PSEUDO-URTICAIRE D E R M OG RA PH ! QU E
(Voir la figure ci-contro.)
Synonymie. — Urticaire artificielle. — Urticaire factice. — Urticaire fictive. — Urticaire provoquée. — Urticaire nerveuse. — Urticaire graphique, etc., des anciens auteurs. — Urticaire autographique. — Urticaire anesthésique. — Dermographisme. — Autographisme de Dujardin-Bf.au- METZ et Mesnet. — Stigmatodermie polychrome ou stigmasie de T. Barthélémy et A. CoLSON. — Dermatoneurose stéréographique de Chambard. — Dermographie de Ch. Féré et H. Lamy. — Etat dermographique de la peau de Paul Raymond.
Définition. — Nous décrivons sous ce nom un phénomène assez curieux, connu depuis longtemps, mais étudié plus particulièrement dans ces dernières années, consistant dans l'apparition sur la peau de certains sujets de saillies urticariennes succédant à un contact quelconque.
Nous avons proposé, en 1891, d'appeler cet état pseitdottrticaire dermograjjhiqtie, aucune des dénominations proposées avant nous ne nous semblant être absolument satisfaisante.
En effet, les noms d'urticaire factice, artificielle, provoquée, etc., tout en indiquant bien exactement la cause déterminante du phénomène, la provocation, l'irritation nécessaires à sa production, éveillent en même temps l'idée d'une dermatose accompagnée de symptômes subjectifs propres à l'urticaire : prurit très prononcé, sensation de chaleur et de cuisson, etc. ; or, dans le phénomène qui nous occupe, le prurit, la chaleur, la cuisson n'existent pour ainsi dire jamais, ou sont, alors, tout à fait exceptionnels.
D'autre part, les mots d'autographisme, de stigmato-
PSECDO-URTIGAIHE DEUMOGRAPHIQUE.
dermiè, de dermatoneurose stéréographique, de dermographie, d'état dermographique de la peau, nous semblent meilleurs ; mais ils ont le défaut, à nos yeux, tout en indiquant que la peau garde l'empreinte des signes qui ont été tracés à sa surface, de ne pas donner à comprendre l'aspect objectif des saillies, blanches, rosées, iirlicariemies bien caractéristiques.
Symptomatologie. — Lorsque sur la peau d'un sujet dermographique on trace h l'aide de l'ongle, d'un crayon, de l'extrémité libre d'un porte-plume, d'un coupepapier, etc., des caractères quelconques, on détermine ainsi des raies blanches sur lesquelles se manifeste aussitôt la cutis anserina commune. Au bout de quelques secondes (vingt-cinq, dans le cas que nous avons publié), la raie blanche prend une couleur rosée et se borde de deux zones pâles très étroites. Une minute après, apparition d'une zone rouge encadrant les premières manifestations. Presque en môme temps s'élève sur la ligne centrale une série d'élevures blanches, ortjées, dont la réunion forme une saillie caractéristique, blanche, atteignant en largeur et en hauteur plusieurs millimètres (sept et six chez notre sujet, intensité qui tenait sans doute à ce que notre malade était à la fois urticarien vrai, nerveux et alcoolique) La lésion est alors à son apogée : chez notre malade, elle offrait, d'une manière frappante, l'aspect d'une plume d'oie posée sur la peau et encadrée d'une aréole bilatérale érythémateuse vive, large de deux centimètres en certains points et se fondant peu à peu ensuite avec la teinte ordinaire du tégument cutané.
Cet état persiste plus ou moins longtemps, douze heures (Dujardin-Beaumetz), vingt-quatre heures (Bourneville et Regnard), deux jours (V. Cornu).
PSEUDO-URTICAIRE DERMOGRAPHIQUE.
Au niveau des régions en expérience, la température est sensiblement augmentée ; WilliajiGull a noté un raccourcissement du tégument; chez notre sujet, nous avons constaté, ce qui n'avait pas encore été signalé, une liyperesthésie notable au niveau des saillies pseudo-urticariennes.
Les malades n'accusent généralement aucun phénomène subjectif; on a constaté, et encore rarement, une sensation de chaleur légère.
