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TUMEURS CÉRÉBRALES

Il nesl pas rare de trouver de la fièvre, que décèle seule l'exploration ihermométrique (Klippel).

II. Symptômes TtNANT au siège de la tlmelr. — A. Tumeurs de la convexité. — 1** Les tumeurs des centres psychiques (extrémité du lobe frontal, etc.), souvent latentes, peuvent donner lieu aux troubles psychiques décrits plus haut.

2" Les tumeurs de la région fronlo-pariélale (zone rolandique, lobule paracentral) déterminent l'ajdiasie motrice (pied de la 3*^ circonvolution frontale gauche), la paralysie faciale et la paralysie du grand hypoglosse du côté opposé (pied de la frontale ascendante), des troubles (contractures, épilepsie jacksonnienne, paralysies) du membre supérieur (partie moyenne des circonvolutions motrices) ou du membre inférieur du côté opposé (lobule pai'a-central).

3" Les tumeurs de la région temporale^ souvent latentes, peuvent se révéler |tar la surdité verbale, quand elles siègent à la partie moyenne de la première circonvolution temporale.

4° Les tumeurs de la région occî/jZ/q/^ produisent des troubles de la vision : hémianopsie, scotomes, sensations lumineuses, etc.

B. Tumeurs profondes. — Celles qui siègent dans la substance blanche sont souvent latentes ou provoquent des anesthésies, des paralysies, des contractures. Celles qui occupent les corps opto-slriés et la capsule interne déterminent une hémiplégie avec hémianesthésie, hémichorée. hémitreinltlement.

C. Tumeurs de la base du crâne. — Suivant leur siège, elles donnent lieu à des troubles des dilTérents nerfs crâniens : n. olfactif (anosmie), n. trijumeau (névralgie faciale), n. auditif, n. oculo-moteurs, etc.

D. Tumeurs du pédoncule cérébral, de la protubérance, du bulbe. — Elles jteuvent produire, suivant leur niveau, le syndrome de Weber, le syndrome de Millard-Gubler, la paralysie bulbaire.

E. Tumeurs des tubercules quadrijumeaux. — Elles se traduisent par une ophtaimopb'gie externe, lot.ib-, bilatérale, par la stase et rœdème de la papille, |iar la démarche ébrieuse.

F. Tumeurs du cervelet. — Elles ont une symptomatologie caractéristique; céphalalgie siégeant à Tocciput et à la nuque, démarche ébrieuse, exagération des réflexes tendineux, asthénie musculaire, vomissements, nystagmus, œdème papillaire.

G. Tumeurs du corps calleux, de la glande pinéale. de la glande pituitaire. — Les observations eu sont trop peu nombreuses, pour que j'insiste sur leur s\mptomatologie.

606 MALADIES DE LENCÉPHALE

III. Symptômes dépendant de la nature de la tumeur. — Il.s n'ont !«' plus souvent rien de bien caractéristique.

Marche. Pronostic. — L'évolution des tumeurs cérébrales est très variable, et il est trop schématique de distinguer avec Bail et Krishaber:l° une phase d'excitation générale; i° une phase de compression : 3" une phase de troubles psychiques.

Souvent elles sont latentes et constituent une trouvaille d"aulopsie. Elles peuvent causer la rnorl subite ou la )iiort lente par cachexie.

Le pronostic, qui est grave, varie d'ailleurs avec le siège, le volume et la nature de la tumeur.

Diagnostic. — 1*^ D. différentiel. — >'ombreuses sont les atïections qui peuvent être confondues avec les tumeurs cérébrales : affections de l'encéphale (hémorragie méningée localisée, hémiplégie spasmodique infantile, hydrocéphalie chronique, etc.). On se fondera, pour les éliminer et reconnaître une tumeur, sur la céphalalgie, sur les troubles de la papille, sur la localisation des symptômes, sur la lenteur de l'évolution.

2" D. DU SIÈGE de la tumeur. — 11 se fera d'après les symptômes en rapport avec la localisation. Il est rendu particulièrement diflicile par les phénomènes d'excitation à distance qui peuvent se produire. Les paralysies locahsées ont seules une valeur absolue à ce point de vue.

3" D. de la nature de la tumeur. — 11 est toujours difficile. Les commémoratifs et les symptômes constatés dans d'autres organes permettront de reconnaître la tuberculose ou la syphilis.

Le diagnostic pourra être éclairé par Vexploration aux rayons X et par la ponction lombaire. Le liquide céphalorachicien est généralement à haute tension et ne contient pas de leucocytes. Au cas de tubercules, il peut être riche en lymphocytes et même contenir le bacille de Koch ; mais alors il y a coexistence de granulations méningées ou de méningite tuberculeuse, qui expliquent les réactions méningées (Nobécourt et W. Vnisin).

Traitement. — A. Médical. — Il l'^t p.iitni> cnralif i\\M\\h\, au cas de s\philis, on |)iescrit b^ traitt-iiirnl s|técitiqui\ et. dans la plupart des c^s, purement syniplomalique (anlipyrine, bromures, chloral, o|iiuin, etc.).

B. (Chirurgical. — On fera h ponction lombaire, qui diminue la pression du liquide (■(■|)halo-racbidicn cl soulage li' malade, ou

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