F A VU S
La farcinose diffère de Vépit/iéliome par son indolence, sa suppuration abondante, la non-induration de ses lésions, sa tolérance au traitement ioduré et au mercure.
Cette épreuve thérapeutique différenciera encore la syphilis de la farcinose.
Traitement. — H. Hallopeau conseille exclusivement la cautérisation au fer rouge; E. Besoter a employé les badigeonnages ichthyolés, l'iodoforme et, particulièrement, le naphtol camphré.
FAVUS
Synonymie. — Teigne faveuse. — Tinea vera (Lorry). — Tinea favosa. — Porrigo lupinosa. — Porrigo favosa (Willan et Bateman). — Favophytie (E. Vidal).
Définition. — Le favus est une affection contagieuse siégeant de préférence au cuir chevelu caractérisée par des croûtes jaunâtres, déprimées en godets caractéristiques et produite par un parasite végétal, l'Achorion Schoenleinii, découvert en 1839.
Parasite. — Ce parasite est constitué par un mycélium abondant, à filaments ramifiés et cloisonnés et par des spores fort nombreuses, isolées ou réunies, rosées, ovalaires, etc. ; l'achorion se développe d'abord sous l'épiderme, dans les follicules pileux et envahit ensuite le poil peu à peu, l'altérant en le rendant sec, de couleur sale et d'aspect lanugineux.
Pl. XV. — Favus de la téte et du corps.
FAVUS DU CUIR CHEVELU
FAVUS DU CUIR CHEVELU (Voir la planche XV)
Symptomatologie . — Pendant une première période (phase épidermique de Bazin), l'affection ne consiste qu'en une desquamation légère et pityriasique du cuir chevelu accompagnée d'une rougeur peu vive formant des cercles érythémateux [teigne rouge) et d'un peu de démangeaison; l'affection s'étend plus ou moins vite jusqu'à ce qu'on finisse par apercevoir autour d'un poil qui la traverse une petite croûte sous-épidermique, de couleur jaune soufre, d'une dimension qui varie de celle d'une lentille à celle d'un centime, s'accroissant en épaisseur et en étendue et se creusant au centre en cupule lisse ou villeuse, ce qui constitue ce que l'on a appelé le godet favique. Si l'on déchire alors l'épiderme avec la pointe d'un instrument mousse, on peut enlever le corps favique en le faisant glisser le long du poil ; ce corps est fragile et l'on constate qu'au contraire de sa surface supérieure qui est épidermique, sa face inférieure est dépourvue d'épiderme; le derme, rouge et humide, reste pendant quelques instants déprimé après l'enlèvement du disque ; il est parfois, lorsque les godets sont nombreux, violacé, irrité, ulcéré par le grattage.
Quand les godets sont disséminés et isolés, ils constituent le favus urcéolaire [faviis typique, complet^ en godets), discret ou confluent; quand les godets, nombreux, se pressent les uns contre les autres, deviennent confluents, le favus dit scutiforme est constitué par de vastes placards croûteux, jaunâtres, traversés par des poils, de forme régulière ou non [famis scutulé, en disques, nummu-
FAVUS DU CUIR CHEVELU
laire, en écu, teigne anmilaire, teigne aux petits écus, teigne festonnée). Souvent alors, au bout d'un certain temps, les croûtes perdent leur couleur jaune, deviennent grises ou d'une couleur blanc-jaunâtre [faviis suberinus), favustinriformis), dures, sèches, poussiéreuses, plâtreuses, et constituent les amas inégaux et irréguliers du favus squarrheux [favus irrégulier)., dans lequel la matière favique englobe dans une certaine étendue la tige des poils auxquels elle adhère.
Enfin, dans les formes connues sous le nom de favus miliaire [favus atypique., favus ambigu, favus sans favi, favus multiforme , d'E. Besnier et A. Doyon), la totalité du cuir chevelu est envahie, soit d'emblée, soit d'une façon progressive, par des lésions qui peuvent affecter les aspects les plus divers : poussière grise et furfuracée pityriasique de la séborrhée sèche, croûtes lamelleuses ou grasses de la séborrhée huileuse, amas croùteux de Y eczéma pécliculaire ou de Ximpetigo granulata.
