DILATATION DES BRONCHES
talions iiaitillifoniies ou parcourue par des cloisons conjonctives. L't'pitht'liuin l)ronclii(|ue est modifié (disparition des cils vihratiles, transformation en cellules caliciformes, cubiques), rarement dis[)aru l'I remplacé par une couche de tissu embryonnaire comme dans les vieilles dilatations de ladulte: le chorion est épaissi, infiltré de cellules rondes; les libres musculaires, les fibi-es élastiiiues et les cartilages sont plus ou moins profondément altérés; la sous-mu- (|uêuse renferme un riclie réseau de capillaires très dilatés. Le lobule pulmonaire présente des lésions de sclérose broncho-jmlmoiiaire, qui d'ailleurs sont parfois minimes (Hutinel).
Dans le muco-pus on trouve une riche fiore microbienne : j)neumobacilles de Friedlander, streptocoques, pneumocoques, staphylo<'0(|ues. etc.
Pathogénie. — Les coudilions étiologiques et b-s b'sions constatées montrent, sans qu'il soit nécessaire de passer en revue les dilTérenles théories pathogéniques, le rôle joué : 1° [)ar les altérations de la paroi bronchique^ principalement par celles des fibres musculaires et élasti({ues: '1" par la toux (fréquence de la dilatation à la suite de la coqueluche); 3° par les adhérences pleurales^ liont limporlance. mise en relief par Barth, n'est pas à dédaigner ibcz l'enfant Hutinelj.
Symptômes. — l'^ Période de débit. — La dilatation chronique des bronches ne se constitue pas d'emblée. L'enfant a une broncho-pneumonie subaiguë, qui se résout lentement et dont il ne se remet jamais bien. 11 continue à tousser et à expectorer, s'il a dépassé six à huit ans; cependant la fièvre disparait, l'état général ost relativement satisfaisant. Au bout de quelques semaines ou de quelques mois, les phénomènes peuvent s'amender et l'enfant semble guéri. Mais à l'occasion d'un refroidissement, d'un iliume, ils réapparaissent et souvent chaque fois avec une intensité cioi.s- -ante. Finalement la maladie est constituée.
'1" Pkuiode d'ét.\t. — La toux est habituelle, .souvent quinleuse, ])énible, provoquant jiarfois le vomissement, survenant par accès, principalement le matin. Cette loux, chez le jeune enfant, est grasse, mais ne s'accompagne pas d'expectoration ; au-dessus de six à huit ans elle s'accompagne d'une expectoration caractéristique vomiijue bronchique), abondante, muqueuse, muco-purulente, d'odeur fade, généi'alement moins fétide (|ue chez l'adulte, qui au repos se divise en une couche supérieure formée de mucus contenant des filaments purulents et une couche inférieure épaisse,
purifornie. Les examens réitétés ne déeèlent pas de bacilles de Koch.
La dijsptiée est nulle ou peu marquée.
Les hémopti/.sies, fréquentes chez Tadulte. sont exceptionnelles.
A l'inspection, on voit que, d'un côté, à la })artie postéro-latérale inférieure, le thorax est souvent rétracté et Tamplitude respiratoire diminuée, par suite des adhérences pleurales. A ce niveau, il y a généralement une submatité jilus ou moins accentuée, de gros râles sous-crépitants ou du gargouillement, une respiration soufflante et même du souffle caverneux. Souvent on ne perçoit ces signes d'auscultation qu'en faisant tousser lenfant: si on ne prend pas cette précaution, on peut ne constater dans cette région ({ue des râles sous-crépitants de bronchite, qui existent également le plus souvent dans le reste de la poitrine, principalement aux bases. Parfois, d'ailleurs, les signes de dilatation sont bilatéraux.
Malgré ces signes physiques souvent très accentués, l'état général est satisfaisant, l'appétit est bon; il n'y a pas de fièvre, sauf au moment des poussées aiguës.
3" Termoaisons. — Les symptômes, que je viens de décrire, n'existent pas toujours d'une farou permanente et n'apparaissent souvent qu'à l'occasion de poussées aiguës. Si l'affection est convenablement traitée, ces jjoussées, d'abord fréquentes et intenses, peuvent s'espacer et s'atténuer à la longue. La guérison peut même être obtenue, tandis qu'elle est exceptionnelle chez l'adulte: mais les enfants restent, en pareil cas, prédisposés aux affections bronchiques. Les sujets porteurs de ces dilatations peuvent atteindre un âge avancé; j'ai vu. pour ma part, deux vieillards, porteurs de dilatations bronchiques à lune des bases pulmonaires, dues manifestement à des broncho-pneumonies de renfance.
S'il est des cas favorables et si, d'une façon générale, la dilatation des bronches est « moins cavitaire, moins suppurante » (Hutinel, qu'à un âge plus avancé, il en est d'autres où la suppuration bronchique est la cause d'une toxi-iufection, qui amène tôt ou tard des phénomènes cachectiques et la mort. En pareil cas on peut observer les doigts bijtpocratiques.
La terminaison par asystolie est rare chez renfaul.
Complications. — Les bronches dilatées peuvent être le point de dé|)art, dans ienfance comme aux autres âges, de manifestations septicémiques : arthrites infectieuses, ahcès du foie, ahrès du cerveau. Piidocjrrdilcs. péricardites. méningites, etc.