‹ Précis iconographique de médecine opératoire et d'anatomie chirurgicale [electronic resource]Chapitre 58 sur 172 · LACRYMAL · texte numérisé non relu

LACRYMAL

Fig. 1. Coupe verticale antéro-postérieure montrant la disposition des fosses nasales , de la bouche et du pharynx. — a, cornet inférieur ; b, sonde de Laforest introduite dans le canal nasal par le méat inférieur; c, sonde de Belloc pour le tamponnement des fosses nasales ; d , sonde de Deleau introduite dans la trompe d’Eustaehe, e ; f, stylet introduit dans l’orifice interne du canal de Stenon.

Fig. 2. Anatomie de l’appareil lacrymal. — Il est constitué par la glande lacrymale et ses conduits excréteurs , les points et les conduits lacrymaux , le sac lacrymal et le canal nasal.

La glande lacrymale , a, se compose dedeux portions distinctes acco lées l’une à l’autre. — La pins considérable, ou portion orbitaire, est située dans la fossette de la voûte orbitaire, à laquelle elle est assez intimement unie par des brides fibreuses; son bord antérieur répond à l’arcade orbitaire. La portion palpébrale , moins volumineuse que la précédente, est située un peu plus bas et en dehors ; elle est recouverte par la paupière supérieure et par une membrane fibreuse ou dense; son bord inférieur est souvent en rapport avec le bord supérieur du cartilage tarse.

Les points lacrymaux ne sont que les orifices externes des conduits de même nom b et c. Situés sur le bord libre des paupières , à trois ou quatre millimètres en dehors de. la commissure interne , ils se présentent sous la forme de pertuis toujours béants sur deux petits tubercules coniques. L’inférieur regarde en haut et le supérieur en bas. Leur calibre permet l’introduction d’une soie de sanglier; chez les peuples méridionaux, où il est plus considérable, on peut facilement introduire un petit stylet. D'après Janin, le point lacrymal inférieur aurait un calibre plus considérable que le supérieur, disposition anatomique qu’on peut utiliser pour le cathétérisme des voies lacrymales.

Les conduits lacrymaux b et c, creusés dans l’épaisseur des paupières, conduisent les larmes dans le sac lacrymal. Leur direction angulettse doit être connue pour la pratique du cathétérisme; à partir du point lacrymal , ils s’enfoncent d’abord perpendiculairement, le supérieur en haut et l’inférieur en bas dans la paupière; après un court trajet de deux millimètres environ , ils se coudent subitement : le supérieur se porte en dedans un peu obliquement de haut en bas; l’inférieur se porte également en dedans, mais de bas

en haut. Les conduits lacrymaux, allant ainsi à la rencontre l’un de l’autre, débouchent dans le sac lacrymal souvent par un canal unique, mais plus fréquemment ils restent séparés par une cloison. Leur texture est lâche , et à l’aide d’une légère traction en dehors sur les bords des paupières , on peut donner à leur direction coudée une rectitude qui permet l’introduction des stylets droits. Leur calibre , plus considérable que celui des points lacrymaux , est toujours maintenu le même par l’élasticité de leurs parois.

Le sac lacrymal, d, et le canal nasal par leur réunion forment un seul conduit que les larmes parcourent pour arriver sous le cornet inférieur des fosses nasales. Le sac lacrymal, qui en est la portion supérieure se présente sous la forme d’un petit réservoir oblong, vertical, dans lequel débouchent les conduits lacrymaux. Terminé supérieurement par un cul-de-sac, il se continue infériexrrement avec le canal nasal.il est logé dans la gouttière osseuse formée en arrière et en dedans par l’os imguis et l’apophyse montante du maxillaire supérieur. Sa moitié externe est membraneuse et recouverte par le tendon du muscle orbiculaire que le sac lacrymal déborde en haut et en bas. Ce rapport est important , le tendon de l’orbiculaire offrant un point de repère pour pénétrer dans le sac lacrymal. Cependant les insertions de ce tendon sont sujettes à des variations qui ont forcé les opérateurs à recourir à d’autres données ; l’orifice supérieur du canal nasal se trouve derrière le rebord osseux qu’on rencontre au côté interne de la base de l’orbite en suivant avec le doigt le rebord orbitaire inférieur de dehors en dedans. Or c’est cette saillie osseuse limitant en bas la gouttière lacrymale qui est le point de ralliement le plus fidèle.

Le canal nasal , qui fait suite au sac lacrymal , est constitué dans sa partie osseuse en avant par l’apophyse montante de l’os maxillaire , en dedans et en arrière par l’os unguis et le petit crochet du cornet inférieur, en dehors par la paroi interne de l’antre d’hygmore. Par la paroi postérieure du canal nasal on peut donc pénétrer dans les fosses nasales ou dans le sinus maxillaire.

La longueur du canal peut varier entre sept et dix millimètres ; son orifice supérieur est elliptique d’arrière en avant et peut avoir de trois à cinq millimètres de diamètre antéro-postérieur. L'orifice inférieur situé sous le cornet inférieur est taillé en biseau de dedans en dehors aux dépens de la paroi externe du nez; en avant il est pourvu d’une petite valvule qui souvent est assez développée pour ne permettre l'introduction des sondes que d’arrière en avant.

Fig. 3. Cathétérisme des voies lacrymales par le point lacrymal supérieur. a , stylet de Méjan ; b , séton.

Fiq\ 1.

SUITE DES OPÉRATIONS QUI SE PRATIQUENT SUR l’appareil LACRYMAL.

Fi g. 1. Cathétérisme des voies lacrymales par V ouverture inférieure du canal nasal. — Procédé de Laforest. — a, première position de la sonde; b, deuxième position de la sonde; son bec est engagé dans l’orifice inférieur du canal nasal; c, troisième position de la sonde introduite dans le canal nasal.

Fig. 2. Dilatation temporaire de.s voies lacrymales. — Procédé de J.L. Petit, vnodifié par Desmarres. — a, doigt d’un aide tirant l’angle externe des paupières afin de faire saillir le tendon de l’orbiculaire ; l’opérateur vient de faire la ponction du sac lacrymal avec le bistouri b , et a engagé dans l’ouverture le stylet c.

Fig. 3. Troisième temps de l'opération. — Une sonde cannelée a, est introduite dans le canal lacrymal; elle sert à introduire la corde à boyau a. qui doit produire la dilatation temporaire.

Fig. 4. Dilatation permanente ; introduction de la canule. — Le canal ouvert par le bistouri a, qui presse sur la lèvre postérieure de la plaie,

1 opérateur introduit la canule b, à l’aide d’une pince-mandrin , c(v oy. instruments, pl. VIII, fig. 5).

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