‹ Précis médecine infantileChapitre 19 sur 266 · Sypliilis héréditaire · texte numérisé non relu

Sypliilis héréditaire

Nez en lorirnette.

Fi". 4.

- Syphilis héréditaire.

Nez eu selle.

(liplil('Mii|iii' court (Lesné et Gicnet . La rhiiioscupic anlt-iieure monirt^ une muqueuse rouge, quelquefois érodée, sans lésions spéciliqiics. Souvent le tissu lymphoïde du pharynx est hyjtertroliliié. Le nez est souvent affaisse', en lorgnette, en selle, etc. On observe en outre les tissures d(»s lèvres et les autres stigmates de la syphilis héréditaire. Cette rhinite dure îles semaines, des mois, et, si l'eufant sur\it, disparaît sans laisser de traces.

La rhinite tardive provotpie des douleurs à caractère névi-algi(pit' cl dt'S j)hénoinènes d'obstruction nasale. L'écoulement

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nasal esl juirulont, ('pais, jaunâtre ou ronssàlre, quelquefois sanguinolent; il i»ent être fétide el sinuilor Tozène. Le nez esl souvent tuméfié, douloureux à sa racine, |iar suite de rostéo-périostite gomuiense des os propres. Les fosses nasales présentent, surtout sur la cloison, une ou plusieurs ulcéralious, à tond jaunâtre, à bords taillés à pic, atli'ignant le squelette.

Pronostic. — Le pronostic des rhiuites vaiie a\ec leurs foiines cliniques, et pour chacune avec Tàge de Fenfant; il est d'autant [iliis sérieuv <|ue 1 enfant est jilus jeune et que les pliénoniénes infectieux sont plus intenses. La rhinite catarrhale aiguë a un pronostic bénin; cependant, chez le nourrisson [trincipalement, elle peut être le })oint de départ d'infections graves. Les rhiuites catarrhales aiguës syinptoniatiques coui])ortent le même pronostic que la maladie causale. Les rhinites aigui's purulentes ont souvent un pronostic grave et par elles-mêmes et par les autres localisations infectieuses simultanées ou consécutives.

Diagnostic. — 11 doit être fait séparéuienl clicz le nourrisson et chez 1 Cnlanl jdus grand.

i" Chez lenourrissan. il ne faut ])as cdnroiidn' une iliiiiilc a\ec des vrgélalions adénoïdes congihiilales ou avec Vaccliisini) rori- ÇjPinlale des fosses nasales. Dans ces deux cas, les syuqilôuics de robsiruction nasale existent dès la naissance, tandis (pie les premiers syuq»t(Mnes des rhinites napjjaraissenl (pTan bout de deux ou trois jours; de plus il n'y a jtas d'écoulement nasal.

Si on est en présence dune ihiuile. s'agit-il d'nn C(iryza aigu simple, d'un coryza l)lenni)nagi(jiie , d'ini coryza syiihilitiipie. d'un coryza di[»htér!que?

Le vorijza aigu est caiactérisé par un écoulement clair, nuiqueux, et guérit généralement en quelques jours.

Le rori/za blennorragique est généralement j)récoce, franchement purulent, s'accompagne de c()njonclivite.

Le corijza si/phi/ili(jio' esl plus tardif (pic le pn'cédent. s(''r()sauguinoleut. tenace et sacconqiagne des antics stigmal(^s de la syphilis h(''r(''(litaire.

Le rorgza diphtérique s'acconqiagne, mais pas toujours, d'un écoulement membraneux où l'on peut d(''C(dei' le hacille deL(efner.

2° Chez Venfant plus i/nnid. en pr('sence d un écoulement nasal, il faut voir s'il s'agit dune ihiuite ou dune rhino-phal'ipigite et s'il existe des végétations adénoïdes.

S il s agit d'une rhinite catarrhale aigiji'\ il faut recherchei' si

elle est idiopathique ou syni|itoniali({ue d'ime infection aiguë nu (lune médication soit ioduiM'e, soit hroiuurée.

S'il s'agit d'un coryza aigu purulenl, il faut, en dehors des états infectieux tels qu'une rougeole, une scarlatine, etc., recherclier les végétations adénoïdes et au besoin éliminer les cor|ts étrangers. Quand il y a des membranes, il faut savoir s'il s'agit de diiilitérie ou d'infection banale; l'examen bactériologique s'impose.

