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EXTIRPATION DE LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE

Voyez pour les détails anatomiques l'explication de la pi. 48.

Opération. — La peau sera incisée crucîalement ou en demi-lune au-devant de la glande; les vaisseaux seront liés et coupés entre deux ligatures. La glande, saisie avec uneérigne, sera attirée et isolée du nerf hypoglosse et de l'artère linguale par une dissection minutieuse; une ligature sera ensuite placée au-dessus de l'endroit 011 la glande doit être incisée. Après l'opération on pourra tenter la réunion immédiate, si la plaie le permet, ou bien panser avec de la charpie, et réunir par seconde intention.

DE LA GRENOUILLBTTE.

On nomme grenouillette ou ranule, des tumeurs qui se développent latéralement sous la langue, entre l'os maxillaire et cet organe au-dessus des muscles sus-hyoïdiens. Ces tumeurs sur la nature desquelles les chirurgiens ne sont pas toujours d'accord, siégeraient dans la glande sublinguale ou seraient produites par une dilatation du canal de Warthon. M. Jobert a décrit et spécifié des tumeurs salivaires enkystées dans le conduit de "Warthon. Quoi qu'il en soit , ces tumeurs peuvent quelquefois par leur volume gêner la déglutition , faire saillie à l'extérieur et réclamer le secours d'opérations chirurgicales.

La ponction et V incision, employées dès la plus haute antiquité, sont aujourd'hui rejetées comme insuffisantes.

La cautérisation avec le fer chaud était employée par Ambroise Paré ; de nos jours, on préfère la cautérisation à l'aide de caustique? liquides. Les injections iodées ont été tentées avec succès-

Le séton a été mis en usage pour déterminer l'inflammation adhésive des parois du kyste. La canule, appliquée pour la première fois par Lecat, fut reprise et modifiée par Dupuytren, qui engageait par une incision faite à la tumeur un double bouton destiné à rester à demeure et à faciliter l'écoulement continuel, soit de la salive, soit des liquides sécrétés par le kyste. Ce procédé a souvent réussi.

Uexcision est aujourd'hui généralement adoptée. Pour la pratiquer, on soulève avec des pinces ou une érigne la paroi supérieure de la tumeur; puis, avec des ciseaux ouïe bistouri on excise cette paroi; la tumeur se vide et la cicatrisation se fait assez rapidement. De tous les procédés employés contre la grenouillette , l'excision est le plus simple et le plus rapide. La cautérisation avec le nitrate d'argent, jointe à l'excision (Malgaigne), offre un moyen plus sûr. M. Jobert, sous le nom de batrachosioplastie , a décrit un procédé qui n'est qu'une modification du précédent. Les lambeaux qui résultent d'une incision longitudinale pratiquée sur la tumeur sont renversés et fixés sur la muqueuse buccale à l'aide de quelques points de suture. Ce procédé est délicat et long dans son application.

STAPHYLORAPHIE.

Fig. 1. Procédé de M. Roux. — La première et la seconde ligature, dd et c c, étant posées, l'opérateur pose la troisième au milieu. La lèvre de la division est maintenue avec des pinces b. et l'aiguille, tenue avec le porte-aiguille a, traverse d'arrière en avant la lèvie de la division.

Fig. 2. Les trois ligatures aa\ b b, et ce étant passées, l'opérateur avive les bords de la division avec un bistouri boutonné e.

Fig. 3. Striction des nœuds c c, b b, avec un serre-nœud a.

Fio". 4. Staphiloplaslie. — Procédé de Dieffenbach. — ab et ab, incisions longitudinales faites parallèlement aux bords de la .division.

Fiov 1

FlQ-. 2.

Tio\Z.

IM. jO.

Fio'.o.

Pi. 50.

STAPHYLOBAPHIE .

Fig. 1, 2, 3, 4 et 5. Procédé de A. Bérard. — Fig. 1. L'opérateur saisissant une lèvre de la division avec une pince a, passe, d'avant en arrière , une anse de fil c , avec un porte-aiguille b.

Fig. 2. Les ligatures a, a, a étant posées, l'opérateur procède à l'avivement de haut eu bas des bords de la division avec un bistouri c.

Fio". 3, 4, et 5. Elles représentent théoriquement le procédé de A. Bérard. Fig. 3. Passage du premier fil simple h b, dans une lèvre de la division a a. Fig. 4. Passage de l'anse de fil c. Fig. 5. L'anse de fil c, ramène d'arrière en avant l'extrémité 5 de la ligature.

Fig. 6,7, 8 et 9. Procédé de M. de Pierris. — Fig. 6. Application de l'instrument derrière une lèvre de la division ; c, dé mobile retenant une anse de fil a. b, aiguille à crochet engainée dans une canule.

Fig. 7. La canule poussée jusqu'à la face antérieure de la division. b , l'aiguille mobile au moment où elle va traverser la lèvre de la division.

Fig. 8. L'aiguille b, poussée par l'opérateur, après avoir traversé la lèvre de la division , repoussé le dé mobile c , reçoit dans son encochure l'anse de fil a.

Fig. 9. L'aiguille ramène d'arrière en avant.l'anse de fil a.

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