MALADIES CONGÉNITALES DU CŒUR. CYANOSE
seulcnicnl à Iji^^'c adulte, sans cause ou à roccasiou (Tuue maladie aiguë, coqueluche, broncho-pneumonie, etc. La peau est de coloration lileuàtre plus ou moins accentuée, (|uel(|uerois lie-de-vin. Cette coloration est suitout marquée aux extré-mités et à la face : dos de la main, région périunguéale, nez, poiinnettes, lèvres, oreilles. Elle s'accuse quand Tenfant crie, tète, l'ail des mouvements, des eiïorts. Dans les cas légers, elle disparaît au repos. Parfois ou ne la constate qu'au niveau de la rétine par Texamen ophtalmoscopique (liabiuski et Mlle Toui'esco).
Avec la cyanose coexistent d'autres symi»tômes.
La lempérahire jxh'iplirrique est souvent abaissée (:28"-3i2'' aux mains, aux pieds), tandis que la température centrale reste normale (Cadet de Gassicourt).
La dyspnée mampie an repos ou bien est continuelle; elle est exagérée jtar les mêmes causes qui ai\gnientent la cyanose; quel- (juel'ois elle apjiarait par paroxysmes (Gintrac), qui durent de qu(d(pies minutes à une demi-heure, [tendant lesquels Tasphyxie sendtle imminente.
Les paljtilalion.s- se comportent comme la dyspnée.
Les Innihlps du système nerveux sont Iréquenls, suitout chez les grands enfants : céphalalgie, tra\ail cérébral |)énible et lent, tor-peur, somnolence, apathie. Parfois il y a des bourdonnements (Idreille, des vertiges, le vertige de Ménière (Vaquez), des attaques ('pile|iliformes et syncopales.
La uulrUUni générale est mauvaise. Les enfants ont le tiioiax étroit, la colonne vertébrale déviée; la puberté est retardée et ils restent petits, infantiles. Le daifjt hipporratique est fréquent.
11 y a une tendance mar(iuéi' aux hémorragies., épistaxis, hémoptysies, etc.
Quelquefois il y a des trouhles digestifs : vomissements, digestions mainaises. etc.
I>'e\amen du sang fournit des notions intéressantes. H y a de la polyglubulie (Krehl, Potain. Vaquez, etc.), le nombre des globules rouges atteignant 6 à 8 millions; longtemps modérée, elle augmente à mesure que croit la gène de l'hématose; elle a une valeur [Mouosti<iue, car an-dessous de 6 millions elle est compatible avec une longe survie (Vaipiez et Quiserne). Les globules rouges ont leur dianiètre augmenté; cette lnjperglobulie n'existe pas dans les premières années (2, 4, 6 ans) et n'apparaît (pu> tardiveuieul ('.). :20 ans), en même teuips (pie la polyglobulie s"acceulue.
408 MALADIES DE l'aPPAREIL CIRCULATOIRE
L'hémoglobine est augmentée, plus (jue ne le ennipoile le nombre (les globules rouges: elle est en rapport avee 1 liypeiglobulii- (Vaquez). Ces moililications du sang sont des phénomènes di' comi)ensation, qui obvient à rinsurilsance de riiématose; elles ne sont pas en rapport avec rint(Hisité de la cyanose, (ju'elles ne peuvent expli([uer.
Il n y a d'ailleurs pas encore de théorie palhogéniqite satisfaisantes de la cyanose. Le mélange des deux sangs (Sénac, Corvisart, Gintrac, etc.!. la stase veineuse (Ferrus, Louis, etc.), le défaut (Thématose (Oppolzer u la ])olyglobulie Yariot) ne peuvent l'expliquer.
Marche. Terminaisons. — Certaines malformations cardiaques sont inconqiatibles avec la vie et Tenfant meurt peu de temps après la naissance. Le plus souvent les enfants atteints de cyanose meurent dans la première ou la deuxième année d'athrepsie ou de conqdications pulmonaires: il n'est pas rare cependant d'en voir atteindre la seconde enfance et même làge adulte. La mort survient par synco|)e. dans un accès de dysfuiée ou d'éclampsie, par hémorragie, par asystolie; la tuberculose pulmonaire, les infections broncho-juilmonaires sont fréijuentes.
Pronostic. — Il dép-nd du nombre des inidformations. de leur degré, des conditions hygiéniques où est placé Tenfant. L'examen du sang contribue à l'établir, comme nous l'avons vu plus haut (p. 407).
Diagnostic. — Le diagnostic des maladies congénitales du cœur n'est possible que s'il existe des signes d'auscultation on de la cyanose. Il faudra distinguer les lésions congénitales des lésions acquises et la cyanose liée aux manifestations cardiaques des cyanoses symptomatiques des maladies respiratoires, des maladies acquises du c(pur, des diairhées abondantes, etc. Il faudra rechercher la splénomégalie, qui i)eut s'accompagner de polyglobulii^ et de cyanose sans malformations cardia<|ues p. :26o).
Traitement. — L' traitement est avant tout h\giénique. On donnera;! reniant une alimentation convenable: on le fera vivre au graud air, à la canqtagne, dans des climats teiiqiérés et secs; on é\ itéra le froid, les excitations (1(> tontes sortes. Quand l'âge sera \eiiu. <iii aiiluriseia iiii exercice réglé d'après les facultés du malad<\
Tiiules les IViis (piil sera nécessaire on instituera une médication s\ iiiptomali()ne : ])romnre et antispasmodiques cliez les nerveux, digilale à la |iliase (Tasv slolie. etc.
PÉRICARDITES 409