C H. \ PITRE II
Les aiï'c'ctions du nez cliez reniant. •■! |)riiiii|iali'nii'ut eliez le nourrisson, présentent un certain nonibie de particularités, qui tiennent à sa confornialion anatoniique. Celle-ci, en effet, est remarquable |»ar l'étioitesse des narines, des choanes et du conduit nasal réduit à son segment supérieur, par suite du faible développemenl du maxillaire. De ce fait Tobstruction nasale est facilement réalisée, el, comme le nouveau-né ne sait pas respirer par la boucbe. mainleiuie close par l'accolemenl de la lanirne au l)alais, il ne larde pas à aspliyxier.
D'autre pari, les cellules ethmoïdales. les sinus frontaux et sphénoïdaux sont rndimeulaires dans les premières années; aussi les infections nasales ne se compliquent-elles pas dintlanunalion de ces cavili's comme à un Age plus avancé. Par contre, la situation de Torifice de la trompe d'Euslache, qui avant lïige de deux ans est situé au ras di' la face dorsale du voile du j)alais, Tabsence du bourrelet saillant, ipii le protège eliez Tadulte, la brièveté et la rectitude de ce condiiil. l'acililiMit l'iidcction de IVireille moyenne: don la fréquence dan^ If pn'niier âge thr^ otites (pii conipliqui-nt les infections nasales.
CiCs infections, ipii pi'inriit (Mre d origini' exogène, sont le jdns souvent ducs aux geiincs ipii \i\riil en sapropbytes sur la muqueuse nasale. slapbyl(M(iques. slreplococpu's, pneumocoques, etc., el qui à létal normal sont entravés dans leur développement par rt'coulemenl des larmes, jiar le mucus nasal (bien que les propriétés bactéiicitles de celui-ci soient discu-
tées), par les inouvenients des cils vibraliles, par les leucocytes. Parmi les affections du nez, je ne décrirai que les rhiniles e( les hémorragies^ car le médecin (reniant doit les reconnaître et les traiter sans le secours du s]iécialiste.