‹ Précis iconographique de médecine opératoire et d'anatomie chirurgicaleChapitre 28 sur 142 · FIG. 1, 2 ET 3. ANATOMIE · texte numérisé non relu

FIG. 1, 2 ET 3. ANATOMIE

Fig. 1. Origine des artères carotide et sous-clavière; collatérales des sous-clavières. — a, a, crosse de l’aorte; b, tronc brachio-céphalique ;

d, r, sous-clavière et carotide droites résultant de la .bifurcation du tronc brachio-céphalique; e, (, sous-clavière et carotide gauches. Avant de s’engager entre les muscles sealènes , g, les sous-clavières fournissent : les artères vertébrales, h, h; thyroïdiennes et scapulaires supérieures, naissant isolées où d’un même tronc i, i ; mammaires internes j. En dehors des sealènes naissent : les scapulaires postérieures, Jt, le; le tronc acromio-thoracique , I, qui, le plus souvent, émerge de l’axillaire au-dessus du bord supérieur du petit pectoral.

jugulaires internes, en avant et en dehors des carotides ; 6, b, veines sous-clavières, antérieures parallèles et un peu inférieures aux artères de même nom ; c, tronc veineux innominé, brachio-céphalique droit en avant et en dehors du tronc brachio-céphalique artériel ; d, tronc veineux brachio-céphalique gauche, croisant on avant et de dehors en dedans les artères carotide et sous-clavière gauches i, leur origine ;

e, veine thyroïdienne inférieure; /j jugulaire' externe.

Fig. 3. 1, m. sterno-thyroïdien ; 2, scapulo-hyoïdien; 3, 3, fai¬

sceau sternal du m. sterno-cléido-mastoïdien coupé; 4, masséter.

A, Artère carotide primitive droite. Etendue depuis le tronc brachio-céphalique jusqu’au niveau de l’extrémité supérieure du larynx, elle monte un peu obliquement d'avant en arrière et de dedans en dehors , en longeant les faces antérieures et latérales du cou ; appuyée en arrière sur les muscles prévertébraux , elle répond en dedans à la trachée, au larynx et au pharynx. En dehors et en avant, elle est recouverte dans sa moitié inférieure par le bord externe du sternothyroïdien, 1; vers son milieu le scapulo-hyoïdien, 2, la croise ainsi que le faisceau sternal du sterno-mastoïdien, 3, 3, ces derniers muscles la séparent du peaussier et de la peau, qui la recouvrent seuls dans sa

B, la veine jugulaire interne répond en dehors A l’artère et la recouvre un peu.

C, le nerf pneumo-gastrique, d’abord situé en arrière des vaisseaux, descend bientôt entre la veine et l’artère contenu dans la même gaine aponévrotique ; plus bas il passe entre l’artère et la veine sous-clavières pour plonger dans le thorax. Il fournit des filets cardiaques variables en nombre , qui croisent en avant le quart inférieur de l’artère.

Le nerf grand sympathique, plus en arrière et en dehors, est séparé du pneumo-gastrique par une couche de tissu cellulaire assez lâche que parcourent des vaisseaux et des ganglions lymphatiques.

D , la carotide interne et la carotide externe D', naissent de la bifurcation de la carotide primitive. La carotide externe, placée en avant de l’interne, se termine au niveau du condyle de la mâchoire inférieure où elle prend le nom de temporale. Superficielle à son origine, un peu plus loin elle est recouverte par le nerf hypoglosse H, les muscles digastrique et stylo-hyoïdien et la glande parotide.

E, l’artère faciale, née de la carotide externe un peu au-dessus de l’os hyoïde, s’engage sous le digastrique et le stylo-hyoïdien, longe la face externe de la glande sous-maxillaire, et gagne, flexueuse, le corps du maxillaire inférieur , puis sillonne l’interstice musculaire qui sépare le masséter, 4, du triangulaire du menton, et de là se répand sur la joue.

