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VII. — APOPLEXIE PULMONAIRE

L'apoplexie ptilmrnvi'rrc, pneumo-hémorrnrfie on infiltration sanguine du poumon, (jnoiqiie moins fiéqneule dans l'onfance qu'à un âge plus avancé, peut s observer cependant à toutes ses périodes, même chez le nouveau-né.

Étiologie. — Les causes 'de l'apoplexie pulmonaire chez Fenfant sont les suivantes :

1° Affections cardio-vasculaires. — Malformations congénitales du cœur avec ou sans cyanose ; rétrécissement mitral pur ; maladie mitrale; péricardiles et symphyse cardiaque ; endocardites ulcéreuses et végétantes.

Thrombose par artérite de Tarière pulmonaire au cours des broncho-pneumonies, de la i)neumonie, de la gangrène pulmonaire, de la tuberculose pulmonaire, de Tadénopathie trachéobronchique, des infections gastro-intestinales chroniques conduisant à l'athrepsie (Hutinel).

Phlébites des veines périphériques, rares au niveau des membres, plus fréquentes au niveau des organes profonds : phlébites des veines rénales dans les tumeurs du rein, phlébites des veines de la dure-mère dans les otites, les unes et les autres s'observant encore dans les infections intestinales graves des nourrissons.

2° Infections et intoxications. — Maladies hémorragipares et formes hémorragiques des maladies infectieuses : variole, scarlatine, purpura, etc.; — maladies du foie et des reins; — hémorragies multiples des nouveau-nés syphilitiques ou non.

3° Affections diverses. — Méningite tuberculeuse (Rilliet et Barthez), tumeurs cérébrales, etc.

Sclérème des nouveau-nés (E. Hervieux).

Anatomie pathologique. Physiologie pathologique. — On distingue (Laënnec) :

1° Des foyers sa7iguins par déchirure^ dus à la rupture de Tartère jinlmonaire ou d'une de ses branches.

2" Des foyers sanguins par infiltration, qui comportent deux types : a. l'infiltration sanguine systématique, l'infarctus hémorragique ou iiémo|ttoïque, du à l'oblitération de l'artère pulmonaire l)ar em])olie ou par thrombose; — h. rinfiltration sanguine diffuse, non sysiémalique, qui s'observe dans la congestion œdémateuse

passive (poumon cardiaque), dans les infections et intoxications, dans les troubles dinnervation.

Symptômes. — Le plus souvent Tapoplexie pulmonaire est latenle. (Quelquefois, chez Tenfant, elle est cause dune hémoptysie foudroyante (Rilliel et Barthez).

Quand il s'agit d'infarctus embolique, leufant est pris subitement d'un point de côté, de dyspnée et de toux; mais, sauf chez le grand enfant, l'expectoration caractéristique (crachats hémoptoïques de Laënnec) n'apparait pas; à lexamen du thorax on note des signes de congestion pulmonaire.

V évolution est variable suivant la cause et le degré de l'apoplexie; elle aboutit tantôt à une mort plus ou moins rapide, tantôt à la guérison.

L'apoplexie peut se compliquer de pleurésie, de pneumothorax, de broncho-pneumonie, d'abcès du poumon, de gangrène.

Diagnostic. — Il est presque impossible, quand l'expectoration caractéristique n'existe pas; aussi l'apoplexie pulmonaire est le plus souvent chez l'enfant une trouvaille d'autopsie.

Traitement. — 11 n'y a pas de traitement particulier. On obéira aux indications symptomatiques fournies par la dyspnée, la douleur, l'hémoptysie, quand ces sym[)tômes existent.

Mil. — KYSTES HYDATIQUES DU POUMON

Les kystes liydatiques du poumon s'observent dans l'enfance comme aux autres périodes de la vie. Ils semblent même avoir pour elle quelque prédilection, tout au moins dans certains pays : à Buenos-Aires, 20 p. 100 des cas de kystes pulmonaires ont été observés chez l'enfant (Cranwell et Herrera Vegas). Ils sont exceptionnels avant 5 ans. Ils se rencontrent dans plus de la moitié des cas chez les garçons (Araoz Alfaro).

