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ANÉMIES

3" Lt's affertions chroniques simples des voies vespirntoires : vt'f^étalious ailénoïdes. hronchitc chronique, dilatation des bronches, etc.

i" Les maladies infectieuses : la syphilis héréditaire^ i|ui

intervient souvent chez les nourrissons el même chez les grands

entants; la tuberculose avérée ou latente; les maladies aifjués

(iijdilérie, fièvre typhoïde, j^rippe, rhumatisme articulaire

aigu, etc.); V^ paludisme^ etc.

5" Les maladies diverses : pur|)nra. scorhnt, néphrites chroniques, néoplasmes, etc.

G° Les vers intestinaux.

Il est enfin des cas on la cause de lanémie échappe et où Canériiie est dite essentielle ou cri/plogénétique.

Symptômes et formes cliniques. — Les anémies se traduisent (lar de la pâleur des téguments, de l'alTaiblissement général, de l'essoufflement, des troubles circulatoires et enfin par des modifications dans la composition du sang. Dans certains cas elles s'accompagnent dune splénomégalie |ilus ou moins marquée.

.Létudierai les types suivants :

A. Anémies simples, à jjropos desquelles je dirai quelques mots de la chlorose, qui n'est pas une maladie de Tenfance.

B. Anémies graves, pernicieuses.

C. Anémies avec splénomégaHes, parmi lesquelles \ei^ anémies pseudo leucémiques, que certains auteurs étudient avec les leucémies.

A. — Anémies simples de l'enfance.

il sagit dnn enfant soumis à lune ou à plusieurs des causes éuumérées à Tétiologie. La peau est pâle, gris jaunâtre ou verdàtre: les lèvres, les gencives, les conjonctives sont décolorées; |iai-fois il y a une tendance h la cyanose des lèvres, des doigts; assez souvent il y a un peu de bouffissure généralisée. Le malade est triste, apathique; sil est déjà grand, il se plaint de céphalalgie, d'inaptitude au travail, d'essoufflement facile provo(|ué par la marche ou la course, de jtalpitations cardiaques. Assez souvent, même chez des notirrissons de 9 mois à i an (Weill), on entend des souffles veineux au cou ; par contre les souffles cardio-pulmonaires ne se rencontrent guère avant 3 ans (Potain etDelabost). Il existe en outre dc^^ symptômes plus on moins complexes relevant de la maladie causale.

A 1 ridi/ien du snng, les globules rouges sont diminués de iKHiilne o millions. '2 millions, 1 million mèmei, jnésentent de la lioikilocvtose, indice probable de régénéralion, de rhvperglobulie. Cliez les nourrissons âgés de moins de 5 mois, il n'est pas rare de trouver quelques hématies nucléées (normoblastes) : elles sont exceptionnelles à un âge plus avancé.

L"liémoglùl)ine est diminuée dans des proportions plus ou moins considérables ; généralement la valeur globulaire reste normale ou se modifie peu.

Les leucocytes sont en nombre normal ou légèrement augmentés : laugmenlalion porte surtout sur les polynucléaires et parfois sur les éosinophiles. Ces derniers sont souvent diminués ou manquent même dans les états anémiques qui accompagnent les troubles iligestils des nourrissons d'Orlandi).

La mfii'ch»' dépend de la cause de lanémie. Les cas légers et curables, si la cause n'est pas irrémédiable, sont les plus fréquents. Il y a des cas où une anémie simple peut se transformer en anéujie grave.

Chlorose. — La chlorose est une anémie à caractères cliniques et lu'inatologiques spéciaux, qui existe à peu près exclusivement clii'z les jeunes filles au moment de la puberté ou dans les années suivantes, de 17 à 20 ans. Ce n'est donc pas une maladie de renl'ance.

Elle a été observée cependant, mais à titre exceptionnel, à jiarlir de l'I ans. chez des fillettes réglées prématurément et placées dans de mauvaises conditions hygiéniques. Elle a même été rencontrée chez des enfants plus jeunes, à â ans i/2 iJ. Halle et Jolly. 1903), à o ans Comby), à 7 ans 1/2 (Mettetal, 1899).

Chez un enfant, on pourra penser à la chlorose, s'il présente la pàleni' verdàtre associée aux altérations sanguines caractéristiques : diminution du nombre des globules rouges, diminution proportionnellement plus marquée de l'hémoglobine et par suite abaissement de la valeur globulaire, etc.

B. — Anémies graves, pernicieuses.

Ce second type des anémies infantiles conqtrend les faits rangés sous la (b'nnmination d anémie pernicieuse progressive ou mn'adie de Biermer. Les tendances actuelles sont de ne pas eonsidérer celle-ci comme une entité nmrbide, mais de décrire

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des iHab anémiques graves relevant de causes multiples connues ou méconnues.

Ces anémies pernicieuses sont rares dans lenfance pour les raisons indiquées jdus haut (p. 48o). Cependant Audeoud (1904) en a colligé 06 cas.

