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anal. Kt lant con li oisaus monte autant dcscent il. Tu mcismes se p auenturc ères montes en j. haut mont. La tu mius poroies repairicr chou seroit par la ou tu aroies monte amont. Li solaus se leua ier en orient, et deschedi ersoir en occidet. De la ou il leua ier leua il hui ensement.
Or nous ralos cobattre dist Fernagus par j. couuent q se ceste fois est ueritable q tu affermes q au uencu soit reprochie tous iours. et a celui q uaincera soit honours et loenge pmenable. Et iou ensi lotroi dist Rollans. Dune pt et dautre fu ensi acreante. Il se drechierent adont. Si com Rollant uint uers lui li paiens ieta j. coup de sespee. Mais Rollant sali a senestre si rechut le coup sour sen baston.
Errament courut RoUat sus si le pst as mains et le ieta dessous lui a tierre trop legierement. Rollant uit quen nule manière ne se poroit estordre.
Il garda uers le chiel et fist
refait en aval. Autant les oiseaux montent en lair, autant ils descendent. Toi-même, si par hasard tu états monté sur un mont fort élevé, tu pourrais repartir plus facilement par là oïl tu serais monté. Le soleil se leva hier en Orient et descendit au soir en Occident.
Là où il se leva hier , il se lève aujourd'hui pareillement.
— Or, nous allons combattre de nouveau , dit Fernagus , sous cet accord , que si ce que tu affirmes est véritable, qu'au vaincu en soit reproche pour toujours,et au vainqueur honneur et louange éternels. — J y consens,» dit Roland. Lachose fut ainsi garantie de part et d'autre. Ils se dressèrent alors, et comme Roland venait sur le payen, celui-ci lui porta un coup d'épée; mais Roland s'étant jeté sur la gauche , reçut le coup sur son bâton. Tout-àcoup Roland courut sur lui , mais le payen le prit en ses mains et le jeta à terre très rapidement et dessous lui. Alors Roland vit qu'il n'y avait plus
orison a Diii. et j^i dist Dix.
Chou voies tu q p nulc lionour trijene ne me combach se p te foi non. Sire csclaire ten non p toi nient mais p ten sierf. Erramment après celé proiere par le uolente de Diu tourna le paien desous lui. Si li apoia Durendal au nombril et lempaist si durement q il li bouta toute en cors. Dont comencha li paiens a apeler sen Diu Mahom Mahom sekeur moi car iou muir. Par tel manière fu li paiens ochis.
et Reliant sen reuint ariere a nostre ost tous sains et rendi grasces de se gnt uictore a Diu. Li Sarrasin acoururent a lor mort et le comenchierent a porter uers le castel. Mais nostre crestien salirent q mix mix si' se misent auec ciaus q portoient le cors et entrèrent mesleement en le vile. Ensi fu pris Nardres et chil deliuré q Fernagus en auoit porte.
pour lui qu'une manière d echapper; il regarda vers le ciel, fitoraisonà Dieu et dit : « Dieu, « tu vois que par nul honneur « terrestre je ne combats , si- « non pour ta foi ; interviens, « non pour toi, mais pour ton « serviteur. » Aussitôt après cette prière , par la volonté de Dieu , Roland terrassa le payen , lui appuya Durandal au nombril , et pressa si fort qu'il lui perça tout le corps. Alors le payen commença à appeler son Dieu : « Mahomet, Mahomet , « secoures-moi,car je meurs. »
Ainsi péritlepayen,et Rolland s'en revint à notre armée, sans blessure,et rendit grâce à Dieu d'une si grande victoire. Les Sarrasins accoururent à leur mort et se mirent à l'emporter vers le château ; mais nos chrétiens se précipitèrent à qui mieux mieux se mêlèrent à ceux qui portaient le corps 'et entrèrent pêle-mêle en la ville. Ainsi fut pris Nardres, et ceux que Fernagus avait emportésfureht délivrés.
Le bataille de roi Ebraim. La bataille du roi Ebrdim.
Apres chou j. peu q Fernagus de Nardres fu ochis fu dit aCharlemaineqli rois Ebraim de Sébile et laumachours de Cordes q de le bataille erent escape ql atendoient iluec Charlemaine a bataille. En Loraine estoient venu Sarrasin de vij. cites q sut nomees par ches nons. Sébile. Cramide, Satiue. Beniuora. Bule.
