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CATHÉTÉRISME DES VOIES AÉRIENNES. PL. 52, FIG

Le but de cette opération est d’entretenir la respiration soit par l’insufflation , soit par une sonde laissée à demeure dans le larynx. On la pratique dans les cas d’œdème de la glotte , chez les asphyxiés et plus fréquemment chez les notfveau-nés. L’instrument dopt on se sert peut être introduit par le nez ou par la bouche.

1° Introduction par le nés. — Procédé de Desaull. — Une sonde de gomme élastique d’un gros calibreet munie de son mandrin convenablement recourbé, est introduite par les fosses nasales jusqu’au pharynx; les mâchoires du malade sont maintenues écartées avec des bouchons de liège interposés afin de permettre a l’opérateur d’atteindre avec les doigts ou avec une pince l’extrémité de la sonde. Le mandrin est retiré et l’extrémité de la sonde est appuyée contre la base delà langue pendant que la sonde est poussée de manière à être engagée dans le larynx. Quand l’opération a réussi , la main qui tient la sonde éprouve la sensation d’un obstacle franchi , le malade est pris d’une toux subite et ou observe le soulèvement spasmodique du larynx; l’air sort par le pavillon de la sonde pendant les expirations. Tous ces signes manquent quand la sonde estengngée dans l’oesophage , il faut alors la retirer et recommencer la manœuvre.

Cette opération n’est pratiquée que dans les cas où il faut laisser une sonde ù demeure. Pour les enfants nouveau-nés on préfère le procédé suivant :

2" Introduction par la bouche. — Procédé de Chaussier. (PI. 52. fig. 1.) — Chaussier se servait d’un tube en argent de dix-huit h vingt centimètres de long, recourbé vers son extrémité et percé do deux trous latéraux pour le passage de l'air, au-dessus des trous est

fixé un petit disque d'agaric ou d’éponge qui est destiné à oblitérer complètement l’orifice supérieur du larynx au-dessus ■ des trous. M. Depaul a modifié l’instrument do Chaussier en remplaçant les trous latéraux par une seule ouverture terminale.

L’enfant sera couché sur le dos, la poitrine plus élevée que le bassin, la tête un peu renversée en arrière et le cou tendu en avant ; l’opérateur commence par débarrasser la bouche et le pharynx des mucosités qui s’y trouvent, puis il glisse le petit doigt de la main gauche sur la langue jusqu’à l’épiglotte; alors, saisissant le tube laryngien de la main droite, il le dirige en suivant le doigt de la main gauche jusqu’à l’épiglotte. Quelques mouvements imprimés au bec du tube soulèvent l’épiglotte et, en poussant l’instrument, on l'engage dans le larynx jusqu’à ce que le disque d’agaric ou d’éponge oblitère bien l’ouverture.

Si le tube est engagé dans le larynx, on dilate la poitrine par l'insufflation, au contraire s’il est engagé dans l’œsophage, la cavité abdominale se dilate la première. Pour assurer le succès de l’opération, M. Depaul conseille de pincer fortement les lèvres de chaque côté de la canule avec le pouce et l’indicateur de chaque main, tandis que les deux médius relevés pressent les narines et bouchent le

On commencera par aspirer les mucosités qui remplissent la trachée-artère et les bronches, puis on insufflera avec la bouche en imi tant les temps égaux de la respiration. Après chaque insufflation, on laisse libre le pavillon du tube ; il faut que les insufflations soient faites avec lenteur et ménagement afin de ne point rompre les cellules pulmonaires par l’arrivée brusque et violente d’une trop grande quantité d’air. Douze ou quinze insufflations par minute suffisent ; après chacune d’elles on pressera légèrement avec les mains sur les parois de la poitrine, afin d’imprimer aux côtes les mouvements qui se passent à l’état normal pendant l’expiration.

Ce n’est souvent qu'au bout d’une heure que les insufflations commencent à ranimer l’enfant et à activer les battements du cœur; il. faut donc procéder avec lenteur et patience. Ou ne cessera les manœuvres opératoires que quand le cœur battra de cent vingt à cent trente fois par minute.

ŒSOPHAGOTOMIE.

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