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IDIOTIE

loppement, en stigmates de dégénérescence, surtout marqués dans l'idiotie congénitale, en symptômes liés aux lésions causes de l'idiotie. Ils nont donc rien de |iatliogiiofaonique et peuvent exister en dehors df lidiolie.

Le crâne a une conIVinnatinn variabU?": on peut nliMMVPi- la

Fig. 56. — Mongolisme infantile : garço

-•-•mi (Comby).

microcéplialie, la macrocéphalie habituellement due à Thydrocéjihalie (p. GÛl), la plagiocéphalie (crâne oblique, ovalaire, très asymétrique), qui est fréquente, la scaphocéphalie-, etc.

Du coté de la face le prognathisme est fréquent; les oreilles, le nez, la bouche, les dents (p. 13) présentent souvent des anomalies multiples. Dans l'idiotie mongolienne (Bourneville), dans l'idiotie goitreuse ou myxœdémateuse (p. 515 et o:20j, le faciès est caractéristique.

On note encore chez les idiots des anomalies du tronc et des membres, la petitesse de la taille, le nanisme, l'infantilisme, des malformations des organes génitaux, le retard de la pubeité chez les garçons, mais non chez les filles (J. Voisin), etc. ; — la coexistence dhémiplégie spasmodique, de diplégie spasmodique (maladie de Little), dathétose, dëpilepsie.

Vidioiie familiale mnaurotiquo. décrite par Sachs (1896), est caractérisée par une diminution progressive de la vision, qui commence à se manifester du 2^ au 8* mois et aboutit vers là à 18 mois à la cécité complète par atrophie de la papille. Il y a en même temps affaiblissement des membres avec contracture ou flaccidité, exagération ou disparition des réflexes.

Évolution. Pronostic. — L'idiotie est une affection incurable. Même quand les sujets sont susceptibles d'éducation, celle-ci reste toujours rudimentaire et ne persiste qu'autant qu-'on continue les leçons.

Les idiots meurent souvent dans l'enfance et ne dépassent guère la trentaine. Ils meurent de cachexie rapide, qui survient sans cause appréciable, ou d'une maladie intercurrente, la tuberculose notamment. Ils présentent cependant une résistance assez marquée aux infections.

Les idiots peu accentués, les imbéciles et les débiles ont une longévité normale.

L'idiotie myxœdémateuse ou goitreuse présente certaines particularités (p. o!23).

Diagnostic. — Le diagnostic de l'idiotie et de son degré (idiotie, imbécillité, débilité mentale) découle de l'examen psychique de l'enfant. Il faut éviter, à un examen superficiel, de prendre pour un idiot un enfant intimidé, un enfant retardé dans son développement intellectuel par le manque de soins et d'éducation.

On recherchera ensuite, autant que possible, la cause de l'idiotie. Il importe en particulier, au point de vue thérapeutique, de bien reconnaître l'idiotie myxœdémateuse (j». o23).

Traitement. — Il consiste à soumettre l'enfant à une bonne hygiène corporelle, à traiter les symptômes, à faire, s'il y a lieu, un traitement étiologique (traitement antisyphilifique, opothérapie tbyroïdienne), et enfin à donner une éducation dont les règles oui été indiquées par BourneviUe et J. Voisin.

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