Saiete. Tibede. Charlemaine uint a tant de gent ql auoit et vint a Cordes. Si corn il aprocha le cite. Li paien vinrent encontre lui a iij. liues de vile et festoient bien x. mile, et li nost vij. mile. Adont fist Charles iij. eskieles. Le première f u de ch'rs. Le seconde de gens a pie. Et le tierche des plus uaillans ch'rs. Li paien fisent ausi iij. eskieles. Le première fu de gens a pie q auoient unes barboires ml't hisdeuses et cornues, toutes samblans as diables et tenoienttout en lor mais timbres et tambours. Si com le bataille Charlemaine
Un peu après la mort de Fernagus de Nardres , on apprit à Charlemagnequele roi Ebraim de Séville et TAlmachour do Côrdoue,qui s'étaient sauvés de la bataille , Tattendaient au combat. En Lorraine étaient venus des Sarrasins de sept cités, qui ont pour noms Séville, Cramide , Sative , Benivora , Bule, Saiete, Tibede. Charlemagne marcha avec tout le monde qu'il avait et arriva à Cordoue. Comme il approchait de la ville, les payens vinrent à sa rencontre à trois lieues delà; ils étaient bien 10,000 , et les nôtres 7,000. Charles fit alors trois corps de troiipes. Le premier fut composé de chevaliers; le second , de gens à pied ; le troisième , des plus vaillants chevaliers. Les payens firent aussi trois suites : la première était de gens à pied qui avaient une barbe fort hideuse et pointue ^ toute semblable à des diables , et tenaient en mains des timbales et tambours. Con-
pmiere q de cirrs erst. assam- tre la première suite queChar-
bla pmes a lor eskiele q tele ert q v aues oi. Il comenchierent dont tout ensable a ferir sour lor timbres. Si tost com H cheual nostre gent oirent le gnt noise des timbres, et uirent les barboires si laides et si espoentables si comenchieret a fuir tout autressi come derue. Et chil q sus les cheuaus erent ne les peurent détenir. Qnt le secode bataille de nos cresliens q de gens a pie erent vit le pmiere fuir q ert de si boins ch'rs. Il senfuirent ensement et resortirent ariere auec aus, Qnt Charles uit chou si sesmeruilla ml't desi a dont q il seul pour choi chou fu. Li Sarrasin les suirent mFt ioiaut le petit pas de si a vn mont q estoit a ij Hues de le cite. A cel mont saunèrent nost gent et fisent castiaus dans meismes. Qnt chou uirent li Sarrasin il se traisent ariere. et nostre crestien drechierent lor lanches. et demeurèrent illuec desi a lendemain. Qnt chou uint au matin Charles conian-
lemagne avait composée de chevaliers, et qui allait en avant , ils firent avancer la leur , formée comme vous Favez vu. Ils commencèrent alors à frapper tous ensemble sur leurs iîmbaies. Aussitôt que les chevaux de nos gens ouïrent le grand vacarme des timbales et virent les barbes si laides et si épouvantables, ils se mirent à fuir comme tout éperdus et les cavaliers ne purent les retenir.
Quand la seconde suite de chrétiens à pied vit prendre la fuite à la première qui était composée de si bons chevaliers , elle s enfuit également et se retira avec eux en arrière. Quand Charles s'en aperçut, il en fut très étonné jusqu'à ce qu'il en sut le motif. Les Sarrasins tout joyeux les suivirentde très près jusqu'en un mont, qui était à deux lieues de la ville. Nos gens se rassemblèrent près de ce mont et y firent une forteresse. A cette vue, les Sarrasins .se retirèrent. Nos chrétiens y dressèrent leurs lances et y restèrent jusqu'au lendemain.
da q tout li chcuul de lost Quand cela vint au matin,Char-
eussent couucrs les oeus. et les orelles esloupees ql ne peussent ueoir lor laides figures ni lor timbres oir. Qnt il eurent couuers les œus des cheuaus et les orelles estoupees si corn li rois lot comande. Si uinrent tout arme et rengie a le bataille et assanlerent a lor gent q crent issu hors de le uile de Cordes.
Tout ochiscnt li nostre des lors et furent ensi de le matinée desi a miedi. Adont saunèrent li Sarrasin et ot en miaus j. char de ix. bues, q traioient. et vne ensaingne de soie sour le char. Lor coustume tele estoit q nus daus ne se ptoit de le bataille tant Gom celé ensaigne estoit droite.
Qnt Charles le uit il se feri en miaus auirones de le uertu Diu. et ses gens après et tant ala ferant a diestre et a senestre ql uint au char et si trencha de loiouse sespee le perche q soustenoit lensaigne et abasti tout en j. mont. Adont
les commanda que tous les chevaux de l'armée eussent les yeux couverts et les oreilles étoupées, afin qu'ils ne pussent voir les figures hideuses , ni ouïr les timbales. Lorsque les yeux des chevaux furent couverts et leurs oreilles étoupées , ainsi que le' roi l'avait ordonné, on prit les armes, on se rangea en bataille et on attaqua l'ennemi qui était sorti de la ville de Cordoue.
Les nôtres occirent un grand nombre des leurs , du matin à midi. Alors ceux-ci s'assemblèrent autour d'un char traîné par neuf bœufs et surmonte d'une enseigne de soie. Leur coutume était telle , que nul d'entre eux ne pouvait quitter la bataille tant que cette enseigne restait droite. Quand Charles le vit , il se mit à frapper davantage, environné de la vertu de Dieu,et ses gens après lui ; il frappa tant à droite et à gauche, qu'il parvint jusqu'au char, et trancha de Joyeuse,sou épée , la perche qui soutenait renseigne et abattit tout on un