F , l’artère linguale, née de la carotide externe au-dessous de la précédente et au niveau de l’os hyoïde , contourne les petites cornes de cet os et s’enfonce dans la langue. A son origine elle est croisée par le nerf grand hypoglosse, H.

OPÉRATIONS

Plaie n“ 1. Ligature de l'artère faciale. — a, incision de la peau ; b, incision du peaussier et de l’aponévrose ; A , artère faciale sous laquelle on a passé un fil.

Plaie n“ 2. Ligature de l’artère linguale. — a, incision du peaussier et de l’aponévrose ; c, incision du muscle génio-glosse ; A , artère linguale au-dessous de laquelle on a passé un fil.

Plaie n" 3. Ligature de l’artère carotide à sa partie moyenne a, in¬

cision de la peau; b, inoision de l’aponévrose cervicale ; c, nerf pneumo-gastrique; d, muscle sterno-mastoïdien ; A, artère carotide sur la sonde.

PROCÉDÉS OPÉRATOIRES

§ 1 . Ligature du tronc brachio-céphalique. — Cette artère , émanée de la portion la plus antérieure de la crosse de l’aorte , se termine , après un trajet de trois ou quatre centimètres , en arrière de l’articulation sterno-claviculaire droite. Malgré sa brièveté et sa situation

très-profonde, le tronc brachio-céphalique a pu oependant être lié sans trop de difficultés sur le vivant , par M. Mott , à l’aide du procédé suivant.

Procédé de M. Mott. — 1“ Le malade étant couché et la tête renversée en arrière, pratiquer une incision en L , dont la branche horizontale, parallèle à la direction de la clavicule et à treize millimètres environ au-dessus de eet os, s’étendra depuis la ligne médiane du cou jusqu’à huit centimètres en dehors et dont la branche verticale, longue de huit centimètres également , suivra le bord interne du muscle sterno-mastoïdien droit.

2" Diviser sur la sonde cannelée toute l’insertion sternale et la plus grande partie de l’insertion claviculaire du muscle sterno-mastoïdien droit , qu’on rewersera ensuite en haut et en dehors ; 3° apercevant alors l’artère carotide, eo guider sur elle pour arriver sur le tronc brachio-céphalique ; 4° isoler avec soin le tronc brachio-céphalique , en évitant les nerfs pneumo-gastrique et phrénique , ainsi que la veine jugulaire interne, puis passer un fil au-dessous de lui, à l’aide d’une sonde recourbée ou de l’aiguille de Deschamps, qu’on introduira d’avant en arrière et de droite à gauche.

§ 2. Ligature de V artère carotide primitive à la partie moyenne. — Procédé ordinaire. — (PI. 16, fig, 2.) 1° Le malade étant couché et la tête renversée du côté opposé , pratiquer, en suivant le bord interne du muscle sterno-mastoïdien , une incision de huit centimètres , qui divisera la peau , le tissu cellulaire sous-cutané. , et le peaussier ; 2" inciser sur la sonde l’aponévrose cervicale qui unit le m. sternomastoïdien aux m. sterno-thyroïdien et hyoïdien ; 3° alors, faisant fléchir la tête du malade en même temps qu’on opère l’écartement des muscles précédents, on aperçoit en travers, dans la plaie , le muscle scapulo-hyoïdien , qu’on peut conserver ou diviser s’il gêne la manœuvre opératoire ; 4° on peut voir alors l’artère et la veine enveloppées dans leur gaîne commune qu’on doit inciser avec beaucoup de précaution sur la s'onde cannelée , en même temps qu’un aide pèse à l’angle supérieur de la plaie sur la jugulaire interne, dont la dilatation énorme par le sang devient gênante pour l’opérateur : 5" il ne reste plus alors qu’à déchirer avec le bec de la sonde cannelée le tissu cellulaire qui unit les vaisseaux, et à soulever l’artère en glissant la sonde au-dessous d’elle, de dehors en dedans.