Siège. — Le siège de prédilection delà pseudo-urticaire dermographique est la peau de la face dorsale du thorax, puis celle de la région présternale, enfin celle de la face où l'affection est parfois prédominante (cas de Chouppe), des bras, avant-bras, poignets, cuisses, jambes; on l'a rencontrée sur la muqueuse buccale.
Pronostic. — Le pronostic est extrêmement variable suivant les cas ; il dépend surtout de l'état du sujet pseudourticarien.
Diagnostic. — Le diagnostic s'impose toujours : il suffit d'être témoin du phénomène.
Étiologie. — Lapseudo-urticairedermographique, considérée jusqu'àprésent comme une névrose vaso-motrice, due à l'excitation des nerfs vaso-dilatateurs, a été observée d'une façon particulière chez les nerveux et les hystériques (Dujardin-Beaumetz, Gourbeyre, Chambard, Bourneville et Regnard, Lwoff, Ch. Féré et H. Lamy, Paul Raymond), chez les urticariens vrais (Blachez, Ch. Féré etLAMY,H. Huchard, Zukker), chez les alcooliques (Paul Raymond), enfin chez des sujets en bonne santé (W. Gull, Vulpian, Axenfeld,
MiCHELSON, BaUMGARTEn).
PSORIASIS.
Anatomie pathologique. — Nicollk a fait l'examen biopsique d'une saillie ortice et a montré que la lésion est caractérisée uniquement par un œdème superficiel inégalement réparti suivant les points et, d'une façon générale, modérément accentué.
Traitement. — Celui-ci, qui ne peut s'adresser qu'à l'état général du sujet, différera nécessairement suivant les cas et consistera en bromures, douches, etc., institution d'un régime diététique sévère.
Dans le cas que nous avons observé et dans lequel le phénomène se produisait chez un urticarien, l'antipyrine a très rapidement fait disparaître la sensation prurit de l'urticaire vraie diminuant et cessant, d'où, par conséquent, abstention du grattage et, par suite, non-production de la pseudo-urticaire dermographique.
PSORIASIS
(Voir la planche XLII.)
Synonymie. — Herpès furfureus circiné. — Herpès squameux centrifuge. — Herpès squameux lichénoïde (I'Alibert. — Lepra vulgaris et alphoïdes de WiLLAN et Bateman. — Alphos d'ERASMUs WiLSON. — Dartres squameuses sèches. — Dartres écailleuses.
Définition. — Le psoriasis est une affection de la peau qui consiste, objectivement, dans la production desquames sèches, blanches, argentées, plus ou moins épaisses, relativementadhérentes, au-dessous desquellesla surface cutanée
Pl. XLII. — Psoriasis.
PSORIASIS.
est d'une couleur rouge plus ou moins foncée, luisante, épaissie, saillante et saignant facilement.
Subjectivement l'affection s'accompagne ou non de prurit; l'état général reste bon, sauf chez les sujets arrivés déjà à un certain âge et chez lesquels on peut trouver des troubles digestifs et musculaires plus ou moins variés et, dans certaines formes, de véritables arthropathies.
Variétés. — Cette maladie peut offrir à l'observateur des formes différentes, que celles-ci constituent des variétés à proprement parler ou simplement des degrés dans l'acuité de l'affection.
Le psoriasis peut ne consister qu'en un simple petit point rouge s'effaçant par la pression du doigt, mais se couvrant d'une squame blanche sous l'influence du grattage : c'est le psoriasis punctata, forme sous laquelle débute toujours l'affection.
Quand la tache, recouverte de squames blanchâtres, est arrondie, légèrement saillante, semblable aune petite tache de bougie, elle constitue le psoriasis guttata.
Les éléments éruptifs sont-ils plus grands, ils forment des plaques qui ressemblent à des pièces de monnaie de cinquante centimes, d'un franc, de deux francs, de cinq francs ; c'est alors le psoriasis dit nummulaire. (Voir la planche XLII.)
Quand, par leur cohérence, les éléments psoriasiques forment des dessins à bords saillants, encadrant une surface saine plus ou moins grande (aspect qui peut encore résulter delà guérison au centre d'une plaque de psoriasis), dessinant des lignes circinées, des rubans sinueux, on a le psoriasis figuré, plus spécial au tronc, le psoriasis linéaire, psoriasis gijrala, le psoriasis annulaire, etc.
