CHAPITRE III
ROTOGRAVURE
Un nom qui englobe à peu près tous les procédés de gravure mécanique rotative.
Principe. — Une plaque de métal, cintrée par le travail rotatif, est enduit d’un produit sensible aux rayons lumineux. Cette plaque est impressionnée au travers d’une trame. Et l’on procède à la gravure photochimique comme pour les clichés de photogravure.
On obtient ainsi des creux variables selon l’intensité de l’original, recevant un encrage d’épaisseur correspondante. Ce qui fait qu’avec un seul ton d’encre, on obtient depuis le ton absolu jusqu’au dégradé au blanc, un moelleux difficile à atteindre autrement et qui ajoute à la beauté du travail.
Les deux procédés les plus en usage de rotogravure sont l’héliogravure et la roto-calco ou off-set.
La principale différence qui les caractérise est, qu’avec l’hélio, le papier est directement imprimé par le cylindre( gravé, tandis qu’avec l’off-set l’impression est faite par le cylindre sur caoutchouc, lequel la reporte ensuite sur le papier. Il en résulte que l’impression des photos, par exemple, est plus artistique, plus agréable avec l’hélio, mais que le texte en petits corps est moins facile à lire. En conséquence, vous préférerez l’hélio pour les moyens comportant beaucoup d’illustrations ou de photos et peu de texte en petits corps et inversement vous opterez pour Toff-set dans le cas contraire.
Nous n’en dirons pas davantage sur la technique de ces deux procédés, en train de supplanter complètement la typo pour le tirage des publications hebdomadaires, laissant à ceuxi que la question intéresse le soin de se reporter aux ouvrages spécialisés.
GÉRIN. — Précis^de Publicité. 6