2“' Ligature de la carotide primitive à sa partie inférieure. — Procédé de M. Malgaigne. — 1° Pratiquer une incision de six à huit centimètres , qui partira d’un centimètre au-dessus de l’articulation sterno-claviculaire et s’étendra supérieurement dans la direction d’une ligne qui

rejoindrait la symphyse du menton ; 2" la peau , le tissu cellulaire et l’aponévrose cervicale étant divisés , on apercevra à nu les fibres du faisceau sternal du sterno-mastoïdieu ; 3“ diviser ce faisceau dans la direction de l’incision cutanée, et au- dessous se rencontrent les muscles sterno-hÿoïdien et sterào-thyroïdien , qu’on déjettera en dedans y 4" alors apparaissent les vaisseaux enveloppés de lotir gaine, qu’on ouvrira le plus près possible de la trachée afin d’isoler et lier

§ 3. Ligature de l'artère linguale.— Procédé de M. Malggigne.—{ Planche 11 , fig. 4. ) 1“ Après avoir reconnu sous les téguments la grande* corne de l’os hyoïde, pratiquer parallèlement à elle et a quatre inilli-’ mètres environ au-dessus, une incision de trois centimètres, qui comprendra la peau, le tissu cellulaire sous-cutané et le peaussier j 2° cettë incision mettra à nu le bord inférieur de la glande sousmaxillaire, qu’on soulèvera un peu en haut pour apercevoir au-des sous le tendon nacré du digastrique ; 3“ à un millimétré plus bas on peut apercevoir l’hypoglosse ; et c’est à deux millimètres au-dessous de ce nerf qu’il convient de diviser transversalement le muscle liyoglosse pour tomber exactement sur l’artère, d’autant plus facile à dégager alors qu’elle n’est en contact avec aucune veine ni avec

§ 4. Ligature de l'artère faciale à son passage sur le bord de la mâchoire inférieure. ! Pi. 11 , fig. 4.) — 1" Sentir avec le doigt porté sur la mâchoire inférieure au-devant du masséter, une dépression assez profonde qui indique le trajet du vaisseau ; 2“ pratiquer en ce point une incision verticale de trois centimètres, qui intéressera la peau, le peaussier et le tissu cellulaire; 3“ au-devant des fibres du masséter, qu’oii aperçoit alors h nu , se trouve l’artère directement appliquée sur l’os maxillaire, et souvent un peu masquée par une veine satellite dont il' faut la dégager ainsi que du tissu cellulaire assez dense qui l’entoure.

PROCÉDÉS OPÉRATOIRES

§ 1. Ligature de l'artère radiale à la face dorsale du carpe. — Procédé des auteurs. — 1° Far l’extension forcée du pouce, déterminer sous la peau la saillie de son long extenseur ; 2° pratiquer sur le côté interne de ce tendon, et parallèlement à lui , une incision de trois centimètres dont le milieu correspondra au sommet du premier espace intermétacarpien; 3“ diviser en dédolant l’aponévrose d’enveloppe; 4“ au-dessous , dans l’angle formé par le sommet du premier espace intermétacarpie'n , on trouvera l’artère radiale accolée sur les os et accompagnée de ses deux veinules latérales ; la dégager avec le beo de la sonde cannelée et la lier.

§ 2. Ligature de l’artère pédieuse. — 1° Sur le trajet d’une ligne étendue du milieu de l’espace intermalléolaire jusqu’au sommet du premier espace interosseux, ou mieux encore, sur le bord externe de l’extenseur propre du gros orteil, et parallèlement à sa direction , pratiquer , vers le milieu du coude-pied , une incision de cinq centimètres qui intéressera la peau et le tissu cellulaire sous-cutané ; 2° inciser sur la sonde l’aponévrose dorsale du pied ; 3° chercher à reconnaître le premier faisceml du muscle pédieux , après quoi on divisera le feuillet profond de la gaîne de ce muscle ; 4“ au-dessous se rencontre l’artère accolée sur les os et côtoyée par ses deux veines; l’isoler avec le bec de la sonde cannelée et la lier.