A la période d'état, l'aspect de la tête est particulier :
Les cheveux sont secs, frisottants, lanugineux, poudreux; ils sont ternes, décolorés, de couleur gris souris et tombent spontanément ou se laissent enlever facilement.
Le cuir chevelu offre alors une odeur assez caractéristique : odeur de souris, d'urine, et qu'on reconnaît bien quand on l'a déjà perçue.
Le parasite envahissant le follicule pileux y détermine une folliculite parfois très intense [sycosis favique), d'où une alopécie définitive constituant la période atrophique du favus et laissant des espaces irréguliers complètement glabres sur lesquels la peau, comprimée longtemps par les masses faviques, est luisante, mince, parcheminée, d'aspect cicatriciel, parsemée çà et là de quelques cheveux atrophiés.
FAVUS DU CUIR CHEVELU
Toutes les lésions dues à des inoculations quelconques peuvent survenir dans le favus et on a noté des lésions impétigineuses, ecthymateuses, eczémateuses, des adénites, des abcès, etc., qui n'ont rien de spécial à la teigne faveuse.
Marche. — La marche de l'affection est lente et sa durée pour ainsi dire indéfinie.
Pronostic. — Le favus n'entache en rien la santé géné raie, mais c'est une affection grave par sa ténacité, sa résistance au traitement et la facilité de ses récidives.
Diagnostic. — A la période d'état, et surtout quand les godets sont isolés, le diagnostic est facile; mais, au début, quand il n'existe que de la rougeur et de la desquamation, le diagnostic peut rester en suspens; de même, quand la maladie est ancienne, on peut en confondre les croûtes, avec celles de V impétigo parasitaire, de Y eczéma^ àw. psoriasis, etc.
h'eczé})ia s'en distingue par ses bords plus ou moins figurés et les lésions eczémateuses que l'on rencontre souvent dans le sillon post-auriculaire.
h'impétigo parasitaire laisse toujours apercevoir des pous au milieu de ses croûtes et des lentes le long des cheveux.
Dans tous ces cas, les cheveux ne sont pas malades et l'examen microscopique tranchera d'ailleurs toujours la difficulté.
A la période alopécique, le favus devra être distingué des alopécies consécutives au lupus éri/thémaleux, à la pelade, à la trichophytie, aux folliculites, à la séborrhée, etc. ;
20fi
FAVUS DES ONGLES.
on se rappellera, pour le diagnostic, les signes indiqués plus haut.
Étiologie. — La contagion directe d'homme à homme ou des animaux à l'homme s'exerce surtout à la campagne, sur les enfants et sur les gens soumis à la misère physiologique.
FAVUS DU CORPS (Voir la planche XV)
Le favus peut affecter toutes les régions du corps sous vme forme érythémateuse ou érythémato-squameuse [favus herpétique), (ce qui avait porté Hebra à conclure à une identité entre le favus et la trichophytie), ou sous forme de godets; ceux-ci, plus souvent discrets que confluents, sont presque toujours typiques ; ils sont entourés d'une zone érythémateuse et donnent lieu, comme à la tête mais à un degré moindre, à des démangeaisons et à une odeur symptomatique; les macules qu'ils laissent après eux disparaissent à la longue.
Cette forme est plus hénigne que l'autre ; elle était grave jadis lorsqu'on rencontrait le favus généralisé, ce qui est rare aujourd'hui. !
FAVUS DES ONGLES (Onychomycose favique) j
Cette localisation, fort rare, particulièrement rebelle, toujours consécutive à un favus de la tête ou du corps auxquels elle survit longtemps (Kaposi, H. Fournier, J. Fabry), . i
FAVUS DES ONGLES.
ne s'observe guère qu'aux mains, à un, deux ou plusieurs ongles. Elle consiste en taches de couleur jaune, lorsque l'ongle n'est atteint que partiellement; ordinairement on constate d'abord un épaississement de la lame cornée unguéale qui devient striée longitudinalement, puis s'écaille, s'effrite et se perfore parfois au niveau d'un amas gris-brunâtre ou blanc-jaunâtre de matière favique que l'on aperçoit au-dessous de l'ongle.
