‹ Précis intégral de publicitéChapitre 7 sur 174 · MOYENS LUMINEUX · texte numérisé non relu

MOYENS LUMINEUX

Parmi ceux-ci l’enseigne lumineuse relève jilutôt de l’affiche et serait si l’on veut l’affiche nocturne. Mais avec les progrès conjugués de la mécanique et de l’électricité appliqués à la publicité, on en est venu à construire des panneaux lumineux qui ont vraiment leur personnalité propre et constituent un moyen de publicité neuf et nettement à part.

Le panneau lumineux. — Sur un grand panneau, établi généralement à bonne hauteur sur une grande place et à un carrefour de rues, est disposé un jeu considérable de lampes électriques de plusieurs couleurs. Par un jeu savant de combinaisons, ces lampes en s’allumant et s’éteignant à tour de rôle ou simultanément, inscrivent dans la nuit des textes variés qu’illustrent des personnages ou tous autres sujets, doués de mouvements, nécessités par la publicité.

Les lampes électriques sont parfois remplacées par des tubes de néon, dont la lumière est plus violente et la dépense de consommation moindre. Mais les combinaisons lumineuses sont moins souples et moins variées qu’avec les lampes électriques. Notons que le panneau lumineux magistral a été établi pour le compte de Citroën sur la tour Eiffel.

La publicité du panneau lumineux est plutôt créatrice de notoriété. Mais dans les cas où la proposition commerciale ne requiert pas de longs développements, elle peut réaliser effectivement la vente.

LES PRINCIPES

LA VITRINE PUBLICITAIRE

La vitrine, dans la publicité classique, était le moyen d’assurer l’étalage, sous les yeux des passants, d’un certain nombre d’objets qui lui étaient offerts et qui étaient trop précieux ou trop délicats pour souffrir leur vente à l’étal.

Mais, ces dernières années, la vitrine s’est souvent transformée, de medium qu’elle était, en véritable moyen de publicité.

Pour les produits pharmaceutiques et les produits de beauté notamment, des vitrines sont louées par l’annonceur chez les détaillants les mieux « situés ». L’intégralité de la vitrine est alors consacrée soit à un seul produit, soit à la production d’un seul annonceur. Une présentation décorative, plus ou moins artistique, de la vitrine tend à créer l’atmosphère la plus favorable à la chose à vendre, à en présenter les qualités et avantages sous un jom- suggestif. Il s’agit, par une création nouvelle, originale ou amusante, de retenir et fixer un, instant l’attention du passant. Des débauches d’imagination ont été faites avec ce nouveau moyen. Et l’on a vu la vitrine occupée par un sujet « en chair et en os » qui simidait les petits automates que certains annonceurs avaient jadis placés dans leur vitrine pour happer le passant. Ces pseudo-automates grandeur nature ont eu leur heure de succès, mais la curiosité du public s’émousse vite et il faut l’aiguiser sans cesse. C’est pourquoi la vitrine, pour demeurer un bon moyen de publicité, doit se renouveler constamment dans sa conception et sa présentation.

Publicité individuelle

La publicité individuelle groupe des moyens dont l’ensemble vise directement chaque unité du public et qui sont généralement délivrés ou remis dans les mains ou au domicile de chaque intéressé.

Le propre des moyens de publicité individuelle est de ne subir, en principe, l’influence d’aucun medium. Ils forment trois grandes subdivisions : les moyens postaux, les moyens manuels, les primes. Quelques-uns des moyens des deux premières subdivisions ont entre eux des analogies. Là encore nos définitions s’appliquent aux moyens types.

DÉFINITIONS

Page 1