HYPERTROPHIE DU TISSU LV.MIMIOIDE
palalines s'impose. On no confondra ]tas riiypertio[)hie sinij)lc avec celle due à un épithrliorna. à un li/uiphadénome, à la syphilia, à la tuberculose.
Los végéta lion s adénoides se reconnaissonl à ICnsouililf di's symptômes que nous avons décrits. Loxamon local devra toujours être pratiqué: il jM-ruiettra do no pas les confondre avec les affections catisos de sténose nasale : alrésio nasale, imperfocation des choanes, rhinite liypertropliique, etc. La tumeur ellemême ne sera pas confondue avec un fibrome naso-phanjngien., (|ui ne se développe qu'oxcoptionnollemoni avant lo ans et nexiste pas avant 8 ans.
Traitement. ^ Le traitement prophtjlartique sera gi'uéral cl local. Général, il aura pour luit de tonilioi' Forganisme à Taide de l'huile do foie do morue, du sirop iodo-tanni(pio, de riiydrothérapio; local., il consistera à faire lantisepsie du pharynx [tar des lavages de la gorge, des badigoonnages de la gorge avec la teinture diode ou la glyci'rine iod(''e à 1 p. oO, etc., des instillations dans les fosses nasales d huile mentholée ou camphrée. On conseillera les cures hydro-minérales (Gauterels, Ludion, Uriage, le Mont-Dore, etc.).
Le traitement curatif e^l médical ci chirurgical. Le premier comprend les mêmes procédés que le traitement prophylactique. Le second doit être ajipliqué chaque fois que les organes hypertrophiés sont une cause de gêne mécanique ou onlretioimont dos infections. L'intorv(Mition ne iloit être pratiipiéo qu'en dehors de toute poussée inllammatoirc et qu'après une antisepsie préventive soigneuse, sous peine dêtic loccasion d'infections parfois mort(dles. Suivant les cas. un pratiquera sur les amygdales palatines l'amygdalotomie, les cautérisations avec le thermo-cautère ou le galvano-cautère, la discission pour l'amygdalite lacunaire. Les végt'tations adénoïdes seront enlevées par lo morcellement ou par le curettaKo.
il. — ANGINES AIGUËS NON DIPHTÉRIQUES
La liactéri(dogie a élahli dune façon pn'cise la division des angines aiguës en angines diphtéricjues, dwi^s an hacille de Lœffler, et en angines aiguës non diphtériques, relevant de germes
variés. La distinction est assez importante pour légitimer Tétud»' séparée de ces deux variétés.
Les angines non diplil(''ri<jui's, (Imil je uroccupcrai dans ce chapitre, sont fré({uentes dans l'enfance. Elles se présentent en clinique sous des lormes diverses, crythéuiateuse et pultacée, membraneuse, phlegmoneuse . ulcéreuse, gangreneuse. Ces formes ne constituent pas des maladies différentes; elles peuvent relever des mêmes causes et des mêmes microbes isolés ou associés, quoique certains d'entre eux interviennent d'une façon plus spéciale |)0ur en réaliser quelques-unes. Les agents spécifiques eux-mêmes, qui causent les angines du début de la rougeole, de la scarlatine, du rhumatisme articulaire aigu, etc., ne donnent également lieu qu'à des réactions banales.
D'ailleurs les angines ne consistent pas exclusivement en des infections localisées au pharynx buccal; elles comprennent ('gaiement les infections du [iharvux nasal, décrites parfois sous le nom à'adénoidites aiguës (Escat), mais qu'il convient mieux d'a))peler amyfidaliles pharyngées (Âusset et Dorion).
Étiologie. — 1" Causes prédisposantes. — Vâge constitue une prédisposition importante. Rares avant i an, elles s'observent fréquemment ensuite, pendant toute l'enfance et l'adolescence; puis elles diminuent à partir de :2o ou 30 ans et sont exceptionnelles dans la vinillesse. Ce fait s'explique par révolution du tissu lymjjhoïde du pharynx (p. ii^\.
11 y a de plus des prédispositions individuelles, qui peuvent même être héréditaires, et qui sont liées à rhy|»erlropiiie chronique de ce tissu lymphoïde p. o3).
"2*^ Causes occasionnelles ou déterminantes. — Ce sont celles qui permettent à l'infection, auto-infection ou hétéro-infection, de se réaliser.
a. V auto-infection est fréquente, étant donné le nombre des germes qui vivent à l'état normal à la surface du pharynx. Elle peut être provoquée par des causes locales, amygdalotomie, applications de topiques irritants, tra-vail de la dentition (Jacquet), etc., et par des causes générales, telles que le froid (froid humide, courant d'air, refroidissement iiriil(ing(' . les troubles gaslro-intestinaiLx, la période ineiistrui'llt' au iiKinifiil ib' la puberté (angines cataméniales .
h. X.'héléro-infrclion ii'sulte (b^ la propagation d'une iid'eclion de voisinage (stomatite, ce qui est rare; rhinite, ce qui est fré-