‹ Précis iconographique des maladies de la peauChapitre 59 sur 120 · LÈPRE TUBERCULEUSE · texte numérisé non relu

LÈPRE TUBERCULEUSE

aller de la dimension de l'ongle à celle d'une pièce de cinq francs en argent ou à celle de la paume de la main; la tache est rouge, surtout au début, parfois blanche et décolorée [lèpre des Hébreux) ; plus lard, elle est vineuse ou livide, violacée, parfois d'un brun grisâtre ou jaunâtre, enfin couleur bronze ; les taches siègent sur le visage, sur le front, les joues, sur le tronc, les membres, les mains et les pieds (paume et plante).

A cette période, la peau, lisse et brillante, infiltrée, reste plane ou légèrement saillante.

Les taches changent ensuite d'aspect et de forme, disparaissant au centre et augmentant à la périphérie ou réci- I proquement; quelquefois elles s'effacent complètement.

Période déformante. — Au bout d'un certain temps se 1 chiffrant par mois ou par années, apparaissent les tubercules lépreux, les lépromes cutanés de H. Leloir [tubercules \ dermoïdes de Bazin, léprides nodulaires d'E. Besnier).

Ce sont des nodosités arrondies, lenticulaires, hémisphériques ou aplaties, grosses comme un grain de plomb, un pois, une noisette, dures, fermes et rénitentes, luisantes, de couleur variable : rose ou rouge, brun sale, cuivre, parfois orangée ; sillonnées de télangiectasies ; elles sont lisses, parfois desquamantes, disséminées ou confluentes, disposées alors en placards bosselés, irréguliers ou non.

La peau, de couleur livide ou pigmentée, est infiltrée, empâtée [œdème lépreux) ; souvent elle est fissurée ; les poils sont décolorés.

Les tubercules lépreux naissent dans le derme [léprome dermicpie pur de H. Leloir) ou l'hypoderme [léprome hypodermique de H. Leloir).

Certains siègent profondément dans l'hypoderme, soit ,

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