C. — Pleurésies hémorragiques
Elles sont très rares chez l'enfant, contrairement à l'opinion de Baron et d'Hanly. Chez le nourrisson cejiendant H('r\ ieiix les a \ ues 3 fois sur li pleurésies el chez les eidauls plus âgés isi'a-l I fois environ sur lUO pleurésies. Les rares cas observés l'ont éh- dans la coqueluche, dans la broncho-pneumonie, la rougeole, le rhumatisme articulaire aigu, le caucer pleuro-pulmonaire.
NoBÉcouRT. — Précis de médecine infantile. 24
370 MALADIES DES PLÈVRES
D. — Pleurésies chyliformes.
Elles sont tout à lait exceptionnellesetconstitiient de vraies curiosités dans rcnl'ance
il. — PNEUMOTHORAX
Le pneumothorax est beaucoup plus rare chez renfant que chez ladultc, surtout au-dessous de deux aus (Sevestre). Souvent daillfurs il est méconnu et n'est constaté qu'à l'autopsie.
Etiologie. — I. Pneumothorax par perforation. — Les causes les plus haliituelles chez l'enfant sont la broncho-pneumonie, la {,^'uigrèu(' pulmonaire, rend>olie [lulmonaire. La broncho-pneumonie le réalise par l'ouverture dans une bronche et dans la plèvre des petits abcès péri-bronchiques ; elle intervient surtout au-dessous de sejtt ans; c'est à elle qu'il faut atlribuei' le pneumothorax dans la rougeole, la fièvre tvjtboïde, la toiiuelucbe.
L'emphysème pulmonaire n'intervient qu'exceptionnellement.
Il en est de même de la tuberculose pulmonaire, ce qui explique la rareté du pneumothorax infantile, car cette alTection en est la cause la plus fréquente chez l'adulte.
Parfois le pneumothorax est consécutif à la trachéotomie et à l'emphysème du médiastin qui peut la compliquer (Champeys).
Rarement il est dû à une vomique, au cours d'une pb'urésie purulente (p. 362).
Quant aux efforts de toux, ils ne jouent que le rôle de cause occasionnelle, même dans la coqueluche, où la rupture d'une vésicule distendue intervient |)lus rarement que la broncho-pneumonie (Gaillard).
IL Pneumothorax sans perforation. — Il est le résultat des! processus de fermentation avec production de gaz, qui se font dans] les |)l('urésit's putrides el gangreneuses.
Anatomie pathologique. — Elle ne présente rien de spécial l'enfance. Le |dus souvent la perforation reste béante (Lentz) et l€ |tneumolhoiax est ouvert. La plèvre, généralement infectée, préseule les lésions du pyopueumothorax.
Symptômes. — Le imeumothurax a générahMuenl un début iii>iiheu\. e\ceplii»uuellement le début .solennel si cai'actérislique
PNEUMOTHORAX 371
chez Tadulte. Les signes i)hysi(iues sont ceux qu'il est classique de décrire : immobilité et dilatation d'un côté du thorax, abolition des vibrations thoraciques, etc.
Il est rare d'observer les troubles dys[iuéiques graves rapidement mortels du pneumotborax à soupape. Habituellement appaVaissent des signes d'infection dus au pyopneumotliorax, et la maladie se comporte comme une pleurésie j)urulente.
D'ailleurs, à cause de la fréquence des adhérences ]»leurales préalables, le pueumotborax est souvent partiel.
Diagnostic. — Il se fait par la constatation des signes physiques ; mais il est difficile, car le jeune âge du sujet ne permet guère une exploration minutieuse.
Pronostic. — Bénin dans les cas où la plèvre n'est pas infectée, il est le même dans les autres que celui des [deurésies purulentes.
Traitement. — S'il y a des troubles dyspnéiques menaçants, on fera la tboraceutèse ou la pleurotomie. Sinon on s'abstiendra au cas de pneumotborax stérile, ou fera la tboraceutèse ou l'empyème au cas de pyopneumotborax.