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EPILEPSIE

précipitée, en ligue droile ou circulaire, qui cesse généralement d'une façon brusque; il débute jiar un cri jirojongé ou des cris successifs (Mairet).

b. Éqithyilenls sensilifs. — Ce soni des crises <Ie couibalnies. des migraines, le tic doulonii-iix île la lare, etc.

c. Équivalfnts vaso-moleur.s. — Ils consistent en sensations de chalfur avec ou sans rougeur, en crises dlMjiolbtMinie.

d. Equivalents viscéraux. — Ils sont rares dans Tenfance et sont constitués par des vomissements, des palpitations, de Taugine de poitrine.

e. Équivalents sensoriels. — Ce sont des éblouissemenls, des hallucinations visuelles ou auditives, etc.

2** Équivalents psychiques. — On peut observer les impulsions à rhomicide, au suicide, au vol, Tautomatisme ambulatoire, les fugues. Les crises de manie furieuse sont exceptionnelles.

B. Grande attaque co.nvii.sive, hait mal. — Elle se jirésente comme chez l'adulte, avec certaines particularités. Les prodromes éloignés, tels que tremblements, secousses musculaires, sensations subjectives, etc., fréquents chez Fadulte, sont assez rares chez l'enfant (Soltmann). Assez souvent on observe de l'embarras gastrique (J. Voisin). L'aura, auss^i fréquente quaux autres âges, est habituellement motrice, et cela d'autant plus que l'enfant est plus jeune, assez fréquemment sensorielle, rarement sensitive, sauf chez les grands enfants.

Le début de la crise est brusque : l'enfant pâlit, pousse un cri et tombe sans connaissance. C'est d'abord la phase des co7ivuhions toniques, puis, après quelques secondes, celle des convulsions cloniques, qui dure quelques minutes, enfin la phase de stertor, suivie de sommeil; la stupeur consécutive est moins longue et moins accentuée que chez ladulle (Soltmann), L'enfant ne se souvient pas de l'attaque.

Après l'accès on ])eul observer de laffaiblissement «le la force musculaire, des troubles sensitifs et sensoriels, etc. Pendant l'accès la température s'élève, la pression artérielle est augmentée (Maurice de Fleury) ou abaissée (J. Voisin), le sérum et l'urine sont, suivant les auteurs, hypertoxiques ou bypotoxiqiies. l'albuminurie est constante (Voisin et Pérou), l'élimination du bleu est retardée. la tension du li(piide céphalo-rachidien est augmentée.

Les attaques d'épilepsie peuvent être isolées et revenir à intervalles plus ou moins éloignés ou se répéter par séries, ce qui

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coiistilue Vélat de mal. Dans Fétat de mal la porte de connaissance persiste entre les accès ; puis ceux-ci s'espacent et cessent, laissant ajirès eux un état de stui)eur profonde, avec amaigrissement, hypothermie et finalement mort dans le coma.

Les accès reviennent soit le jour, soit la nuit; les accès nocturnes sont particulièrement fréquents chez Tenfanf ; ils passent souvent inaperçus, car ils ne se révèlent, si Tenfant n'est pas surveillé, que parTéuiission involontaire d'urine (p. 479) et la fatigue ressentie le matin.

Terminaisons. Pronostic. — Assez souvent l'enfant meurt au cours des accès, par rupture du cœur, par syncope, par asphyxie, ou dans l'état de mal par épuisement ; il peut mourir encore d'un accident provoqué [lar l'accès (chute dans le feu, fracture du crâne, etc.).

D'autres fois les attaques disparaissent, mais l'enfant devient un dément ou un idiot.

Enfin la guérison peut survenir.

Le pronostic de l'épilepsie est toujours grave. Les cas les plus sévères sont ceux qui débutent avant dix ans. Mais le traitement peut modifier l'évolution.

Diagnostic. — Le diagnostic est très difficile pour le petit mal. Ou [H'ut i»enser à des tics., à un début de chorée.

L'attaque convulsive est }dus caractéristique. Elle est à distinguer de la crise àliyslérie (p. 645), d'une attaque simulée.

Il faut enfin dilTérencier l'épilepsie dite essentielle des (?;jjlepsies si/mplomatiques, des convulsions (p. 636).

Traitement. — Le traitement de l'épilepsie doit être hygiénique et médicamenteux.

TiurrEMENT HYGIÉNIQUE. — L'eufaut devra vivre à la campagne, au calme, soumis à un exercice et à un travail manuel modérés, à un travail intellectuel minime, à une éducation morale attentive.

L'alimentation sera réglée : peu de vin, pou d'alcool, peu de viande, bien que le régime hypoazoté n'infiuo jias sur la quantité des accès (J. Voisin, R. Voisin et Norero) ; suitout des laitages, des légumes. On conseillera un régime hypochloruré (liichel et Toulouse).

L'état dos voies digostives sera survcilb'; do Icmps on (('iii|is un |uirgalif sera utile.

On fera faire des frictions et donner des douches; celles-oi st'idiil en jcl hrW' et cniirtos (15 à 25 socondos).

Traitement médicamenteux. — Il consiste jtrcsqiie exclusivemenl dans l'emploi des bromures, bromures de potassium, de sodium, de strontium, d'annnoninm, etc., isolés ou associés. On les donnera dans du lait ou au moment des repas, soit chaque jour à la même dose, soit en quantités croissantes jusqu'à la dose suffisante révélée par la dilatation et la paresse de la puj»ille, par un peu d'obnubilation, |)ar la tendance au sommeil (Gharcot, Gilles de la Tourette), soit à doses massives espacées de 3 ou 4 jours (méthode anglaise). Les doses varient avec l'âge. Avec le régime hypochloruré elles doivent être moins fortes.

Le traitement bromure doit êtie longtemps poursuivi, même après la disparition des atta(jnes, à doses de plus en plus faibles.

Ou n'arrêtera le traitement (ju'au cas d'accidents de bromisme.

TiiArrEMENT DES ACCÈS. — Il cousistc dans les petits soins qui ont pour but d'empêcher le malade de se blesser.

Dans l'état de mal, on maintiendra l'enfant dans l'obscurité, on donnera des bains sinapisés, même des bains froids (J. Voisin). S'il est possible, on l'alimentera et on augmentera la dose de bromure.

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