Lorsque le psoriasis constitue de vastes placards recou-
PSORIASIS.
vrant de grandes surfaces comme les boucliers de jadis, c'est le psoriasis scutata, \q psoriasis diffusa, dont l'exagération produit le psm^iasis inveterata « recouvrant souvent tout un membre comme le ferait une écorce d'arbre » (Hardï), envahissant parfois le tégument cutané presque tout entier par ses larges placards de squames épaisses et fendillées.
Quelles que soient les diverses formes affectées par le psoriasis qui ne changent en rien, d'ailleurs, l'essence du processus, la maladie est toujours caractérisée par l'aspect de ses squames plus ou moins épaisses, pulvérulentes, stratifiées, rupioïdes, plus ou moins adhérentes, d'un blanc mat ou d'un blanc jaunâtre, ressemblant à des taches de bougie ou de plâtre déposées sur la peau et devenant, sous l'influence du grattage, d'un blanc brillant ounacré. Au-dessous des squames, le derme est généralement sec, parfois légèrement humide, mais toujours d'un rouge brun qui déborde sur la peau saine, brillant, lisse, crevassé cependant dans certains cas et offrant, quand le grattage pour l'enlèvement des squames a dû être un peu violent, un piqueté hémorrhagique caractéristique (signe du piqueté sanglant).
Siège. — Un des faits les plus importants à signaler dans l'étude du psoriasis, c'est sa tendance à envahir certains points de la surface cutanée et particulièrement la partie médiane des surfaces d'extension des membres, genoux et coudes (voir la planche XLII) où on le note souvent dès le début de l'affection; il est rare, en effet, qu'un psoriasique n'offre pas en ces régions des traces de la maladie dont il est atteint qui s'y manifeste presque toujours par des placards qui seraient absolument pathognomoniques, si des affections psoriasiformes ne pouvaient, elles aussi, affecter ces mêmes régions.
PSORIASIS.
Dans certains cas, l'éruption est localisée et circonscrite à la tête, aux paupières, à la paume des mains, à la plante des pieds, aux ongles, au prépuce, à l'orifice vulvaire, mais non sur la muqueuse (le psoriasis vrai des muqueuses n'existant pas) ; d'oii la description par les auteurs de ces divers psoriasis, rarement circonscrits, il est vrai, d'une façon complète à ces régions ; le plus souvent cellesci sont atteintes en môme temps que le reste du corps, mais présentent des aspects spéciaux.
A la tête, le psoriasis peut envahir le cuir chevelu plus ou moins complètement ; dans certains cas on n'y rencontre que quelques éléments psoriasiques ; parfois, au contraire, ce sont des amas de squames plâtreuses formant des bosselures caractéristiques, traversées par les cheveux, plus secs qu'à l'état normal. Tantôt, le psoriasis du cuir chevelu n'est indiqué que par quelques squames furfuracées, comme tantôt la tête est le siège d'une plaque unique débordant le cuir chevelu et reconnaissable au front et à la nuque par sa ligne arrondie et rouge.
Le psoriasis de cette région a été confondu avec le favus,
Y herpès tonsiirant, la séborrhée^ le lupus énjthémateux et
V eczéma.
Ce dernier s'en distingue surtout par ses limites moins nettes et son caractère d'humidité.
Dans le favus^ les croûtes sont jaunes et l'altération des cheveux ainsi que les cicatrices habituelles rendent souvent inutile l'examen microscopique qui pourrait juger en dernier ressort.
Le diagnostic du psoriasis de la face est plus difficile ; c'est surtout avec le lupus énjthémateux qu'on peut le confondre ; si le lupus n'a point encore produit de lésions cicatricielles, le meilleur guide, pour arriver au diagnostic, sera de rechercher ailleurs les signes de l'une ou l'autre affection.
PSORIASIS.
Aux oreilles, le psoriasis ressemble beaucoup à Veczéma séborrhéique .
Quand il affecte les paupières, il les rend sèches, raides et les met en ectropion.
Lorsqu'il siège aux mains et aux pieds, ce qui arrive encore plus rarement qu'on ne le croit en général, le psoriasis respecte presque toujours la face dorsale ; ses squames sont souvent foliacées; l'épiderme est épaissi, les mouvements sont gênés parles fissures sillonnant la peau qui «se fendille comme un vieux morceau de cuir desséché qu'on cherche à courber ».