Fi

Fi

ligature de l’artère tibiale ANTÉRIEURE.

Fig. 1. ANATOMIE.

1, rotule; 2, malléole externe ; 3, aponévrose jambière externe ;

4 et 5 , muscles jambier antérieur et extenseur commun des orteils , écartés , laissent à nu les vaisseaux profondément situés dans leur interstice musculaire ; 6, péroniers latéraux coupés ; 7, péroné.

A, l’artère tibiale antérieure, branche externe et antérieure de la bi furcation de la poplitée, naît au-dessous de l’arcade fibreuse du soleaire et se termine sous le ligament dorsal du tarse, oii elle prend le nom d’or 1ère pédieuse. Sa direction, un peu oblique du haut en bas et d ar rière en avant, serait représentée par une ligne qui, du milieu de l’espace compris entre la tête du péroné et la tubérosité anténeure du tibia, tomberait sur la partie moyenne de l’articulation tibio-tar-

81 Cette artère perce d’arrière en avant le ligament interosseux au • niveau du quart supérieur de la jambe, et descend dans ses deux tiers supérieurs sur ce ligament, où la maintient fixée une lamelle aponévrotique; plus bas elle repose sur la face «terne antérieure du tibia. Profondément située dans la première moitié de son trajet entie le jambier antérieur, 4 , et l’extenseur commun des orteils , 5; plus superficiellement dans sa moitié inférieure entre le jambier antérieur, 4, et l’extenseur propre du gros orteil, 5, elle est recouverte en bas parce dernier muscle qui , la croisant de dehors en dedans, la séparé de la peau ; enfin elle longe son tendon en dehors, <' maintenue dans la même gaine aponévrotique , i

^Les muscles extenseurs et jambier antérieur, à l’interstice desquels l’artère répond, sont intimement unis et bridés par l’aponevrose jambière externe, 3 : disposition qui rend leur écartement difficile, cache leurs cloisons aponévrotiques , et nécessite l’incision en travers de cette aponévrose.

B, B , les reines tibiales antirieu son trajet. ,

c, le nerf tibial antérieur, d’abord externe à 1 artere, la croise avant dans son quart inférieur, et lui devient interne sous le ligament dorsal du tarse. .

A', V ancre péronière, branche externe et postérieure de la biturca-

is le ligament dorsal

■s accompagnent l’artère dans tout

tien du trône tibio-péronier, descend verticalement le long de la faej postérieure du péroné jusqu’au calcanéum, recouverte en haut par le muscle soléaire ; plus bas entre le fléchisseur propre du gros orteil 9 et le jambier postérieur ; dans son quart inférieur, elle rampe ’suj le ligament interosseux.

Fis. 2. OPERATION*.

Plaie n" 1. Ligature de la tibiale antérieure dans sa moitié in fér leurs . — e, incision de la peau ; b, incision. de l’aponévrose ; c, jambier antéfieur; d, extenseur propre du gros orteil; e, nerf tibial antérieur' A , artère sur l’aiguille de Descliamps.

Plaie n” 2. Ligature de la tibiale antérieure dans sa moitié supérieure.

a, incision de la peau ; b, incision de l’aponévrose ; c, extenseur commun des orteils ; d, jambier antérieur; a, veine tibiale antérieure; A, artère sur l’aiguille de Descliamps.

. Plaie n" Z- Ligature de fartère pédieuse dans sa moitié inférieure. — a, incision de la peau ; b, incision de l’aponévrose ; c, long péronier latéral, e, bord externe du soléaire ; d, fléchisseur propre du gros orteil; A, artère sur l’aiguille de Descliamps.

PROCEDES OPERATOIRES.

