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ANÉMIES

définitive, et (|iii. sous certains rapports, se rapprochent des leucémies, tout en ne devant pas être confondus avec elles.

Ces anémies s'observent chez les nourrissons et les petits enfants, souvent chez des rachitirpies. Tantôt elles se montreul sans cause apparente. prol>ablement sous l'intluence d'une prédis- |>osition anatomique congénitale (Ciaccio), tantôt elles se développent au cours d'infections chroniques suppuralives. de dyspepsies et toxi-infections gastro-intestinales ciuoniques. de la tuberculose ganglionnaire, ou encore chez des hérédo-syphilitiques. chez des paludéens. Exitérimentalement. elles ont été reproduites par l'injection au cobaye d'extraits de matières fécales d'enfants atteints de gastro-entérite ou déthéro-bacilline d'Auclair (Courconx et Ribadeau-Dumas).

L'enfant est extrêmement pâle, amaigri, faible, inerte; il a de la fièvre ou est apyrétique 'Somma . Son ventre est gros; la rate est bypertrojdiiée. descend à lombilic. à la crête iliaque, est ferme. indolore: le foie est généralement un peu augmenté de volume; il n'y a [tas d'ascite. Il n'y a jias d'adénopathies appréciables.

A Vexamen du sang, on note dans le plus grand nombre des cas la diminution du nombre des hématies '2 millions, 1 million, 800000 par millimètre cube), qui sont de volume inégal, petites ou grandes: il y a de la poikilocytose: il y a des hématies nucléées en plus ou moins grand nombre. La teneur en hémoglobine est diminuée ainsi que la valeur globulaire. Le nomltre des leucocytes est normal ou plus ou moins augmenté (17 000 à 90 000 et plus ; le nombre des polynucléaires est diminué et celui des mononucléaires augmenté; il y a des myélocytes neutrophiles (1 à 10 p. 100). quelques myélocytes éosinophiles, quelques cellules de Tiirck : ce sont en somme les signes d'une anémie avec mijélémie. Dans d'autres cas plus rares, il n'y a ni hématies nucléées. ni myélocytes, ni leucocytose, mais il y a prédominance (les lymphocytes et des mononucléaires (67-73 p. 100) : ce sont les caractères d'une anémie avec li/mphocytémie {E. Weill et Clerc .

Uévolution de la maladie est plus ou moins rapide. Elle alioutit généralement à la moit en 6 à 12 mois: celle-ci est due à la cachexie, à une hémorragie, à une infection intercurrente. On a publié cependant quelques cas de guérison. Enfin on a observi' la Iransfoimation en leucémie et réciproquement (Von Jaksch. Luzet. Baginsky).

Anatomie pathologique. — Elle est déjà faite en partie du vivant de i'enlaul [lai- lexamen du sang, qui |)eruiel de se rendre compte des réactions des organes hématopoïéliqnes. L'autopsie complète les données de cet examen.

Dans les anémies pernicieuses, il existe des hémorragies viscérales, de Tatrojthie des glandes gastriques et intestinales, de la surcharge ferrugineuse du foie, etc. La moelle osseu.><e est rouge, d'aspect embryonnaire et contient de nombreux mégaloblastes dans les formes ortiiO|»lastiques : elle est jaune et graisseuse, avec de rares éléments cellulaires, dans la forme aplaslique.

Dans les anémies avec splénomégalie^ la rate est grosse et pèse de 100 à 400 grammes ; elle est dure ; il y a de la périsjilénite ; sa forme est conservée. Les cor|)uscules de Malpighi font saillie sur les coupes. A Texamen histologique, le réticulum est épaissi, les corpuscules sont hy|>erplasiés et peuvent même former de petits lymphomes; la pul|)e contient des éléments de la série myélogène (rares polynucléaires, myélocytes neutrophiles et hématies nucléées) (Weil et Clerc).

Le foie est gros, mais relativement ]>eu. On y trouve de grandes cellules à noyau polymorphe, à |»roto|)lasma hémoglobinifère (Luzet), et, dans les espaces portes, des nodules à structure niyéloïde (Weil et Clerc).

La moelle osseuse est rouge : il y a prolifération des myélocytes neutrophiles et des liématies nucléées.

Le thymus piésente des lésions de réaction myéloïde , Weil et ClercV

Diagnostic. — Le simple examen du malade permettra de dire qu'il s'agit danf'Miie, que celle-ci semlile simple ou grave, pernicieuse, et qu'elle s'accompagne ou non de splénomégalie. Dans ce dernier cas il faut iienser aux autres variétés de splénomégalics (p. l2()8) et en particulier à la leucémie.

Mais il est toujours nécessaire de j»ratiquer l'examen hématologique, (jui confirme le diagnostic d'anémie, différencie les anémies simples des anémies pernicieuses et ces dernières des leucémies aigu "s. Les anémies avec splénomégalie et niyélémie, en particulier, se distingueront de la leucémie par le fait que la réaction nnéloïde est surtout marquée pour la série rouge (abondance des hématies nucléées) dans les premières, j>our la série blanche (abondance des myélocytes dans la seconde (Vaquez et Aubertiu).

Le diagnostic difl'érentit'l doit toujouis être comitb'tt'- par le dia

LEUCÉMIt:. LYMPHADÉNIE 493

gnoslic tHiolojiiqui'. Les dinV'ients types d'anémie? iit^ sont \k\> des maladies distinctes, mais des syndromes, dont il faut savoir dépister les causes; le terme d'anémie idiopathique indique seulement que celles-ci échappent.

Pronostic. — Le pionostir dépend du degré de rauémie. de Tactivité de la rénovation sanguine, de la cause. L'examt'ii du sang fréquemment répété permet seul de létahlir avec qui'li|iii' [irécision.

Traitement. — 1" Tkaitemem ETioi.ooiQUt. — Cest le traitement le plus important et le plus eflicace ; il découle des causes énumén-es plus haut et varie avec chacune d'elles ; suivant les cas il faudra améliorer les conditions d'hygiène générale, réglementer le régime alimentaire, traiter le pharynx et les voies respiratoires, prescrire un traitement anti-syphilitique mercure, iodure de potassium) ou anlipaludique (quinine^ : instituer le liailemenl de la tuherculose, des vers intestinaux, etc.

2" Tkaitement sYMPTOMATiQiE. — Eudehors du traitement étiologique. Ht à [dus forte raison, si la cause échappe, il faudra sadresser à l'anémie elle-même. La cure d'air, la cure de repos, la suralimentation avec de la viande crue, des jaunes d'œufs cius. si l'âge et le tuhe digestif de l'enfant le ])ermettent. sont indiquées. Connue médicaments, on prescrira le fer, l'arsenic, la quinine, même indéjjendamment du paludisme, les préparations d'hémoglohine, la moelle osseuse fraîche, qui ont des effets favorables même dans les anémies pernicieuses et les anémies pseudo-leucémiques. La radiothérapie a donné paifois de bons résultats dans l'anémie pernicieuse.

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