C. — Infiltration amyloïde
L'infiltration amyloïde du foie est fréquente chez lenfant (Baginsky).
Étiologie. — Elle est exceptionnelle dans les infections aiguës, bien qu'elle ait été vue dans la diphtérie gangreneuse du pharynx (Coniba). Elle s'observe généralement dans les infections chroniques : tuberculoses suppurées des os, des articulations, des ganglions, tuberculose cavitaire des poumons, pleurésies purulentes; — dans la cachexie paludéenne, etc.; — dans les toxiinfections gastro-intestinales chroni<jues, et, à cause d'elles, dans le rachitisme.
Elle est rare dans la syphilis héréditaire précoce, et, quand elle existe, est localisée autour des gommes. Elle est plus fréquente dans la syj»hilis hénvlitaire tardive.
Anatomie pathologique. Pathogénie. — Les lésions sont les mêmes que chez l'adulte : foie gros, ferme, pâteux, à coupe exsangue, miroitante, comme cireuse; réactions colorantes spéciales; localisation de l'amyloïde sur les vaisseaux, tandis que les cellules hépatiques restent longtemps intactes.
La pathogénie est encore disculée.
Symptômes. Diagnostic. — Le foie est hypertrophié en tolalilé, lisse, de consistance ferme et un peu pâteuse, à bord inférieur mousse. Il n'y a pas de signes d'insuffisance hépatique.
Généralement il y a de la splénomégalie, de la diarrhée et de Talbuminurie, dues à l'infiltration amyloïde de la rate, de l'intestin, des reins.
L'état général est très touché ; l'enfant est d'une pâleur cireuse, cachectique.
Pronostic. Traitement. — La mort est la terminaison fatale par suite des progrès de la maladie causale. 11 n'y a pas de traitement curatif.