La localisation pulmonaire est la plus fréquente après la localisation hépatique : sur iOO cas de kystes hydatiques rencontrés de 3 à 15 ans, 7,63 cas sont des kystes pulmonaires (d'après la statistique de Cranwell et Vegas, à Buenos-Aires).

Leur fréquence est particulièrement grande en Australie, en Islande, dans la République Argentine.

Ils sont secondaires à une autre localisation, hépatique habituellement, ou -primitifs.

KYSTES HYDATIQLES DU POLMON 333

Anatomie pathologique. — Elle no inéscnte rien do pailiculier à l'enfance. Comme tonjonrs, les kystes siègent le plus souvent dans le lobe intérieur du poumon droit. Leur volume varie de celui dune noix à celui d'une tète d'adulte. Ils sont généralement unicjuos. Leur structure n"a rien de spécial. Souvent ils sont infectés, et autour deux on tiouve des lésions do broncho-pneumonie, de gangrène pulmonaire. S'ils sont superficiels, il y a, mais non toujours, des adhérences pleurales.

Le hjstp hydatrqup. primitif de la plèvre est encore jilus exceptionnel que chez ladulte.

Symptômes. — 1° Il y a une période latente, qui peut se prolonger longteni|)S, même avec un kyste volumineux.

2" A la période d'état, le kyste non su|q)uré peut donner lieu à de la toux\ à de la dijspnée. à de la douleur, synqitômes qui manquent d'ailleurs souvent, à des hétnoptysies, précoces ou tardives, lég*»res ou abondantes et mortelles. L'état général reste satisfaisant : il n'y a pas de fièvre.

Les signes phi/siques. tardifs et inconstants, sont généralomont constatés à la base du tliorax du côté droit : voussure, diminution de l'amplitude respiratoire, diminution ou abolition des vibrations tlioraciques, matité à limite supérieure nette, arrondie*, affaiblissement ou abolition du murmure vésiculaire, quelquefois souffle à timbre pleurétique, opacité à la radioscopie.

3" X la période terminale, période des l'omplications. l'intlammation de la membrane périkysti<pie et la sup]iuration du kyste donueni lion à de la dyspnée, à de la douleur, à de la fièvre.

Terminaisons. — Le kyste peut s'ouvrir :

1" Dans une brnnrhe. soit sans suppuration jjréalable. soit plus habituollemout aitrès suiqiuration: il y a rejet du liquide clair caractéristique ou jtlus souvent de pus et apjiarition de signes cavitaires.

11° Dans la plèvre, ce qui est beaucoui) jdus rare, avec apparition des signes de pleurésie ou de pyopneumothorax.

3" Dans les voies digestives. à Y ombilic, etc.. mais très rarement.

Dans ces cas le kyste peut se cicatriser et la maladie alioutir à la guérison., ou bien la suppuration jteut persister et entraîner la mort dans l'hecticité.

Pronostic. — Le pronostic, qui est grave, est amélioré par l'intorvoution. La mortalité de 16 p. 100 s'abaisse, pour les cas traités chirurgicalement, à 8 ou 10 p. 100.

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Diagnostic. — Il est à faire avec la tuberculose pulmonaire, à cause des hémoptysies, qui d'ailleurs sont rares dans la tuberculose infantile, avec la pleurésie enkystée de la base ou la pleurésie inlerlobaire (p. 36o), avec le kyste de la face convexe du foie.

La ponction exploratrice ne doit être pratiquée qu'avec précaution, à cause des accidents d'intoxication, qu'elle peutoccasioner (urticaire, elc).

Traitement. — Le traitement est chirurgical. La ponction est une opération incomplète et dangereuse. Il faut jtratiquer la pleurotomie ou la pncumotomie.

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