Le psoriasis est souvent confondu ici avec la syphilis, Veczéma, la kératodermie.
Les syphilides palmaires ou plantaires sont plus lamelleuses, forment des cercles ou des segments de cercle et sont surtout bien plus souvent unilatérales que le psoriasis presque toujours symétrique.
Le diagnostic du psoriasis et de l'eczéma est souvent très difficile : on a signalé, à la paume des mains, la rougeur plus vive du psoriasis.
Dans la kératodermie, au contraire, la rougeur est moins vive, et les squames beaucoup plus épaisses.
Le psoriasis des ongles, décrit pour la première fois par BiETT, est isolé ou concomitant à d'autres lésions psoriasiques; il est caractérisé par des taches opaques ou ecchymotiques, de la sécheresse, de l'épaississement, de la rugosité, de la fragilité; l'ongle est ponctué, sillonné de stries transversales et peut même tomber, détaché par les amas de squames épidermiques.
Aux régions génitales, en raison de l'humidité qui leur est spéciale, le psoriasis n'est pas squameux et ressemble beaucoup aux syphilides papuleuses, d'où un diagnostic presque impossible localement.
PSORIASIS.
En dehors des différences objectives dues à ces sièges divers, il existe des psoriasis dits atypiques comme ceux qui, limités aux plis de flexion de certaines articulations, à bords nets, d'une couleur rouge vif, luisants, squameux,quelquefois même suintants, ont été décrits par Unna dans son eczéma séborrhéique.
Ailleurs, le psoriasis peut affecter primitivement ou non la totalité de la peau {psoriasis se arlatini forme) qui devient rouge, luisante, ridée sous les squames peu épaisses, foliacées et peu adhérentes.
Dans d'autres cas, le psoriasis est papillomateux, verruqiieux, surtout aux mains.
Enfin, chez certains sujets, le psoriasis arthropathiqtœ s'accompagne de douleurs articulaires (forme arthralgique) ou de véritables arthropathies.
Marche. — Chaque élément psoriasique, pris en particulier, offre une marche à peu près typique : débutant par une rougeur et une tuméfaction limitées, bientôt recouvert par la squame caractéristique qui peut aussi être le premier phénomène appréciable, l'élément psoriasique s'agrandit excentriquement, reste stationnaire à la période d'état pendant un temps plus ou moins long (quelques semaines ou quelques mois), puis décroît, en même temps que diminuent aussi la rougeur et la tuméfaction, la sécrétion et l'accumulation épidermique; mais la peau garde encore fréquemment pendant un certain laps de temps une pigmentation plus foncée qu'à l'état normal.
Envisagée au point de vue général, la marche du psoriasis est essentiellement chronique; c'est une affection qui procède par poussées successives, souvent de plus en plus intenses. Ces poussées durent plus ou moins longtemps, deux ou trois mois en moyenne, laissant dans leurs
PSORIASIS.
intervalles des repos plus ou moins longs, variant de quelques semaines à trois, quatre, huit mois, un an, quelquefois même durant de longues années.
Parfois, les récidives deviennent de moins en moins intenses et le malade ne garde plus comme symptômes de son affection que quelques squames aux coudes et aux genoux. Cet état est le seul auquel on puisse donner le nom de guérison du psoriasis, affection qui ne disparaît jamais complètement et sans retour.
Pronostic. — Le pronostic, peu sérieux quant à la lésion locale, est grave par la ténacité et la fatalité des récidives du psoriasis; ce qui, chez certaines classes de malades, influe fâcheusement sur l'état moral.
Bazin indique comme terminaison possible du psoriasis l'asthme, la bronchite chronique, le cancer; Hardy confirme l'opinion de Bazin au sujet de cette dernière maladie.
Ce qu'il est bon de savoir, c'est qu'il est certain que le psoriasis inveterata ou scarlatiniforme peut tuer par la cachexie qu'il provoque ou aboutir à la maladie décrite sous le nom d'herpétide maligne exfoliatrice (Voir ce mot).
Diagnostic. — Vleczèma se différencie du psoriasis par SCS bords moins limités, plus diffus, ses squames plus molles, plus lamelleuses, plus jaunâtres ; dans l'eczéma, il y a eu ou il y a une sécrétion séreuse caractéristique ; toutefois l'eczéma séborrhéique offre quelquefois des difficultés de diagnostic insurmontables.
