mémorable bataille de ce nom (Jemmapes), où il s’acquit tant de gloire. Entrons dans quelques détails :

Les troupes françaises, sur les deux ailes de l'armée , avaient fait plier les ennemis ; déjà, à la gauche, le village de Jemmapes était pris par

eu le oénéral Ferrand. Alors le duc de Chartres s’a-

S vance vers le centre et marche en bon ordre contre les Autrichiens. Mais comme ceux-ci occupaient une position très avantageuse et défendue par des redoutes meurtrières , le désordre se mit dans les rangs français au débouché du bois, et une partie des troupes se débanda. Aussitôt le prince s’'élance

au-devant des fuyards, et par sa froide valeur

parvient à les rallier. Mais ne pouvant les reformer régulièrement , il en fait une colonne , à laquelle il donne le nom de Bataillon de Mons, marche à sa tête contre l’ennemi,, et avec ces soldats que rien ne pouvait arrêter dans leur fuite un instant auparavant, il pénètre avec impétuosité dans les redoutes, et les enlève à la bayonnette. Dès lors la victoire est assurée , et les Autrichiens se retirent sur Mons. Après quelques heures de repos , on les poursuit; le 10, battusau Pont-Rouge , à Commines , à Varleton , ils quittent leurs postes retranchés. Le duc de Chartres eut alors le commandement de l’aile droite de l’armée; et c’est avec elle qu’il combattit à Anderlecht , le 13 du même mois de novembre, et à Bruxelles, pris le 14. Il fut employé au siége de Maestricht sous les ordres de Miranda. Mais le prince de Cobourg ayant obligé les Français à lever ce siége , l’armée passa la Meuse, et se retira sur Louvain. Dumouriez, qui s'était porté sur la gauche, vient au secours, marche sur Tirlemont, force à la retraite les Autrichiens campés près de cette ville, et y entre le 22 novembre. Puis, après avoir battu leur arrière-garde, il pénètre le 27 dans Liége. Le duc de Chartres, qui avait pris part à toutes ces actions, y entre avec lui.

Commandant le centre de l’armée, composé de deux divisions (celle du général Diettman et celle

du général Dampierre) , il devait avec ce corps attaquer Nerwinden , tandis que la droite devait inquiéter l'ennemi sur sa gauche, et que l’autre aile avait reçu l’ordre de se porter sur le poste fortifié de Leau. Dès le matin les colonnes se mettent en mouvement, l'armée francaise eut d’abord l'avantage aux deux extrémités; elle l’eut même sur toute la ligne. Le général Neully entre dans Nerwinden; mais seul avec sa division il ne peut s’y soutenir, et est bientôt obligé de se retirer. Le duc de Chartres accourt à la tête des quatrième et cinquième colonnes, et s'empare du village; malgré toutes les précautions qu’il prend, il ne peut non plus s’y maintenir. Une troisième attaque est aussi infructueuse. Cependant les Français ne s’éloignaient pas du champ de bataille , ils conservaient sur ce point la supériorité qu'ils avaient eue au commencement de la journée ; mais le général Miranda est battu à l'aile gauche, le 18 mars (1705), par le prince Cobourg ; et par sa fuite précipitée , il entraîne avec lui sur la route de Bruxelles les Allemands qui le poursuivaient ; et c'était le seul point où l’on püt se retirer. Il fallut donc songer à la retraite ; mais on ne l’exécuta que le lendemain ; on avait conservé le champ de bataille jusqu’au dernier moment.

Après cette malheureuse affaire, le duc de Chartres se tint toujours sur les derrières de l’armée

pour la protéger. À Tirlemont, il déploya beaucoup de sang-froid et de courage , en osant, avec une faible arrière-garde , s'opposer aux nombreux bataillons des vainqueurs. Il fit fermer les portes de la ville, plaça des troupes sur les remparts, et par sa bonne contenance les décida’ à tenir ferme en face de l'ennemi. Ici se termine la carrière militaire du duc de Chartres. Les événemens politiques, qui venaient de prendre un caractéresirapidementépouvantable(r),leforcèrent à abandonner l’armée et à fuir une proscription qui ne pouvait manquer de l’atteindre. Retraçons cette circonstance aussi fâcheuse qu'impérieuse pour le prince.

Dumouriez , qui avait plus d’ambition que de moyens , et plus d’audace que de prévoyance , ne dissimulait point son mécontentement des opérations du gouvernement français. Dès le 12 mars (1793), on publiait à Paris une de ses lettres à la y

(1) Un de nos généraux disait en 1793 : « Les Français, par « suite de leur caractère si bien dépeint par César, mais sur- « tout depuis la révolution , adoptent sans hésiter et avec faci- « lité tous les partis violens et extrêmes. » Et ailleurs il ajoutait : « Quand, dans une république, les services sont trop grands, « ils deviennent des crimes. La France naissante a les vices de « Rome décrépite, et ne pardonne pas à ses généraux leurs « victoires : Custine, Houchard, Biron, Brunet, ont été les « victimes de cette pernicieuse ingratitude. »

ROI DES FRANCAIS. 129 Convention , portant « qu'il était sur le point de « marcher avec son armée sur la capitale pour « exterminer les factieux qui portaient le trouble « dans l’intérieur et surtout dans le sein de l’As- « semblée. » Cela ne devait pas disposer les esprits en sa faveur. Mais ce fut bien autre chose , lorsque , le 27 mars, il déclara ouvertement qu il était décidé à marcher sur Paris (1) pour y réta-

as

(1) I paraît certain que le duc de Chartres n’avait nulle connaissance du projet de Dumouriez ; car dans une lettre du 30 mars, au duc d'Orléans son père, il ne lui en parle pas ; il se plaint seulement du mauvais état de l’armée et des causes de ce mauvais état. Voici cette lettre, qui, dans son style simple, est d’un bon fils, d’un ami de la liberté et d’un brave militaire ; je ne la rapporte que pour prouver que le duc de Chartres ignorait le projet inexécutable de Dumouriez.

De Tournay, le 30 mars 1703.

« Je vous ai écrit de Louvain, cher papa, le 21. C’est le pre- € mier instant dont j’ai pu disposer après la malheureuse ba- « taille de Nerwinden. Je vous ai encore écrit de Bruxelles et « d'Enghien. Ainsi vous voyez qu’il n’y a pas de ma faute, Mais on n’a pas d'idée de la promptitude avec laquelle les administrations et la poste font la retraite. J'ai été dix jours sans « lettres et sans papiers publics; et 1l y a dans ces bureaux-là « comme dans tout le reste un désordre admirable.

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