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HYPERTROPHIE DU TISSU LYMPHOIUE

sont creusées de lacunes dilatées par des coucrétions blanc jaunâtre, et diminuent de volume quand celles-ci sont vidées. Par la palpalion, (jui nVsl d'ailleurs pas indispensable, on distingue une variété molle, la jdus fréquente, et une variété dure.

Les follicules clos lu/pertrophiés {phanjngUe granuleuse) l'ont sur la j)aroi postérieure du ])liarynx des saillies isolées, lisses, arrondies ou ovales, grosses comme une tète d'épingle, une lentille, un pois, jaunâtres, translucides, ou bien rouge sombre quand ralTeclion est ancienne; elles se groupent en bourrelet sur les parties latérales et remontent au-dessus du voile du jtalais.

L'examen de Vami/gdale phanjngre est plus complexe'. Par la rbinoscopic antérieure, on aperçoit quelquefois une masse obstruant Toritice posli-rieur des fosses nasales. Par la rbinoscopie jiostérieure, qui ne peut être pratiquée que cbez les grands enfants, on voit, au lieu d'une surface lisse et rosée, soit une masse rougeàtre, bémisphérique (forme circonscrite), soit des tumeurs niamelonni'es plus ou moins nombreuses et volumineuses (végétations adénoïdes), remplissant à un degré variable le pharynx nasal. Par le toucher digital, qui est le vrai moyen d'exploration chez les petits, on constate, entre la paroi postérieure du pharynx et le bord postérieur du voile du j>alais, l'existence d'une masse irrégulière, plus ou moins consistante, souvent molle, dont on ramène parfois des débris souillés de sang.

Anatomie pathologique. — Je ne reviendrai pas sur l'aspect macroscopique t\i^>^ basions. Qu'il s'agisse des amygdales palatines ou de l'amygdale [diaiy ngée, on distingue une variélc molle et une variété dure. Dans la variété mollr. la plus fréquente chez les jeunes enfants, le tissu est diftlueut, les ciyptes sont aplaties jiar les follicules clos qui sont hypertrophiés, les cellules lym[)baliques contenues dans les mailles du réticulum sont volumineuses, à gros noyau, quelquefois en karyokinèse; les vaisseaux sont nombreux : il s'agit en somme d'une hijperplasie du tissu hjmphoïde. Dans la vari('té dure, plus fréquente chez les grands enfants, la coui)e est régulière, les cry|ites sont souvent dilatées, les follicules clos sont petits, jaunâtres, atrophiés ; il y a des travées libreuses; les vaisseaux sont épaissis : il s'agit en somme (V amygdales srléi-eitses avec tendance à ialrophie du tissu lytnphoidc, résidial de poussées iidlaiiimatoires ré[)étées.

1. Nous renvoyons aux traités spéciaux jiour la icrhuiciui' Je ect examen.

La muqueuse est normale, en dehors des poussées aigurs. A sa surface et dans les cryptes végètent de nomliieux microi)es : staphylocoques, streptocoques, tétragènes, etc.

Complications. — Les germes qui pullulent à la surface du tissu lymphoïde du pharynx hyi)ertrophié, ceux (jui ])euvenl y être apportés accidentellement et trouvent là un terrain propre à leur arrêt et à leur germination, entretiennent dans le pharynx un état dintlammation chronique et occasionnent de temps en temps des |ioussées aiguës. Fréquemment donc 1 liyiiertrophie du tissu lynqihoïde du ])harynx se complique de rliino-p}ioi'ij)ir/iies. d\nni/i/'lo/ites ai'juf's. ou chroniques. Ces infections [)haryngées sont à leur tour le point de départ de conqdicalions infectieuses multiples qui seront étudiées à propos des angines aiguës (p. 07).

Parmi les infections sui)aiguës et chroni(|ues, il faut faire une place à ]iart aux otites, aux nchhiopathies cprvicales et tmcliéobroniltiqiies, qui contrihuenl à réaliser, avec Ihypertrophie du tissu lymphoïde, le type de l'ancienne scrofule^ aux troubles dit/estifs et notamment aux colites, aux néphrites rkroniques, dont elles constituent une cause fréquente dans Teufance.

On voit donc l'importance de Thypertrophie du tissu lymphoïde du jiliarynx en jiathologie infantile. 11 faut y joindre le rôle ([uelle joue jiarfois comme forme larvée de la tuherculose du [iharynx et comme porte d"entr<''i' du liacille de Koch dans l'organisme (|). 94).

Évolution. — L'i'vole.liiiM est clnuni(|ue. entrecoupée de lionssées aiguës. L hypertrophie iirogressejusipie \ers la 13'' année; à pailir de cet âge elle peut régresser sp(iutan('ment.

Chez le grand enfant, les allures cliniques répondent à la desciiption (pie nous avons donnée. Chez le nourrisson, les végétations aih'uoïdes pro\oquent {\i'> trouhles respiratoires très intenses; l'enfant, ne pouvant respirer que par la houclie. tète difticilement, a le sitnuneil trouhlé et se cachectise.

Pronostic. — Le pronostic découle de tout ce qui a été dit. L'Iiypertnqiliie des amygdales palatines, si elle ne menace pas par ''lle-mènie l'existence, est dangereuse par la pn'disposilion qu'elle crée aux inleclions. L"li\|icrtropliie de l'amygdale pharyngée est |ilus gra\e, car, en delims de la pri'disposilion aux infections, elle trouille prolondémonl le dévehqipement local et général de l'enlant.

Diagnostic. -— Le diagnostic de ïhijpci'iropliic des ninijip/n/es

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