Traitement. — En dehors de la mise en état du cuir chevelu du sujet atteint : coupe des cheveux, enlèvement des croûtes ramollies par les cataplasmes, le bonnet de caoutchouc, les savonnages divers, etc. ; il faut tout d'abord procéder à l'épilation des cheveux malades et, comme le recommande E. Besnier, épiler autour de chaque point les cheveux supposés sains dans une étendue d'un centimètre environ de façon à établir une zone de surveillance et de protection; l'épilation peut, si l'on veut, être rendue indolore par les pulvérisations d'éther ou les applications de chlorure de méthyle ou exécutée plus facilement par des onctions préalables avec le giycéré cadique. L'épilation doit être renouvelée un certain nombre de fois dès que les cheveux ont repoussé, jusqu'à ce que soient disparus la rougeur de la base et l'engainement du poil ou que le microscope ne révèle plus la présence du parasite.
Outre l'épilation, la tête du malade doit être tous les jours lavée avec un savon antiseptique au goudron, à l'ichthyol, au naphtol, frictionnée avec une pommade parasiticide :
Huile de cade 2 grammes.
Soufre 4 —
Ichthyol 6 —
Lanoline /
,. aa 30 —
Vaselnie
FOLLICULITES ET PÉRIFOLLICULITES.
puis, il faut couvrir les régions malades d'epithèmes antiseptiques.
J. EsTÈvEs recommande tout particulièrement des applications d'un mélange de résorcine et d'huile d'amandes douces dans la proportion de 1 pour 8.
Sur le corps, les savonnages comme moyen de décapage et les badigeonnages avec la teinture d'iode sur les points atteints suffisent pour amener la guérison.
Aux ongles, le moyen curatif par excellence consiste dans l'avulsion de l'organe malade; sinon, on peut l'envelopper dans l'emplâtre de Vigo et le sectionner au fur et à mesure qu'il pousse.
FOLLICULITES et PÉRIFOLLICULITES
La question des folliculites et périfolliculites, actuellement à l'étude, est extrêmement complexe.
On englobe sous ce nom, en en faisant des variétés distinctes, soit des affections nouvellement décrites comme les folliculites el périfolliculites décalvantes de L. Brocq [folliculites et périfolliculites destructives du follicule pileux), les folliculites des régions velues de Quinquaud, le sycosis lupoïde deL. Brocq, les alopécies cicatricielles innominées d'E. Besnier, les alopécies cicatricielles de la kératose pilaire, les folliculites suppurées et conglomérées en placards de H. Leloir et Duclaux et de Quinquaud et Pallier, la dermatite papillaire du cuir chevelu de Kaposi [sycosis frambœsi forme de Hebra), Xacné décalvante de Lailler etMELCHiOR Robert, \e?, pseudo-pelades de L. Brocq,
FOLLICULITES ET PÉRIFOLLIGULITES.
V idéry thème sycosifonne àe Un?<a, l'acné pilaire cicatricielle dépilante d'E. Besnier et A. Doyon, certains acnés lupoïdes et lupus acnéiques, des folliculites médicamenteuses, etc., enfin une variété rare décrite par L. Brocq sous le nom de folliculites disséminées symétriques des parties glabres à tendances ceca^ncfe//e5 et deux variétés distinctes de folliculites généralisées distinguées tout récemment par T. Barthélémy et DE Saint-Germain sous les noms à'acnitis et de folliclis.
Toutes ces formes cliniques, dont les unes sont encore peu connues, n'ont d'autres caractères communs que de se développer dans les follicules soit pileux soit pilo-sébacés, d'envahir ordinairement les régions pileuses (barbe et cuir chevelu) et d'aboutir le plus souvent à une chute des poils, à une destruction complète du follicule pileux amenant une alopécie définitive et la production d'un état cicatriciel plus ou moins particulier et d'être, en général, très rebelles au traitement.
Traitement. — Les divers traitements conseillés par les auteurs qui ont décrit ces folliculites comprennent presque tous l'emploi des antiseptiques : sublimé, acide phénique, pommades mercurielles ; des caustiques chimiques, du thermo ou du galvano-cautère, du curettage, des scarifications.
GALE (Voir la planche XVI)
Synonymie. — Scabies. ^
Définition. — La gale est une affection de la peau caractérisée par une éruption polymorphe provoquée par la présence d'un parasite, l'acare de la gale [acarus scabiei de DE Geer, sarcoptes hominis de Raspail, sarcoptes scabiei de Mégnin).