Dans le lichen ruber plamis, qui ressemble beaucoup au psoriasis punctata, on trouve la plupart du temps, outre les localisations spéciales au lichen (voir ce mot), quelques papules brillantes caractéristiques; de plus, dans le lichen, les squames sont plus fines, moins saillantes,
PSORIASIS.
moins blanches, plus adhérentes, et la peau semble aussi plus épaisse et plus ridée.
Le psoriasis circiné a été confondu avec V herpès circiné ; dans ce dernier, les squames minces, peu adhérentes, ont été presque toujours précédées de vésicules ou de vésicopustules; l'affection est plus superficielle; enfin, le microscope d'ailleurs lèvera tous les doutes.
Le pityriasis rosé de Gibert se distingue du psoriasis par l'aspect de ses squames et par son évolution.
Dans le lupus érythémateux, les squames sont grisâtres, mais, s'il n'y a pas de cicatrices, le diagnostic peut être parfois fort difficile.
Le psoriasis scarlatiniforme diffère de Vherpétide exfoliatrice par sa rougeur plus vive, ses squames moins abondantes et son état général moins grave.
Dans le pihjriaùs rubra, les squames sont minces, peu adhérentes, non imbriquées et n'occupent pas les sièges de prédilection du psoriasis.
Le diagnostic du psoriasis avec certaines syphilides est quelquefois difficile et les différences ordinairement signalées (écailles plus épaisses du psoriasis, différence de coloration, etc.) sont souvent en défaut; il est bon, toutefois, de noter que, dans la syphilis, la squame, plus rare, n'est jamais une lésion primitive et que la syphilis palmaire et plantaire est souvent asymétrique; mais les antécédents, les commémoratifs et le traitement spécifique seront seuls parfois à donner la clé du diagnostic.
Étiologie. — Pour le professeur Lakg, d'Inspruck, la cause du psoriasis serait un parasite; d'autres observateurs, A. WoLFF, de Strasbourg, Destot, de Lyon, partagent cette manière de voir qui n'est pas encore admise généralement.
PSORIASIS.
Quoi qu'il en soit, le psoriasis ne paraît pas contagieux; il est héréditaire, mais souvent d'une façon indirecte; plus commun chez l'homme que chez la femme, il apparaît ordinairement pour la première fois à l'âge adulte, souvent aussi dans l'enfance.
L'arthritisme et le nervosisme influent certainement sur sa production et sa réapparition.
Anatomie pathologique. — Anatomo- pathologique ment, le psoriasis consiste en une hypertrophie des couches superficielles de la peau.
Traitement. — • Malgré la spécificité jadis tant vantée de l'arsenic dans le psoriasis, il n'existe contre cette maladie aucun médicament d'une utilité véritablement curative ; c'est plutôt la constitution du sujet qui doit guider dans le choix d'une médication interne à instituer par l'arsenic aussi bien que par l'iodure de potassium, l'huile de foie de morue, les alcalins, le mercure, etc., etc.
Toutefois, Mac Call Anderson, de Glasgow, obtiendrait de bons résultats, chez les enfants, avec le baume de copahu donné à l'intérieur à doses progressivement croissantes.
Localement, il faut d'abord décaper le malade, c'està-dire, le débarrasser des amas de squames ; on y arrive par les bains, l'enveloppement dans le caoutchouc, les frictions au savon noir, les onctions grasses.
Ensuite, plusieurs modes de traitement sont à choisir et semblent même varier d'influence avec les sujets.
Le traitement le plus ordinaire consiste en frictions biquotidiennes avec l'huile de cade soit pure, soit coupée
PSORIASIS.
de glycéi'é d'amidon en quantité plus ou moins élevée suivant les formules d'E. Vidal :
Huile de cade vraie 13 grammes.
Extrait fluide de Panama q. s. pour émulsionner.
Glycéré d'amidon à la glyciTine ueutro. 90 grammes.
Essence de girofle q. s.
(Glycéré cadiqiie faible d'E. Vidal.)
Huile de cade vraie 50 ^lammes.
Extrait fluide de Panama 5 —
Glycéré d'amidon à la glycérine neutre. 45 —
Essence de girofle q. s.
(Glycéré cadique fort d'E. Vidal.)