amyd
Essence de lavande
aa 20
XXX gouttes.
Pommade de Duhring :
Axonge benzoïnée Glycérine ....
Vaseline
30 grammes.
ICHTHYOSE FOETALE.
Pommade de L. Brocq :
Acide salicylique Acide tartrique . , Résorcine . . . , Soufre précipité.
Axonge fraîche. .
Lanoline ....
aa 1 gramme.
Nous employons ordinairement la pommade suivante :
E. Besnier et A. Doyon conseillent, comme adjuvants du traitement externe, le massage, les frictions, les exercices musculaires, la gymnastique.
Le traitement interne qui doit avoir pour but d'exciter toutes les fonctions de la peau et particulièrement de ranimer le fonctionnement des systèmes sébacé et sudoripare comprend l'usage longtemps continué de l'huile de foie de morue, de l'arsenic, du soufre, du goudron.
Synonymie. — Ichthyosc intra-utérine. — Ichthyoso congénitale.
Sous ce nom, Thibierge a décrit l'état d'enfants naissant avec un épidémie épais, dur, couvert et incrusté de matière sébacée desséchée; la peau est sale, fissurée; la bouche et les paupières ne peuvent se clore, les mouvements des membres sont presque impossibles.
Acide tartrique
1 gramme.
d,oO
Naplitol Ichthyol , Vaseline Lanoline
ICHTHYOSE FŒTALE
IMPÉTIGO.
L'enfant succombe très rapidement.
Cet état serait, disent E. Besnier et A. Doyox, un hératome malin généralisé intra-iitérin.
Traitement. — Le traitement, palliatif, consiste en lavages répétés avec une solution boriquée à 4 p. 100, et en onctions avec la vaseline boriquée à 1 p. 30.
IMPÉTIGO
(Voir la planche XX.)
Synonymie. — Tinea lactea (Sauvages). — Impétigo larvalis. — Poi-rigo larvalis. — Porrigo contagiosa. — Porrigo favosa et lupinosa (Willan et Bateman). — Dartres crustacées flavescentes. — Teigne granulée. — Teigne muqueuse. — Mélitagre (Alibert). — Meliceris. — Meliceria. • — Gourmes. — Dartres croùteuses. — Galons. — Croûtes de lait.
Définition. — L'impétigo est une affection spéciale de la peau caractérisée par de petites pustules superficielles, groupées, auto-inoculables, qui, au bout de quelques jours (trois ou quatre), se transforment en croiites jaunâtres caractéristiques, qui tombent sans laisser de cicatrices.
Symptomatologie. — Au point de vue purement objectif, l'impétigo débute par une série de taches rouges, plus ou moins grandes, plus ou moins régulières sur lesquelles se montrent bientôt de petites vésico-pustules, acuminées et agglomérées (pustules psydraciées) .
Très rapidement, au bout de deux ou trois jours, souvent plus tôt, les pustules se rompent, soit spontanément.
IMPÉTIGO.
soit sous une influence quelconque et leur contenu s'épanche au dehors sous forme d'un liquide plastique, séropurulent, jaunâtre, ambré, melliforme, qui se concrète facilement et rapidement en croûtes épaisses plus ou : moins dures, anfractueuses, allongées comme des stalac- ' tites [impétigo procumbens , dartre crustacée stalacti forme) • jaunâtres, mélitagreuses, c'est-à-dire ressemblant à des | fragments de miel épaissi [melitagra flavescens) ou verdâtres comme certaines mousses [melitagra musciformis) ou noirâtres [impétigo nigricans) , quelquefois fendillées i [impethjo scabida). \
Ces croûtes, détachées par l'exsudation séro-purulente qui continue à se produire, tombent spontanément, et, audessous d'elles, la région est rouge, luisante, suintante, parfois exulcérée ; d'autres croûtes se produisent alors i pour se détacher encore et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elles deviennent sèches et minces et tombent pour la dernière fois en laissant à leur place une surface légère- , ment desquamante, qui revient peu à peu à l'état normal. |
Parfois, les pustules sont entourées d'une aréole inflam- \ matoire ; quelquefois, les vaisseaux lymphatiques et les gan- ' glions voisins peuvent être pris, tuméfiés et douloureux. I
Il n'y a, en général, pas de réaction locale, ni chaleur, j ni douleur ; toutefois, une démangeaison, légère au début, s'accentue souvent à la période d'état et incite le malade ] à se gratter, d'où auto-inoculations fréquentes. ,.i
Le plus ordinairement apyrétique pendant son évolution, l'affection s'accompagne quelquefois au début de symp- ; tûmes fébriles légers : frissons, courbature, embarras gastrique, etc.
Siège. — Théoriquement, l'impétigo peut occuper toutes î les régions du corps, mais, en réalité, on l'observe presque
Pl. XX. — Impétigo.
IMPÉTIGO.
toujours à la face, formant parfois de vastes placards [impétigo larvalis). (Voir la planche XX.)
Durée. — La durée de l'impétigo est variable, et cela se conçoit, en raison des poussées successives dont il est l'objet; en général, il dure deux, trois ou quatre semaines.
