ANGINES AIGUËS NON DIPHTERIQUES
sâtre peu cohérente ou iiar un enduit pultacé. Le? ganglions rétro- et sous-maxillaires sont gros et douloureux. Llialeiue est fétide, la salivation abondante. L'ulcération reste localisée; exceptionnellement elle gagne les iiiliers. le voile et la luette, qui peut être détruite (Âuehé). Mal traitée, elle peut durer des mois: par un traitement convenable, elle guérit en 8 à lo jours.
4° Angines gangreneuses. — Elles sont exceptionnelles. Elles relèvent des mêmes causes que les stomatites de même nature, et donnent lieu aux mêmes phénomènes généraux (p. i21 . Localement on voit des plaques gris noirâtre, arrondies, entourées dune muqueuse tuméfiée, qui restent limitées (forme circonscrite de Rilliet et Barthezi ou s'étendent (forme diffuse) et s'escarrifient. La mort est la terminaison lial>ituelle: quelquefois les formes circonscrites guérissent.
5" Angines suppurées ou phlegmoneuses. — Elles compliquent les autres variétés d'angine ou surviennent presque d'emblée. Elles se présentent sous plusieurs aspects.
a. Amijijdalite phlegmoneuse. — Elle débute comme une amygdalite érythémateuse. Mais la fièvre est vive, avec exacerbations vespérales: une des amygdales est rouge, tuméfiée, tendue, très douloureuse, jusqu'au moment où le pus s'évacue à sa surface, ce qui amène la guérison.
h. Péricnni/Qclalite phlegmoneuse. — Elle se rencontre surtout chez les grands enfants et les adolescents, après des amygdalites répétées. Le début est brusque, la fièvre vive, la dysphagie très marquée. La région située au-dessous de l'angle de la mâchoire est tuméfiée, les ganglions sont gros. Le trismus rend difficile Texamen de la gorge. Une des amygdales et le pilier antérieur correspondant sont gonflés, rouge vif; an bout de 4 à 5 jours le pilier devient fluctuant et l'abcès s'ouvre à ce niveau. L'ouverture peut être nocturne et le ]ius dégluti. La guérison est rapide.
B. Angines localisées au naso- pharynx. — Dans ces cas la svmptomatologie objective est peu marquée. Le début est généralement brusque. L'enfant a de la fièvre, de la prostration, du coryza, de la gêne de la respiration nasale pouvant aller jusqu'à sa su|ipression, ilu nasonnement, une toux sèche, pénible, souvent de Totalgie: il ronfle. L'examen direct montre la paroi postérieure du ]diarynx rouge, tapissée de mucus ou de muco-pus; la rhinoscopie postérieure fait voir l'amygdale pharyngée grosse, rouge, couverte de mucus: le toucher naso-i)haryngien permet de
NoBÉcoiTRT. — Précis (le médecine infantile a
sentir une tumeur dure, lisse au cas (ramygdalite aigu^" primitive (Ausset et Dorion), molle au cas (rhy[>ertrnpliie chronique. La guérison se fait généralement en 2 ou 3 jours. Parfois cependant rinfection persiste jiendant 3 ou 4 semaines, avec une fièvre irrégulière dans sa couil)e, qui contiaste souvent avec le i)eu d'intensité lies signes locaux (fièvre gant/lionnairp. p. o09).
Bactériologie. Formes microbiennes. — Les examens directs des exsudais pharyngés, les ensemencements sur les milieux de culture usuels, i>ermettent de caiactériser, dans les diverses variétés dangines qui viennent d'être décrites, les germes patliogènes; la marche et les caractères de Tangine varient dans une certaine mesure suivant l'espèce ou les espèces incriminées.
1'* Angines à streptocoques. — Le streptocoque est le germe le plus souvent rencontré dans les angines aiguës primitives ou secondaires (scarlatine, rougeole, etc.). On le trouve dans les angines érythémato-pultacées, mendiraneuses, ulcéreuses, phlegmoneuses. Les angines à streptocoques ont généralement un début assez brusque, marqué par des frissons et de la fièvre ; le mal de gorge est intense : la muqueuse est rouge vif, vernissée : l'adénopalhie est fréquente. Elles sont souvent graves.
2° Angines à staphylocoques. — Elles sont rares aussi bien chez reniant que chez Tadulfe. 11 s'agit d'angines pultacées o»i mend)raneuses. Elles sont généralement bénignes.
3'' Angines à pneumocoques. — Elles seudtlent ])lus rares chez Fenfanl que chez l'adulte. Elles sont érylhématopultacées ou membraneuses; l'angine herpétique est le plus souvent à pueumoco(]ues. Elles comjdiquent parfois la pneumonie (p. 330).
4" Angines à coccus (coccus Brisou). — Elles sont assez tréquentes et souvent membraneuses. 11 s'agit généralement <le formes légères, bénignes.
o° Angines à tétragènes. — Elles s'observent quelquefois chez l'enfant. Elles sont érythémato-pultacées ou mendiraneuses. Leur début est brusque, avec de la fièvre, des troubles gastriques, de la dysphagie. La gorge est très rouge, les amygdales sont tuméfiées. Les ganglions soûl très gros. Celte angine guérit en 3 ou 4 jours, laissant jiendant quelque temps de rhypertro|)lue des amygdales et des ganglions (Carrière). Le pronostic est licniu.
6" Angines à bacilles de Friedl'ànder. — Elles sont |diis rares chez l'enfant (|uc chez l'adulte et n'ont guère été observé* s