LA RADIO
Les tren,te secondes. — S’il s’agit d’un simple texte de 40 mots diffusés à la Radio, ou de trente secondes (texte avec indicatif musical, sur fond de musique ou non), on tendra à donner à ce texte la forme du raisonnement tout fait qui a été indiqué pour l’annonce. Car là, on n’a pas le temps d’enjoliver la proposition commerciale et puisqu’on doit la présenter toute crue, autant le faire avec franchise, mais simplement et sans exagération excessive.
La chanson. — Il est possible à un publicitaire, qui a la versification facile, de mettre en couplets (avec refrain), soit un raisonnement tout fait, soit une série d’arguments en faveur de la chose à vendre. Il le fera d’autant mieux qu’il ne sera pas tenu par la musique si, suivant Tordre logique, le compositeur n’intervient que, les paroles écrites, pour les habiller d’une musique inédite.
Quoique les exemples aient été peu nombreux, nous sommes persuadé qu’une chanson vraiment publicitaire et néanmoins agréable à entendre (donc acceptable par le public sans réaction « coupante »), est parfaitement réalisable. Il est évident que le sujet doit s’y prêter quelque peu et que le résultat sera meilleur et plus facilement acquis avec un parfum ou un produit de beauté qu’avec un produit pharmaceutique.
Le concert patronné. — Ici la musique prend le pas sur la publicité. Ce moyen, d’ailleurs, n’a de valeur que pour les firmes déjà connues, les produits déjà bien lancés, qui veulent simplement asseoir ou maintenir leur notoriété.
La publicité n’intervient alors que discrètement au début et à la fin du quart d’heure ou du concert patronné pour indiquer que c’est la Maison X... qui l’offre généreusement aux auditeurs. Puisqu’en l’espèce, vous faites un « cadeau », ayez bien garde d’oublier que la façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne. ,
Dès lors, les principes publicitaires ne sont plus de mise ici. Vous devez vous présenter discrètement, en présentant votre concert, ne faire aucune faute de goût, ne point vous départir d’un tact indiscutable.