DIABÈTE SUCRÉ
(lo la maladif montre quil sagil jilutnt de dialièle pancréatique que du diabète arthritique iiroprenient dit.
Parmi les symplùmes diabétiques, le coma nécessite un diagnostic spécial. En dehors de la notion du diabète et de la glycosurie, on le reconnaîtra au caractère spécial de la dyspnée, à Todeur acétonique de Ihaleine et de lurine, à lacélonurie. L'existence de la glycosurie permet d'éliminer le coma urf-mique. dans lequel la res[)iration a le rythme de Cheyne-Stokes et Turine contient de Talbumine, et le coma méningitiqite. Ce serait une erreur de se fonder exclusivement sur la présence de l'acétone pour admettre Texisteuce du diabète; Tacétonurie, en eiïet, se rencontre également dans la méningite tuberculeuse, dans les vomissements à répétitions (p. 148). etc.
Anatomie pathologique. — Je ne décrirai que les lésions suscejitibles de jouer un rùle dans la production du dialn-te ou dans sa synqttomatologie.
Le srjslème nerveux jjcut présenter les altérations signalées à Tétiologie. Dans les cas de coma, il ne présente que des lésions banales dhyperhémie et d'œdème de la pie mère, ou d'anémie.
Le tube digeslif ei^l sain; quelquefois il y a de la congestion de la muiiueuse intestinale et de la tuméfaction de rap|>areil folliculaire.
Le /b/e est normal ou hypertrophié: il s'agit soit dliviiertrophie simple, soit d'bypeitrnpliie congestive. La cirrhose hypertrophi([ue pignientaire n'a pas été vue chez Tentant.
Le pancréas a été trouvé sain au microscope, dans certains cas. Dans d'autres, il était plus ou moins nettemeut atrophié et altéré (Laucereaux, Jacksch. Leroux. Watson Williams, Baumel, Seiffert, etc.). L'étude de cette glande dans le diabète infantile est à reprendre, principalement au point de vue des lésions histologiques des ilols de Langprhans, sur l'importance desquelles l'attention a été attirée par les tra\aux modernes. En tout cas, dès à présent, le rôle des lésions du pancréas, dans ({uelques observations, ne peut être mis en doute.
Les reins sont parfois normaux, plus souvent hypeitrophiés et congestionnés; quebiuefois ils jjrésentent de la néphrite jiarenchymateuse, de la dégénérescence graisseuse des éjùthéliums; mais on n'a pas signalé la nécrose de coagulation, ni la lésion d'Armanai-Ebrlich (Leroux ].
Pathogénie et physiologie pathologique. — L'évolution eli-
nique et dans certains cas les constatation? nécropslques font rentrer le diabète infantile dans le cadre des diabètes maigres ou diabètes pancréatiques. Comme pour le diabète pancréatique de l'adulte, on note en efl'et assez souvent des antécédents nerveux et le début à la suite de maladies infectieuses ou marqué par des phénomènes infectieux. Il faut faire remarquer cependant la fréquence de l'hérédité arthritique dans le diabète infantile, qui manque par contre dans le diabète pancréatique de l'adulte. Il est très admissible d'ailleurs que cette hérédité spéciale diminue la résistance du jiancréas aux causes morbides. La fréquence et la nature des lésions pancréatiques ne sont pas encore suffisamment élucidées : à côté des paucréalites, peut-être faut-il faire jouer un rôle à laplasie pancréatique, observée par Lancereaux chez Tadolescent (Baumelj.
Quant au diabète nerveux rencontré chez l'enfant un certain nombre de fois, sa pathogénie est mal élucidée: ])eut-ètre renlrei-il dans le cadre des diabètes pancréatiques, dont il a la même évolution, et que seules les conditions étiologiques permettent mal d isoler.
Traitement. — Il sera institué d'après les principes généraux bien connus.
1° Alimentation. — Clv'z />'s iU)urrisso)is. on continuera l'alimentation au sein ou au lait de vache. Le lait d'ailleurs n'a pas chez les diabétiques autant d inconvénients qu'on a dit.
A u moment du sevrage et chez les enfants sevrés . le lait restera la base de l'alimentation. On proscrira les bouillies, les jianades, les potages aux pâtes alimentaires. Ou donnera, en se conformant aux règles habituelles, des œufs, de la viande, du beurre, du fromage frais, des purées de légumes verts et de pommes de terre.
Chez le grand enfant, on se com])ortera connue chez l'adulte. D'une façon générale seront proscrits le sucre, les féculents, les farineux, le pain, les fruits (sauf les pommes et les poires) ; seront autorisés le lait, le bouillon, les viandes, les œufs, le beurre, le fromage, les pommes de terre, les légumes verts (sauf les pois\ La boisson sera de l'eau pure, de Teau dÉvian, d'Alet, de Pougues. On pourra sucrer les aliments avec le lévulose.
Chez Tenfant. jdus encore que chez l'adulte, il ne faut pas prescrire le régime rarué dans toute sa rigueur (régime di.' Cantani). car il est inutile et même dangereux.
:2" Hygiène physique et morvie. — Les soins de pro]treté de la
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peau el de la liouclie senmt miiwitieux : tVietioiis légères ou niassages avec la main endnile de vaseline, bains, lotions; lavages de la bouche, brossage des dents.
L'enfant sera soumis à un exercice modéré, ([ui ne devra jias aboutir à la fatigue. Il vivra au grand air, de préférence à la campagne et dans un climat tempéré; on ne le mettra pas au collège.
On n'autorisera qu\m travail intellectuel j)eu absorbant; on recommandera d'éviter les émotions et les excitations.
3° Médications. — Les médications sont les mêmes que chez Tadulte, toutes pro[)ortions gardées; elles sont d'ailleurs moins efficaces, ce qui tient à la nature du diabète infantile et le rapproche encore du diabète pancréatique de radultc (jui ^ est également rebelle.
On prescrira les alcalins : bicarlionate de soude, eaux de Vichy (Célestins), de Vais ; — l'opium, avec précautions; — Tantipyiine ; — la valériane; — l'arsenic.
On attachera une importance au moins égale, sinon plus grande, aux toniques : huile de foie de morue, quinquina, fer.
On a tenté dans un certain nombre de cas l'oitothérapie j)ancréatique, sans obtenir d'elTels favorables. L'opothérapie hépatique n'a eu aucune action chez le malade de Le Gendre.
Au cas où la syphiUs peut être mise en cause, on instituera le traitement mercuriel et ioduré, avec lequel Lemonnier a obtenu une guérison.
Quant aux cures thermales, rarement indiquées, elles se feront à Vichy, à Fougues (eaux bicarbonatées), à la Bourboule (eaux bicarbonatées arsenicales), à Carlsbad.
Le coma diabétique sera traité par les purgatifs, les stimulants (caféine, huile camphrée), le bicarbonate de soude à fortes doses (iOà iO grammes). Les injections intra-veineuses de la solution de bicarbonate de soude et carbonate de soude de Stadelmann n'ont pas donné de résultats assez satisfaisants pour devoir être conseillées.