§ 1. Ligature de l'artère tibiale anterieure à sa partie inférieure. — 1» Suivant la ligne qui reprosente la direction de l’artère, ou mieux parallèlement au bord externe du muscle jambier antérieur dont on peut apercevoir assez facilement la saillie, pratiquer une incision de sept à huit centimètres qui comprendra la peau et le tissu cellulaire sous-cutané; 2” diviser sur la sonde l’aponévrose d’enveloppe ; 3" avec l’index porté dans la plaie écarter l’interstice musculaire au fond duquel se trouve l’artère accolée contre' le tibia et avoisinée par ses deux veinules ; 4° la dégager et la lier.

§ 2. Ligature de Vgrtère tibiale antérieure dans sa moitié supérieure.

A deux centimètres et demi en dehors de la crête du tibia; et suivant une ligne qui s’étendrait de la tubérosité externe du tibia au milieu du coude-pied, on pratiquera une incision de huit à dix centimètres qui divisera la peau et le tissu cellulaire sous-entané ; 2" l’espace intermusculaire étant difficile h trouver, il conviendra d’incisor crncialement l’aponévrose jambière ; 3” en introduisant ensuite le doigt dans la plaie , la résistance plus faible dans un point indiquera l’interstice musculaire qu’on écartera pour trouver au fond l’artère appuyée sur le ligament interosseux accompagnéopar le nerf en avant et latéralement par ses deux veinules ; 4- on isolera l’artère et on passera la ligature à l’aide de l’aiguille do Descliamps.

§ 3. Ligature de l’artère pe'ronière dans sa moitié inférieure— Procédé de M. Malgaigne. — 1" Chercher le hord externe du péroné , et à trois ou quatre millimétrés en arrière de cet os et parallèlement à sa direction , pratiquer une incision de sept à huit centimètres qui intéressera la peau et le tissu cellulaire sous-cutané; 2“ diviser l’aponévrose d’enveloppe ; 3” décoller légèrement et pousser en dedans le hord externe du muscle soléaire qui quelquefois vient recouvrir le péroné : alors prenant pour point de départ le hord de l’os que l’on aperçoit nettement , on décollera de ses attaches au péroné le fléchisseur propre du gros orteil qui s’insère à sa face postérieure; 4” déjeter ce muscle en dedans , et c’est à son côté iuterne , vers l’insertion du ligament interosseux que se trouve l’artère péronière enveloppée par une lamelle aponévrotique profonde dépendant du fléchisseur propre du gros orteil, lamelle qu’il faut diviser pour rencontrer l’artère immédiatement au-dessous.

LIGATURE DE l’aRTERE TIBIALE POSTERIEURE.

Fig. 1. ANATOMIE.

I, rotule ; 2 , malléole interne ; 3, face interne du tibia * 4, aponévrose jambière interne ; 5, muscle soléaire érigné en arrière.

A , 1 ’ artère tibiale postérieure naît du tronc tibio-péronier dont elle est la branche interne de bifurcation , et se termine sous le ligament annulaire interne du tarse, où sa division donne naissance aux artères plantaire interne et plantaire externe. Sa direction , oblique de dehors en dedans , serait représentée par une ligne qui , du milieu du jarret, tomberait derrière la malléole interne.

Dans son tiers supérieur, la tibiale postérieure est profondément située sur le muscle jambier postérieur, 7, et recouverte par l’aponévrose profonde, le soléaire, 5, et le jumeau interne, 9; dans son tiers moyen, plus rapprochée des téguments , elle descend parallèlement au bord interne du tibia, séparée de cet os par le fléchisseur commun des orteils, 8 , et recouverte par l’aponévrose profonde et le bord interne du soléaire, 5 ; enfin, dans son tiers inférieur, placée immédiatement sous l’aponévrose jambière, elle marche derrière les tendons des muscles jambier postérieur et fléchisseur commun , répondant en arrière au bord interne du tendon d’Achille , 6.

BB, deux veines satellites accompagnent la tibiale postérieure dans toute son étendue, et l’enlacent par de fréquentes anastomoses. 6, veine saphène interne.

C, le nerf poplité interne (tibial postérieur ) longe le côté externe et postérieur de l’artère.

Fig. 2. opérations.

