‹ Précis iconographique des maladies de la peauChapitre 63 sur 120 · TRAITEMENT DE LA LÈPRE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE LA LÈPRE

Étiologie. — Due à un bacille, la maladie doit nécessairement être contagieuse. Cette question est encore très discutée ainsi que sa transmission héréditaire.

C'est une maladie endémique paraissant sévir de préférence sur certaines races ou certains individus placés dans des conditions défectueuses d'hygiène, d'alimentation, etc.

Traitement. — Jusqu'à nouvel ordre, il est bien évident qu'au point de vue prophylactique s'impose l'isolement de tout individu lépreux.

Comme traitement général, il faut d'aboi^d songer à l'hygiène du lépreux qui doit user de soins rigoureux de propreté (bains et lavages quotidiens), éviter toutes les substances alimentaires excitantes (alcool, salaisons, poissons de mer, etc.), habiter un climat sain, indemne.

A l'intérieur, on donne l'huile de chaulmoogra, à la dose de 10 à 200 gouttes par joiu% le baume de Gurjum à la dose de 2 à 12 grammes par vingt-quatre heures, l'acide phénique à la dose de 23 centigrammes à 1 gramme, le salol, le tanin, l'arsenic comme reconstituant, le chlorate de potasse à haute dose (J. Carreau, de la Pointe-à-Pitre), enfin l'ichthyol préconisé par Unna qui l'emploie généralement à la dose de 75 centigrammes par jour.

Nous avons employé ce médicament chez une de nos malades venant de la Colombie, atteinte de lèpre mixte (taches maculeusesanesthésiques, tubercules non ulcérés), à la dose de 2 grammes par jour pendant vingt jours consécutifs, suivis de dix jours de repos pour recommencer ensuite, alternant l'usage du médicament et la période de repos.

En même temps que cette médication interne, nous avions institué un traitement externe méthodique et minutieux qui était le suivant.

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