Variétés. — Quand les plaques d'impétigo sont circonscrites, bien délimitées en groupes plus ou moins larges, elles constituent l'impétigo confcrta ou figurata^ que l'on constate souvent sur la face (joues) des enfants lymphatiques [scrofidide bénigne exsudative de Bazin).
Disséminée çà et là, sans formes régulières, l'affection prend le nom à''impetigo sparsa, l'une des formes de l'eczéma professionnel [impétigo dartreiix ou mélitagre de Bazin.
\J impétigo contagiosa de Tilbury Fox et E. Wilson, Taylor, Kaposi, etc., est évidemment une variété de Vimpetigo sparsa.
Siégeant au cuir chevelu et constitué par de petites pustules isolées ou réunies, se desséchant sous forme de croûtes, dures, noirâtres, grisâtres, attachées aux cheveux collés ensemble et exhalant une odeur repoussante, Yimpetigo est dit granulata (Biett, Cazenave, Gibert, Devergie), accompagnant presque toujours les poux de tête [porrigine gramdée d'ALiBERT).
Pronostic. — Quelle que soit sa forme, la guérison de l'impétigo est toujours la règle, et l'affection, par suite du siège superficiel des éléments éruptifs, ne laisse jamais ni cicatrices ni taches, sauf quand elle a duré trop longtemps; il peut persister alors une pigmentation brunâtre, ne s'effaçant jamais ou sinon après un long laps de temps.
IMPÉTKiO.
Diagnostic. — L'impétigo est quelquefois difficile à différencier de Veczéma, avec lequel il se trouve souvent réuni, sous la forme d'eczéma iynpétigineux ; outre la démangeaison qui existe plus accentuée dans l'eczéma que dans l'impétigo, dans cette dernière affection les vésicopustules diffèrent des vésicules de l'eczéma, les croûtes en sont épaisses, rugueuses, jaunâtres, tandis que dans l'eczéma, ce sont des croûtelles lamelleuses, minces et molles ; enfin l'impétigo évolue plus rapidement.
h'ecthyma diffère de l'impétigo par ses pustules plus volumineuses, plus enflammées, par ses croûtes plus noires, enfin par ses cicatrices.
L'impétigo du cuir chevelu ressemble quelquefois au faims, mais, en dehors de l'examen microscopique, l'aspect des cheveux secs, grisâtres, lanugineux, les plaques d'alopécie, l'odeur spéciale de cette dernière affection éclairent souvent le diagnostic, même en l'absence de godets caractéristiques.
Étiologie. — Dû à l'inoculation de microbes pyogènes vulgaires, l'impétigo est surtout fréquent dans le jeune âge et chez les adolescents [impétigo Juvenilis), les sujets lymphatiques [impétigo lymphatica).
On l'observe plus fréquemment pendant l'été et Fhiver pour Devergie, au printemps pour Rayer.
Comme causes occasionnelles, on a cité les fatigues, les excès de boissons [impétigo apotu).
11 coexiste maintes fois avec les parasites, acares et poux, se développant souvent en l'absence de soins de propreté.
Traitement. — Les indications thérapeutiques qu'impose le traitement de l'impétigo sont les suivantes :
IMPÉTIGO.
Antiseptiser la région atteinte ; Traiter la lésion locale ;
Modifier le terrain sur lequel l'affection s'est développée.
L'antisepsie de la région atteinte sera obtenue par des lavages fréquents, des pulvérisations, avec des solutions boriquées à 4 p. 100 ou de sublimé à 1/2000.
Localement, on fera tomber les croûtes avec des cataplasmes de fécule de pommes de terre, des compresses imbibées de décoctions de guimauve ou de têtes de camomille et additionnées pour un verre d'une cuillerée à café d'acide borique et i-ecouvertes de tatïetas gommé. Ce résultat obtenu, on devra soit faire matin et soir des onctions avec la vaseline boriquée à 1/30 ou la pommade d'E. Vidal:
Tanin 2 grammes.
Calomel 1 —
Glycéié d'amidon à la glycérine neutre . . .30 —
OU celle de W. Dubreuilh :
soit, ce que nous préférons, lorsque cela est possible, faire un pansement occlusif avec des bandelettes d'épithème adhésif à l'ichtliyol ou à l'aide de l'emplâtre rouge d'E. Vidal.
Dans l'eczéma impétigineux, on a préconisé (F. Cesari) des applications topiques avec :
Acide picrique dissous dans l'étlier. 0"',3o à 0''',70 centigr. Eau de roses IbO grammes.
Acide picrique dissous dans l'éliier .... 0='',20 centigr.
Vaseline
Axonge
Oxyde de zinc.
Acide salicylique
Acétate de plomb cristallisé
OU
Lanoline
150 grammes.
IMPÉTIGO HERPÉTIFORME.
Le traitement généra] s'adressera nécessairement à la constitution du sujet atteint d'impétigo : huile de foie de morue, sirop antiscorbutique chez les uns, fer et toniques chez les autres, iodure de potassium chez certains, etc.