Plaie n° 1 . Ligature de la tibiale postérieure dans son tiers inférieur. — u, incision de la peau ; b, incision de l’aponévrose; c, nerf tibial postérieur. A , artère sur la sonde.

Plaie n° 2. Ligature de la tibiale postérieure dans son tiers moyen. — a, incision de la peau ; b, incision de l’aponévrose ; c, bord externe du soléaire ; d, fléchisseur commun ; e, nerf tibial postérieur. A, artère Sur la sonde.

Plaie n° 3. Ligature de la tibiale postérieure dans son tiers supérieur. tt, incision de la peau ; b; incision de l’aponévrose ; c, jumeau in-

terne refoulé en arriére par un crochet mousâe s (I, incision faite sur les fibres du soléaire j A , artère BUr la sonde.

PROCÉDÉS OPERATOIRES .

« 1 Ligature de l'artère tibiale postérieure dans son tiers inférieur ou arrière la malléole. - Procédé de M. Velpeau. -1“ A sept ou huit millimètres en arriéré du bord postérieur de la malléole interne , pratiquer une incision demi-circulaire de cinq centimètres , à concavité embrassant la malléole, qui n’intéressera que la peau; 2" diviser l’aponévrose en dédolant sur la sonde cannelée et éviter soigneusement de toucher aux coulisses fibro-synoviales qui circonscrivent immédiatement la malléole en arrière; 3“ au-dessous de l’aponévrose et au-devant du nerf se trouve l’artère au milieu de ses deux veines satellites.

* 2. Ligature de l'artère tibiale postérieure dans son tiers moyen. — Procédé ordinaire. — 1° A quinze ou dix-huit millimètres en dehors du bord interne du tibia , ou encore à égale distance du bord de l’os et du tendon d’Achille , pratiquer une incision de six à huit centimètres qui intéressera la peau elle tissu cellulaire sous-cutané; 2" diviser l’aponevrose Générale d’enveloppe et déjeter un peu en dehors le bord du muscle soléaire ; 3“ inciser sur la sonde cannelée l’aponévrose profonde , et immédiatement au-dessous se trouve l’artère au milieu de ses deux veines satellites.

§ 3. Ligature de l'artère tibiale postérieure dans son tiers supérieur. -Procédé de M. Malgaigne.— 1" A deux centimètres du bord interne du tibiaprntiquer une incision longitudinale de onze centimètres, qui comprendra d’un seul coup la peau, le tissu cellulaire et l’aponévrose d’enveloppe; 2“ à l’aide du doigt indicateur porté dans la plaie, décoller et écarter en dehors le muscle jumeau interne, puis détacher en la renversant en dehors , la portion correspondante du muscle soléaire de la face postérieure du tibia ; 3° pendant qu’un aide armé d’un crochet mousse retient ce muscle tiré en arrière et en dehors , diviser sur la sonde cannelée le feuillet aponévrotique profond immé diatement au-dessous duquel se voient les vaisseaux ; 4° isoler l’artère et passer la ligature au moyen de l’aiguille de Deschamps ou de Cooper.

Procédé de M. Mannec. — Au lieu de détacher le muscle soléaire du tibia , cet auteur conseille de diviser couche par couche ce muscle dans toute son épaisseur, en pénétrant par la face postérieure à vingt millimètres environ du bord interne du tibia. On tombe bientôt sur une lame fibreuse , épaisse , nacrée , sur laquelle s’insèrent les fibres charnues, c’est l’aponévrose antérieure du muscle traversée par plu-

sieurs rameaux vasoulaires. On l’incise sur la sonde cannelée dans une étendue suffisante , et alors apparaît le feuillet aponévrotique profond qui recouvre l’artère.

Dans le procédé ordinaire il arrive , sur le vivant , que la contraction des muscles gêne l’opérateur au point de l’obliger, ainsi que cela est arrivé à M. Bouchet, de Lyon , de diviser en outre le soléaire en travers. La modification du procédé de M. Mannec a pour but de mettre à l’abri de l’inconvénient précité.

Page 1