Parasite. — L'acare est un petit animalcule de forme ovoïde, rappelant assez bien l'aspect d'une tortue, de couleur jaune blanchâtre.
La femelle, un peu plus grosse que le màle, a environ un tiers de millimètre de longueur et un quart de millimètre de largeur; la tète est petite, arrondie, armée de soies; les pattes sont au nombre de huit, deux paires antérieures, munies de ventouses et deux paires postérieures, garnies de soies; le dos est rugueux, hérissé de poils et d'épines à direction oblique de bas en haut et d'avant en arrière.
Le mâle, plus rare que la femelle, estplus petit, vme seule de ses quatre paires de pattes (la troisième) est munie de soies.
Les mâles vivent sous la peau, sous les écailles épidermiques ou sous les croûtes; les femelles vivent sous l'épiderme, dans des galeries ou sillons qu'elles creusent et
Pl. XVI. — Gale.
GALE
dans lesquels elles déposent leurs œufs au nombre de un ou de deux par jour jusqu'à concurrence de cinquante environ, pour mourir ensuite. Les œufs donnent d'abord des larves qui se transforment en nymphes (mâles et femelles), devenant ensuite des mâles et femelles pubères.
Sillon. — Le sillon, creusé sous la peau obliquement par rapport à sa surface, apparaît comme une petite ligne d'un gris noirâtre plus ou moins sinueuse (voirla planche XVIII), en virgule, en S, en fer à cheval, plus ou moins longue, ayant de deux et trois millimètres de longueur jusqu'à deux, trois centimètres et même plus. Ses extrémités diffèrent d'aspect : l'une, tête ou entrée du sillon, est plus large, l'épiderme est éraillé à son niveau; l'autre, la queue, est légèrement saillante (éminence acarienne de Bazo) et est la demeure de l'acare visible parfois sous l'apparence d'un petit point blanc que l'on peut extraire, mais quelquefois avec difficulté, en passant sous son siège l'extrémité pointue d'une épingle. Le sillon est ponctué dans sa longueur de petits points noirs que l'on a considérés comme des acares, comme des fèces ou comme de petits trous de sortie des larves.
Ce sillon constitue le signe pathognomonique de la gale.
Siège. — Il a des sièges absolument spéciaux : on le trouve sur les mains, les doigts (faces latérales), les espaces interdigitaux, la paume de la main chez les femmes, les poignets (faces antérieure et interne), la face antéi'ieure des aisselles (voir la planche XVII) ; les seins, à côté du mamelon chez la femme, le pénis chez l'homme, les pieds (faces dorsale, plantaire et latérales en arrière des malléoles) chez les femmes et les enfants, les fesses dans les deux sexes, quelquefois même la face chez l'enfant.
GALE
Outre les sillons, le polymorphisme et les localisations (voir la planche XVI) de l'éruption qui accompagne la gale sont encore des signes ahsolument spéciaux et caractéristiques de l'affection ; on trouve dans celle-ci des vésicules {gale vésiculeuse), des papules [gale jmpuleuse ou papuliformé), des bulles [gale huileuse)^ des pustules [gale pustuleuse on purulente) . (Voir la planche XVIII.)
Souvent aussi coexistent de véritables dermites : prurigo, eczéma, lichen, urticaire, impétigo, ecthyma, furoncles, abcès, adénites, etc., etc., vraies complications de la gale.
Dans une forme spéciale, dite gale de Norvège ou de BoECK [gale croûteuse), l'affection, due suivant Furstenberg et Mégnin au sarcopte des carnassiers [sarcoptes crustosx), est remarquable par ses amas de croûtes [gale à croûtes géantes d'E. Besnier), formées de débris épidermiques, d'acares morts, de fèces, d'œufs, etc., par les callosités épidermiques observées aux coudes, aux genoux, à la paume des mains et à la plante des pieds, par la chute des poils et l'épaississement des ongles.
Marche. — L'affection ne se déclare pas aussitôt après qu'on l'a contractée ; une période d'incubation, variant de deux à huit jours en général, pendant laquelle le malade n'éprouve que quelques démangeaisons, précède l'apparition des symptômes décrits plus haut. Ceux-ci, dès qu'ils se sont produits, s'accompagnent de violentes démangeaisons qui se manifestent surtout le soir, après le coucher, variables suivant les sujets et manquant parfois totalement ((/a/e aprurigineme) ou n'incommodant point le malctde [prurit inconscient d'E. Besnier).
