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II. - HÉMORRAGIES NASALES. EPISTAXIS

Les héuKirragies (|ui se font à la surface de la mmpieuse nasale MU éjiista.iis Sdiil fréipieules dans l'enfance, sauf cependant chez le iioiiveau-né et le nouiiissim. Klles \arieiil dahdndanee. diquiis

NoBÉcofRT. - ■ Précis île nicj( cinc iiifanii: . 4

quelques gouttes de sang jusqu'à 60, 100 grammes et plus. Le sang s'écoule goutte à goutte par une seule ou par les deux narines, ou bien tombe dans le pharynx nasal et est rejeté par la bouche, ou bien pénètre dans le tube digestif et est évacué sous forme dhématémèse ou de mel.ena. Lhéniorragie s'arrête généralement toute seule au Imiil de (juelque temps; mais les récidives sont fréquentes. Quand elle est liés abondante, elle peut provoquer des phénomènes généraux, petitesse du pouls, lipothvmies, syncope; ceux-ci peuvent survenir, même avec la perle d'uni^ petite quantité de sang, chez les enfants impressionnables.

Diagnostic. — \. Diagnostic différentiel. — Le diagnostic dépislaxis s'impose généralement. Cependant : 1" le sang qui s'écoule par les narines peut tie pas provenir de la muqueuse nasa/e, et venir soit du cavum (au cas de polype naso-pharyngien ou à la suite d'une exploration digitale, d'une opération sur la région), soit du poumon (à ce propos, il faut savoir que, chez le nourrisson qui saigne du nez, le sang provient le plus souvent du poiimon. à la suite dune thrombo-phlébite de l'artère pulmonaire); — :2" le sang provenant de la muqueuse nasale peut passer dans le pharynx et même dans Vestomac et être rejeté ]iar la bouche ou par l'anus, ce qui fait penser à une hémoptysie, à une hématémèse, à une hémorragie intestinale; mais on trouvera des caillots dans le nez et qtn pourra voir à l'examen de la gorge le sang descendre le long de la paroi postérieure du pharynx.

D'ailleurs la rhinoscopie antérieure permettra souvent de reconnaître le siège de l'hémorragie, habituellement au niveau de la jiorlion caililagineuse de la cloison, plus rarement au niveau des autres portions.

B. Diagnostic étioi.ogique. -— Les causes des épistaxis sont locales ou générales.

a. Causes locales. — Ce sont : 1" Les traumatismes du nez : chute, coup, introduction répétée du doigt dans les narines ; exceptionnellement les fractures de la base du crâne.

2" Les corps étrangers des fosses nasales.

3° Les rhinites aiguës accompagnées de congestion intense de •la nuKpieuse, celles de la rougeole, de la scarlatine, notamment, la rhinite diphléri(|ue, la rhinite syphilitique.

4° L'état vari(pieux de la muqueuse coïncidant ou non avec les lésions de l'ozène; les tumeurs (polypes hémorragiques, angiomes, sarcomes).

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5" Les végétations adénoïdes. (|ui l'ntrelionnpnt iinr cinigt-stion passive de la |)ituitaiie.

h. Maladii's gcinTalrs el nialudies oi'fffiiiiijnes.- — Ce sont :

1" Les maladies du cœur.

2" Les maladies du foie.

3° Les maladies du rein.

4" La coqueluche, au moment des (juintes chez certains enfants.

5° Les fièvres éruptives, rougeole, variole, scarlatine, à une période plus ou moins avancée, lépistaxis s'accompagnant d'autres hémorragies (formes hémorragiques).

La diphtérie toxique, même sans rhinite diphtérique.

La fièvre typhoïde, chez les enfants âgés de plus de o ans, et surtout au moment de la puherté: avant o ans, les épistaxis sont exceptionnelles.

Le rhumatisme articulaire aigu, la pneumonie, la malaria, etc.

6" Les maladies facilement hémorragiques : [)urpura, leucocylliémie, scorhut.

7° L'hémophilie.

Pronostic. — Il dépend de l'ahondanci' «h- l'hémorragie, rarement suffisante d'ailleurs pour d(-terminer des accidents graves, et surfout de sa cause.

Traitement. — Les épistaxis ont une tendance naturelle à s arrêter spontanément dans la ]ilupart des cas. S'il est nécessaire d'intervenir, on utilisera les moyens suivants :

Compression digitale des ailes du nez contre la cloison; introduction dans la narine qui saigne d'un petit tampon d'ouate hydrophile imhihé d'une solution d'antipyrine à 1 p. 10, deau oxygénée à 12 volumes, d'adrénaline à 1 p. 1 000.

Cautérisation d\i vaisseau qui saigne, s'il peut être vu, avec un fragment de nitrate d'argent ou d'acide chromique fondu, porté sur un stylet.

Tamponnement antérieur des fosses nasales, ijue l'un pratiquera en introduisant profondément dans la fos.se nasale des liandelettes de gaze stérilisée disposées en couches successives.

Tamponnement postérieur, qui n"a que des indications exceptionnelles.

GHAPITlîE m

Le pharynx est le carrefour où s'eiitre-croisent les voies respiratoires et les voies digestives; il est divisé par le voile du palais en deux portions, le pharynx nasal et le pliarynx huccal. Mais cette division anatomique ne répond à aucune diflerence appréciahle de structure ; celle-ci est caractérisée essentiellement par la présence dans Tépaisseur de la muqueuse de tissu lymphoïde, qui se condense en certains jioints pour former Vamygdale pharijnf/ien»e et les amygdales palatines, auxquelles il faut joindre Vamygdale linguale (anneau lymphatique du [jharynx de Waldeyer).

Bien qu'existant avant la naissance, le tissu lymphoïde du pharynx n'acquiert son parfait développement que vers la lin de la première année; il persiste ensuite au même degré iiendanl toute Tenfance jusqu'à 16 ou 18 ans, pour régresser ensuite. Cette évolution explique la rareté des infections pharyngées avant un an et leur fréquence chez l'enfant à partir de cet âge, car c'est lui qui joue le rôle le plus important dans les réactions intlammaloires défensives. Son utilité est inconteslahle pour la d(''fense de l'organisme. Mais il y a des cas où, sous des influences diverses, il s'hypcrtrophie et devient une source de dangers soit par les trouhles mécanitpies qu'il entraîne, soit i)ar les infections locales qu'il entretient et qui causent des troubles généraux, rhyperlro)ihie des ganglions du cou, etc.

Les infections pharMigées se réalisent d'autant plus facilement que, à la surfac(^ de la nnupiense, \égètent noi'inalement des espèces sa|iropliyles siisccplililcs de devenir jialhogènes : streplo- C0(pi('. pn('Mniocoi|ii('. slapli\ locoqm,', etc.

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