Les rhiniles chroniques ne seront pas confondues avec d'autres causes dobstruction : )nal formation de la cloison, polypes^ etc., qui peuvent dailleurs en être l'origine. Dans certains cas, il faut penser à rhérédo-sypbilis. Vozène est facile à recounaitre aux signes ijue nous avons d(''crits.

Traitement. — Le traitement des rhinites infantiles a pour indications générales de favoriser l'évacuation des sécrétions, de faire l'antisepsie des fosses nasales et de modifier l'état de la muqueuse. Cliaque forme clinique comporte en outre des indications spéciales.

Pour réaliser le triple but qui vient d'être indiqué, le médecin prescrira des pommades, des liquides et des poudres antiseptiques, des lavages, des inbalalions.

Pommades, solutions. — ()ii enqiloic le menthol, la résorcine, le camjjhre iucorjiorés à la vaseline ou à la lanoline, ou en solution dans l'huile.

Trois ou quatie fois par jour on mettra dans chaque narine soit gros conuae un pois de la pommade, soit l/:2 c. c. de la solution huileuse, cette dernière introduite avec un compte-gouttes ou avec la seringue de Marfan.

Poudres. — Les formules sont nombreuses. On emploiera l'acide borique, le bismuth, la résorcine, le menthol, l'arislol.

Les poudres contenant du chlorhydrate de cocaïne seront ]»roscrites au-dessous de 12 ans.

Inhalatio.xs. — Elles se feront en faisant é\aporcr de l'eau ad<litionnéepar lilic dune cuillerée à café d'alcool mentholé à 4 p. 100.

Lavages, — Longtenqis praliijués avec exagé'ralion, ils ue sont en réalil('' que rarement indifpiés. Ils ne se feront pas avec le siphon (le \\el)t'r, <pii peut exposer à rinre<'li(iu de la Ironqied Lustache, mais a\ec une seringue (pii ii"(d)ture pas çduqdétement la narine. On emploiera les solutions de chlorure de sodium à 7 |i. 1 000, de bicarbonate de soude à 5 p. 1 000, d'acide borique à 30 p. 1000. Les solutions seront à 82" environ; on fera passer

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I/i litre <l«' liquide chez les grands enlanls, 100 à :200 i:iaiiiiiies chez les nduriissons, :2 ou 3 l'ois par jour.

Indications rHiiiiAi'KUTiQiJES suivant ij:s kokm^s cliniqlks. — 1" Dans les rhinilcs calarrfuiles tiujui's on prescrira la pommade ou riiuile nienlliolée. les inhalations de vapeur (Tean; les lavages seront proscrits; rinsuttlaliondi' poudres pourra hâter la résolution.

Dans le coryza idiopalhique à répétition, chez les sujets prédisposés, un traitement i)rophylactiqne sera institué, qui aura pour but d'aguerrir reniant contre le froid (vie au grand air, luit ou douche froide), de niodiner le tenqiérament lymphatique ou arthriti(jue (cures thermales de Ludion, d'AUevard, du Mont-Dore), el surtout de guérir les altérations locales (végétations adt'noïdes, hy[iertrophie des cornets, déviation de la cloison).

iL" Dans les rhinilrs pnrulcnies ou mcriihraïunises aiguës, les irrigations nasales sont imhcpiées, et dans rintervallc la ponmiade ou riiuile menthoh'c. ou encore rinsiinialion darishd. Dans la rliinite hlennorragi(|ue (hi nouveau-né' on jioim ta tcnicher les fosses nasales avec un stylet garni ddiiale imhiiif'e d'une solution de nitrate d'argent à 1/20'' (lissier), on encore insu Hier ajtres cjia<pie lavage une poudre à hase de nitrate d'argent.

3*^ Dans les rhiniies chroniques, on fera l'antisepsie avec l'huile camphrée, les jioudres, et on traitera les causes locales (végétations adéno'ides, etc.) ou gém-rales (|ui enlreliennent la rhinite, comme nous l'avons indicjué à propos de la prophylaxie du corvza simple.

L'ozène sera trait»'' par les irrigations nasales, les pommades, les huiles et les poudres antiseptiques.

4" En jdus des indications générales, la rhinite A bacilles de Lieffler conq)orte des injections de sérum antidiphtérique, la rhinite sijphilitique la mé'dication mercurielle.

Dans toutes les rhiniies il faudra protéger la lèvre supérieure avec de la vaseline hori(pié'e, faire l'antisejjsie de la l)ouche el du pharynx buccal. Les diverses c(tin|ili<atioiis nécessiteront leurs ti'aitements particuliers.

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