‹ Précis médecine infantileChapitre 24 sur 266 · ANGINES AIGUËS NON DIPHTEIUQUES · texte numérisé non relu

ANGINES AIGUËS NON DIPHTEIUQUES

qiient). de la contagion de malade à malade ou par le séjour dans un milieu infecté tel qu'une salle dhùpital (Hulinel ; la contagion en pareil cas peut provenir non seulement d'une angine, mais encore d'une lironchite, d'une broncho-pneumonie, etc., alTections dues comme les angines à des germes vulgaires. Dans ce groupe rentrent encore les angines du délmt de la scarlatine, de la rougeole, de la variole, de la grippe, du rhumatisme articulaire aigu, etc. *

Quant aux angines aiguës de nature tuberculeuse et syphilitique, elles sont étudiées à propos de ia tuberculose du pharynx - (p. 91) et de la syphilis du pharynx (p. 93). Le chancre et les plaques muqueuses peuvent se compliquer d'infections banales; mais ils sont rares chez l'enfant.

Symptômes. — Les angines aigui's donnent lieu à des symptômes généraux, -fonctionnels et physiques.

1" Symptômes génékaux. — Ils mar(|uent le début qui est lanlôl brusque, tantôt insidieux. Ils sont d'intensité variable. La tiévre est légère ou atteint 39° à 40°. Il y a souvent soit de l'agitation et du déhre, soit de l'abattement, quelquefois des convulsions chez les jeunes enfants. L'enfant a mal à la tète, est courbaturé. Le visage est rouge. Souvent il y a des nausées, des vomissements, de la constipation; parfois du subictère, des vomissements bilieux.

2° Symptômes fonctionnels. — .Ius(ju'à 5 ans l'enfant n'accuse aucune douleur; passé cet âge, il se plaint de douleurs dans la gorge, de dysphagie. La pression derrière l'angle de la mâchoire est souvent douloureuse. Les mouvements de la tète et du cou sont parfois pénibles à cause de la tuméfaction des ganglions situés au-dessous de l'angle de la mâchoire; il peut même y avoir un véritable torticolis.

L'angine localisée au naso-])harynx donne lieu à de la gène respiratoire d'autant plus marquée que les enfants sont plus jeunes.

3° Signes physiques. — Ils varient suivant la localisation an pharynx buccal ou au rhino-pharynx.

A. Angines localisées au pharynx buccal. — Leurs svnqitômes physiques |iermcttenl de décrire plusieurs variétés.

1" Angines érythémateuses et piiltacées (angines catarrhales). — Le pharynx est plus ou moins rouge et tuméfié, soit dans sa totalité, soit en certains points, notamment au niveau des amygdales i'amygdalile), qui sont volumineuses et rétrécissent l'isthme du gosier. Très souvent la rougeur s'accompagne d'une légère

Oi -MALADIES DU PIIAKVNX

cxsuflaliou niuqiieuse ojialine ou ircMuliiils imllaci's. se détacliant facilement, friables, (lei-laines angines, celles de la scarlatine, de la longeole, etc., ont fjnebjnes caractères pailicnliers.

l^*^ Angines membraneuses, diphtéroïdes. — La nuKjnense est recouverte par nn exsndat MiiMul)rancn\ . Idaiicliàlre , parfois liiillant, épais de nn demi à denx ndllimètres, adln'rent, ne se dissociant pas dans leau. Cette memlirane est straliliée et formée par nn réticnlnni lilninenx. englobant des leucocytes, des hématies, des cellules é|iilbéliales altérées et d('<' microbes. Elle a une tendance jdus on moins marquée à s étendre aux amygdales, an voile du palais, à ses piliers, à la luette, et à se rejjrodnire; audessous d'elle, la nuniueuse est Inméliée, ou saignante, ulcérée. Dans certains cas, les membranes sont grisâtres, sanieuses.

Dans Vang'nir herpétique angine couenneuse connnune de Bretonneau et Trousseau), ou assiste quelquefois à la constitution di' la nienu'irane : ce sont d'abord des vésicules d herpès, puis des érosions consécutives aux vésicules, j)etites, arrondies, su|>erficielles; enlin sur ces érosions api»araît un exsudât blanc biillanl, membraneux, lenticulaire, qui se transforme, par la fusion des petites plaques, en une membrane blam-hàtn'. à bords jiolycydiques, adhérente.

3" Angines ulcéreuses et ulcéro-membraneuses. — On |ieut en décrire 2 types principaux.

a. Le premier type s'observe notammcrd dans la scarlatine (Méry et J. Halléi, mais ne lui est pas spécial. .Vu début, il s'agit d'une angine éi-ythématense ou mendiraneuse. Puis sur le voile du palais et ses piliers apparaissent île [letiles jilaqiies arrondies, ovalaires, qui s'ulcèrent. Les ulcérations sont ovalaiies, à bords taillés à pic, à fond grisâtre mortifié; elles peuvent aboutir à la perforation du voile. L'haleine est fétide, les symptômes g(Mi(''raux sont graves. La mort peut survenir en 8 à 10 jours; mais il y a des cas qui guérissent.

ô. Le deuxième lyj)e est Vdtirjiite ulcrro-ntruthnineuse, décrite par Barthez et Sauné en 18(S7, qui est de même nature et reconnaît les mêmes causes que la stomatiti' nlcéro-membraneus<' (]). 20j. Lt'ul'anl t'-pronve à peine une légère d\sphagie. Sur une amygdale rouge, tumétii'e. non indurt'-e, rarement sur les deux, généralement a la jiartie supi-rienre. existe une ulcération arrondie ou ovalaiic à iiords irrf'guliers lailli''< à pic, à fond mamelonné, saignant, recouvert an di'but par nue iiiembrane gri-

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