H y a des cas, dans lesquels on ne trouve aucune étiologie appréciable ou seulement des causes disjjroporlionnées avec linteusilé des phénomènes, mauvaise hygiène, troubles digestifs, rachitisme, syphilis, malaria, etc., causes d'ailleurs énumérées déjà à létiologie générale des anémies (p. 486) : c'est la forme dite essentielle ou idiopathique, qui, d'après Topinion classique, constitue la vraie anémie pernicieuse progressive. Il en était ainsi :24 fois sur 56 cas, qui ont été observés, 8 de 3 mois à o ans, 7 de o à 10 ans, 9 de 10 à lo ans Audeoud 1.

Dans les autres cas. on trouve une cause manifeste : cest la forme dite secondaire ou deutéropalhique, que Ton a voulu distinguer de la précédente. Elle a été observée 3:2 fois sur 06 (Audeoud). Le plus souvent (^9 fois elle est due à des vers intestinaux, botriocéphale, ankUostome duodénal (Arslan). t;enias: quelquefois à un empoisonnement par Foxyde de carbone Koren).

Dans Tune et l'autre catégorie de faits d'ailleurs la symptomaiologie est la même. Le début est lent et insidieux : peu à peu apparaissent les principaux symptômes. L'enfant est dune pâleur de cire, cadavérique ; ses muqueuses sont décolorées. Les hémorragies sont fréquentes et jirécoces: purpura localisé surtout au niveau des membres inférieurs, éjiistaxis, stomatorragies. liématémèses, mekena, hémorragies rétiniennes. La lièvre manque dabord. puis apparaît vers la fin; elle est à type continu, rén)ittent ou irrégulier. La dyspnée d'effort est habituelle, les palpitations sont fréquentes, ainsi que les li|>othymies et les syncopes. Le cceur est dilaté; le pouls est mou, quelquefois raj)ide: il y a des souffles cardiaques inorganiques et des souffles jugulaires Les troubles digestifs sont fréquents ; anorexie, vomissements, diarrhée. Le foie, la rate, les ganglions lymphatiques sont normaux. L'intelligence est intacte : mais il y a de la céphalalgie, des douleurs osseuses, des troubles divers de la sensilnlité. Les urines sont assez abondantes, riches en acide urique et en urobiline.

Le s(nu/ est pâle, tluiile; il présente des modifications qui peruiettent de distinguer :2 types (Vaquez et Aubeitin). Dans le premier t\p<' (aiiéinies orthoplasliqui's. anémies inrlaphisti/jnes

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(] Ehrlicli). qui correspond à des iirocessus de régénération du sang normaux ou exagérés, le nombre des hématies tomlje à 2 millions, l million et moins: la teneur en hémogloliine diminue considéra- Itlement. bien que la valeur globulaire reste élevée : les hématies présentent une poikilocytose accentuée, de la polychromatophilie, et sont de volume inégal (globules nains et surtout globules géants ; les hématies nucléées normoblastes et mégaloblasles sont nombreuses: les hémoblastes sont en nombre sensiblement normal (Aubertin : le caillot se rétracte normalement: il y a parfois un certain degré de polynucléose et quelques myélocytes. Dans le deuxième type (anémie par anhémalopoièse de Hayeni. anémie nplastique dUhrlicb). qui est lieaucoup plus rare encore chez

I enfant que chez ladulte. il n"y a pas de réaction médullaire : le caillot ne se rétracte pas: les hématoblastes sont très diminués de nombre : il n'y a ni poikilocytose ni polychromatojdiilie ; les hématies sont de volume à jieu prés normal : il n'y a pas dhématies nucléées: il y a leucopénie avec lymphocytose.

L'évolution de la maladie est progressive. Dans les formes dites idiopathiques. elle aboutit presque toujours à la mort, en ^ à

II mois. Dans les formes secondaires, elle guérit, si la cause est curable et si la maladie n est pas trop avancée.

L'étude répétée du sang permet d'apprécier le degré de la

réaction de la moelle osseuse et d'établir le pronostic. La fornif

orthoplastique est grave, mais susceptible de rémissions et même de guérisou. La forme a[dasti([ue est rapidement mortelle.

C. — Anémies avec splénomégalie. — Anémies pseudo-leucémiques.

Dans les formes cliniques qui viennent délre décrites, la rate peut être légèrement hyj>ertrophiée, mais dune façon accessoire. Dans les formes quil me reste à décrire, il existe au contraire une splénomégalie plus ou moins accentuée, qui sert à les caractériser eliniipiement. C'est ainsi quon a décrit une anémie splénique infantile (Cardarelli. Somma, etc.), une anémie splénique infantile pseudo-leurémique (von Jak.sch, Hayem. Lnzet. etc.), une splénoméf/alie avec anémie et inyélémie ou avec anémie et li/miihorylétiiie (Weill et Clerc). 11 s'agit de faits, dont la place dans le cailre nosograidiirjue ne peut être encore établie de façon

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