LE FOIE DANS LES MALADIES TOXI-LNFECTIEUSES
bacille ou ses toxines (Lesné et Pr. Merklen); cependant dans ces dernières la graisse disparaît souvent à la période de cachexie terminale, en même temps d'ailleurs que toute celle de Téconomie se résorbe (Parrot). On les rencontre enfin dans la tuberculose aigur généralisée (Aviragnet), dans la tuberculose cluoniqut'. dans les tuberculoses péritonéales, osseuses et ganglionnaires, dans les suppurations prolongées, dans la fièvre jaune, là où règne cette uialadir.
Analomie pathologique. — Dans les stéatoses hépatiques de Tenfance, il s'agit tant(jt de surcharge graisseuse, tantôt de dégénérescence graisseuse. On distinguera ces deux états par les caractères de la graisse, et surtout par lintégrité du noyau dans le premier, son altération dans le second. La distinction est d'ailleurs souvent difficile à faire et il est })robal)le que les deux processus sont parfois simultanés. La dégénérescence graisseuse s'associe aux autres lésions du foie infectieux, décrites plus haut (p. 227); elle atteint son plus haut degré dans l'ictère grave, rare chez l'enfant.
Les cirrhoses graisseuses subaiguës (cirrhose atrophique à marche aigué de Hanot), dues à l'alcoolisme et à la tuberculose, ne se rencontrent pas chez l'enfant : les formes aigui's (cirrhose graisseuse hypertrophique de Hutinel) se voient quelquefois, mais plus rarement (jue chez l'adulte.
Symptômes. — Il n'y a pas de symptôme caractéristique de la stéatosc lu'patique. La dégénérescence graisseuse rentre dans la description du foie infectieux et de l'ictère grave. La surcharge graisseuse, quand elle est très marquée, donne lieu à une hépatomégalie parfois considérable ; le foie est indolent, de consistance normale ou molle, pâteuse, à bord inférieur mousse; quelquefois il y a des troubles du chimisme hépatique, glycosurie alimentaire, indicanurie, hypoazoturie, acholie pigmentaire ; les autres troubles observés relèvent autant de la maladie causale que de la stéatose.
Diagnostic. — Il ne pourra être que présumé au cours des états patliologiques, qui peuvent déterminer la stéatose.
Pronostic. — Il dépend de la cause. Mais cependant l'existence de la stéatose hépatique aggrave celle-ci et d'autre part rend le malailc moius résistant aux infections intercurrentes.
Traitement. — Il est avant tout étjologique, et, d'autre part, doit avoir pour but de suppiimer toutes les causes d'irritation et d'intoxication hépatiques.