Les lésions de grattage provoquées par les démangeaisons amènent une hyperchromie de la peau [mélano-
Pl. XVII
— Gale (lésions axillaires).
GALE
dermie acarienne) localisée surtout au-devant des aisselles, importante au point de vue du diagnostic.
Les symptômes s'accroissent généralement si la gale n'est pas traitée; on a même vu cette maladie entraîner à la longue une sorte de cachexie {gale cachectique).
Dans certains cas (maladies graves et fébriles), l'affection cutanée subit une amélioration passagère qui disparaît avec le retour à la santé.
Pronostic. — Le pronostic de la gale n'est jamais grave; il faut toutefois réserver celui des lésions concomitantes ; enfin, il faut savoir qu'il existe un prurit post-scabieux [psorophohie) pouvant survivre à l'affection plus ou moins longtemps et créant V acai^omanie , suivant l'heureuse expression d'E. Besnier.
Diagnostic. — Le diagnostic d'une gale confirmée est facile à faire ; mais, au début ou chez les gens soigneux et propres, il est parfois difficile à établir.
On se basera sur l'heure à laquelle se produisent les démangeaisons, sur le siège des lésions, leur polymorphisme, la présence de l'acare et surtout celle du sillon.
On ne confondra pas la gale avec le prurigo pédiculaire, dont les lésions siègent surtout à la face postérieure du thorax (niveau des épaules et ceinture).
Dans certains cas, il faudra rechercher si les lésions urticariennes, eczémateuses, ecthymateuses, etc., accompagnent la gale ou constituent des affections distinctes : urticaire vraie, etc.
Traitement. — Parfois, l'état des téguments trop irrités soit par des traitements antérieurs mal compris, soit par les complications de la gale elle-même, oblige à ne pas
GALE
employer le traitement rapide dit la frotte; dans ce cas, après avoir calmé les symptômes aigus au moyen de bains d'amidon, de cataplasmes, on fait faire au malade tous les soirs une friction générale avec la pommade de Bourguignon :
aa l^^ao
Huile de lavande
Huile de menthe
Huile caryophyllée . . . .
Cinnamome
Gomme adragante 3 grammes.
Carbonate de soufre 35 —
Fleur de soufre. 100 — '
Glycérine 200 —
Chez les très jeunes enfants, nous avons coutume de faire faire tous les jours une friction avec
Onguent styrax
Huile d'amandes douces.
aa parties égales.
Lorsqu'on peut, ce qui est toujours préférable, recourir à la cure rapide, voici la technique à adopter analogue à celle instituée par Hardy à l'Jiôpital Saint-Louis.
1" Friction générale pendant vingt minutes à l'aide d'une brosse, avec de l'eau chaude et du savon (savon mou de potasse si la peau n'est pas trop irritée).
2° Bain d'une demi-heure dans lequel on continue la friction.
3° Friction générale, en insistant sur les lieux d'élection du parasite, avec la pommade d'Helmerich modifiée par Hardy :
Carbonate de polasse 25 grammes.
Soufre oO —
Axonno. 300 —
Garder la pommade pendant deux heures.
4° Bain.
Pl. XVIII. - Gale pustuleuse.
GANGRENE CUTANEE.
Il est, en outre, indispensable de prescrire au malade la destruction ou la désinfection des vêtements et objets cont9,minés (gants, linge, vêtements, draps et couvertures de lits, etc.), ce qui, à Paris du moins, est facile grâce aux étuves municipales mises gratuitement, en général, à la disposition du public. Cette précaution, minutieusement observée, nous a permis de ne constater aucune récidive sur les 31 cas que nous avons soignés dans le cours d'une année au Dispensaire scolaire du XIII° arrondissement, alors que nous en avons observé chez nos malades de la ville ou de la clinique.
Cette récidive est néanmoins moins fréquente que les malades le croient, en raison du prurit qui survit souvent à la frotte et que des bains d'amidon, des onctions avec la vaseline, la lanoline additionnée d'un centième d'essence de menthe, calment le plus ordinairement.