IMPÉTIGO HERPÉTIFORME (de Hebra)
Synonymie. — Dermatite pustuleuse circinée excentrique d'E. Besnier et A, Doyon.
C'est une afï'ection pustuleuse, rarement observée en France, atteignant plus particulièrement les femmes enceintes et ordinairement très grave.
Elle consiste en pustuletles groupées, formant des taches de la dimension d'une lentille ou de celle d'une pièce de cinquante centimes; leur contenu, d'abord opaque, puis jaune-verdàtre, se dessèche rapidement sous forme de croûte de couleur brun sale entourée bientôt de un, de deux ou de trois cercles excentriques de pustules analogues aux premières et dont les croûtes augmentent les dimensions de la croûte primitive. Les lésions qui débutent par le pli de l'aine, le nombril, les seins, les aisselles, s'étendent peu à peu, de façon à envahir de grandes surfaces, sur lesquelles, après la chute des croûtes, on trouve un derme rouge ou suintant, lisse ou comme papillomateux.
Les muqueuses sont envahies dans certains cas.
Une fièvre continue rémittente et des symptômes généraux graves (troubles digestifs et nerveux, albuminurie, etc.) accompagnent cette maladie dont le pronostic est presque toujours fatal.
On la considère comme une « pustulose métastatique »
INTERTRIGO.
(NEUMAiNN),une infection pyogénique ou une affection d'origine réflexe d'ordre trophique (E. Besnier et A. Doyon).
Traitement. — Le sulfate de quinine contre la fièvre, les toniques, doivent constituer la base du traitement interne.
Comme médication externe on a employé les applications antiphlogistiques, les bains permanents, simples ou alcalins, les pommades anodines.
INTERTRIGO
(Voir la planche XXI.)
Synonymie. — Erythème intei'trigo.
Définition. — Ce nom est appliqué à une forme d'érythème se développant dans des régions telles que les aisselles, la partie inférieure des seins, les aines, la face supéro-interne des cuisses, les régions anale et périnéale, les plis de l'abdomen^ les plis du cou (chez les enfants) , dans lesquelles la peau est adossée à elle-même.
Symptomatologie. — L'intertrigo, outre le symptôme érythèmc dont la rougeur est généralement plus vive au centre de la plaque qu'au pourtour, s'accompagne presque toujours de vives démangeaisons et de cuisson; souvent même existent des ulcérations étroites et allongées siégeant dans le fond des replis cutanés, suintantes [intertrigo piirifluens) , et produisant un liquide séro-purulent à odeur fade, parfois d'une fétidité extrême. Dans certains cas
INTERTIilGO.
se produit une véritable dermite érythémateuse parsemée d'excoriations, recouverte parfois de membranes diphthéroïdes ou d'ulcérations gangréneuses (Wertheimher).
Marche. — L'intertrigo persiste souvent très longtemps en raison même de la continuité de ses causes productrices; dans le cas contraire, lorsque celles-ci disparaissent, sa durée n'est que de quelques jours.
Pronostic. — Son pronostic varie donc suivant la nature de la cause qui Fa engendré.
Diagnostic. — L'intertrigo non suintant se distingue assez bien de Veczéma en raison des régions spéciales sur lesquelles il se développe; lorsqu'il est suintant, il se différencie de Veczéma par le peu d'abondance de sa sécrétion qui ne forme pas de croûtes comme cela arrive dans les sécrétions eczémateuses.
Le microscope fera faire le diagnostic entre l'intertrigo et V érythrasma ou la trichophytie cutanée quand ces dernières maladies affectent les régions le plus ordinairement atteintes de l'éruption intertrigineuse.
Étiologie. — L'intertrigo se produit surtout chez les gens obèses, les femmes principalement, les arthritiques et lorsque les produits de sécrétion, comme la iueur, l'urine, séjournent sur la peau qu'elles irritent en l'.ibsence de soins de propreté suffisants, ce qui explique la fréquence de cette affection chez les jeunes enfants.
Il faut encore noter comme cause spéciale d'érythème intertrigineux vulvaire, l'existence du diabète; chez les hommes diabétiques, l'intertrigo se montre sous forme de
INTERTRIGO.
rougeur et même d'ulcération du gland et de la face interne du prépuce.
Traitement. ■ — En première ligne viennent les soins de propreté; les lavages, fréquents, devront être pratiqués avec de l'eau bouillie rendue légèrement astringente par l'adjonction d'alun, de tanin, et additionnée, si la démangeaison est vive, d'une petite quantité d'acide salicylique, d3 sublimé. Les lavages seront suivis d'applications de poudres inertes; poudre de talc, oxyde de zinc, lycopode, sous-nitrate de bismuth. Le mélange suivant a été conseillé par R. Heinz :
Dermatol 2 grammes.
Poudre de talc. 70 —
Poudre d'amidon 10 —
Entin, les régions en contact seront séparées au moyen d'une légère couche d'ouate.
Le traitement général sera indispensable dans un certain nombre de cas (chez les arthritiques, glycosuriques, les jeunes enfants).