LES MEDIA
Les media sont des agents que noms pouvons utiliser à notre gré pour préparer la réceptivité de l’individu.
L’homme n’est pas immuable, ses états de réceptivité se modifient à chaque minute, suivant ses occupations quotidiennes, et obligent donc à prendre des media suspendant ces états passagers, en en créant de nouveaux.
La réceptivité de i’homme qui se lève est à une salle de bains plus pratique, ensuite, à un chocolat plus substantiel; presque en même temps elle est ouverte, par le journal matinal, aux choses politiques et extérieures.
A neuf heures du matin, elle est certainement en rapport avec les occupations quotidiennes professionnelles et, douze heures plus tard, elle s’oriente probablement vers quelque distraction théâtraie ou familiale.
Action des media. — Les media opèrent sur l’individu une suggestion extérieure préparatoire des suggestions de l’annonceur.
Cette suggestion est subie passivement et sans réaction dans le cas des media muraux; elle est acceptée et recherchée dans le cas des media de presse dont quelques-uns déterminent un milieu.
Il est évident que l’acheteur d’un journal d’agriculture, en le lisant, concentre sa pensée sur les choses agricoles et acceptera plus facilement des offres pour une machine agricole.
Il est également certain que le passant qui voit un tableaupublicité dans une épicerie est tout de suite préparé, par l’intérieur de l’épicerie, aux choses alimentaires.
Utilisation des media. — Les media choisis, pour avoir leur plein effet préparatoire, doivent être en rapport avec la chose proposée, à défaut, avec le milieu prospecté.
Les media seront étudiés à la fin de l’ouvrage ; il suffisait maintenant de préciser leur rôle suggestif, préparatoire des états de réceptivité favorables L
1. Dès maintenant, rappelons que les moyens postaux ne bénéficient d’aucune suggestion extérieure préparatoire émanant de média appropriés, mais seulement des suggestions circonstancielles des événements.
LES PRINCIPES
D. — Le raisonnement tout fait
Si nous résumons tout ce que nous avons examiné antérieurement, nous observons ce qui suit :
L’individu est, en général, dans un état de réceptivité indifférent à la proposition de l’annonceur.
L’action subjective permet de restreindre le clianip d’action en localisant les milieux. Elle permet d’entrer en contact avec tous les individus, du fait de l’idéalisation. Enfin, sur l’individu ainsi préparé, l’action objective, avec tous ses éléments, a toute chance de prendre.
Mais il reste à savoir sous quelle forme nous présenterons au public l’ensemble des éléments actifs dépendant de nous, à savoir, les actions objective et subjective.
Ici, nous devons nous rappeler que le cerveau humain, s’il n’est paresseux, aime la simplification; aussi allons-nous venir à lui avec un raisonnement tout fait.
Seul un raisonnement tout fait peut rendre notre proposition agissante et concluante sous forme d’achat. Il complétera ce faisceau d’éléments dont le but est d’écarter tous les ob.stacles entre le prospecté et l’annonceur.
Illustration. — Le raisonnement tout fait peut être réalisé par l’illustration.
Rédaction. — Le raisonnement tout fait sera surtout obtenu à l’aide de la rédaction.
Les principes qui vont suivre s’appliquent donc surtout à la rédaction, mais sont très largement indicatifs de ce qu’il y a lieu de faire pour l’illustration.
Illustration et rédaction. — Rappelons une fois pour toutes, que l’illustration et la rédaction doivent être employées conjointement pour assurer le maximum de résultats. Ajoutons que les parties immédiatement concluantes du raisonnement doivent être confiées, lorsque possible, à l’illustration dont l’action .suggestive est plus immédiate.
LA SUGGESTION