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CONGESTION PASSIVE DU FOIE

cela irautanl i»lus ({irelle s'accompagne souvent, surtout dans le cas (le tuberculose, de symphyse pleurale, (rad<''no|iathie uK'diastinale et de médiaslinile, facteurs ('galemenl de gène dans la circulation cardiaque.

Comme antres causes de la congestion passive du foie il jaiil citer : les stpnphijses pleurales, les adcuopalliica Irochéo-bvon- (■hi(jues^ la dilalalion des bronches avec sclérose du poumou, Vemph]isème^ la tuberculose fibreuse^ les déformalious racMiiques du thorax^ le mal de Polt.

Pathogénie. — A côté de la stase sanguine, qui intervient en déterminant la congestion passive du foie, il y a à tenir compte, j)Our expliquer la cirrhose cardiaque, des influences toxiques ou infectieuses associées, rhumatisme, tuberculose, toxi-infeclions digestives, infections biliaires, péritonites chroniques généralisées ou partielles. Ces facteurs associés se trouvent réalisés au maximum chez l'enfant dans la péricardite tuberculeuse.

Ânatomie pathologique. — Le foie cardiaque, à la période cougestive, est gros, de coloration brun foncé, avec une capsule un peu épaissie sous laquelle se dessinent des veinules dilatées ; il a sur les coupes l'aspect dit foie muscade. A la période de cirrhose, il a la même apparence; la capsule est plus épaisse; sur les coupes on voit des bandes scléreuses suivant le trajet des veines sus-hépatiques et des granulations grosses comme une tète d'épingle ou un pois. Au microscope, on note l'ectasie des capillaires centro-lohulaires, qui compriment les travées hépatiques, des foyers d'apoplexie capillaire; quant à la sclérose, elle est surtout péri-sus-hépatique, au moins au début, et délimite des zones de parenchyme ayant au centre un espace porte (foie interverti); mais presque toujours elle est en même temps péri-portale, et, dans les cas sufiisamment anciens, les deux ordres de foyers sont réunis par des tractus fd)reux.

CuiRHOSE CARDIO-TUBERCULEUSE. — Il y a de la péri-hépatite et des adhérences péritonéales. La capsule est épaissie. Le foie est gros, présente à sa surface des saillies violacées et des dépressions grisâtres. Il est dur à la coupe. Celle-ci a l'aspect du foie muscade; elle présente des foyers d'apoplexie capillaire et par places des arborisations grisâtres en feuille de fougère. Histologiquement ce sont les lésions de la congestion passive et de la cirrhose cardiaque, décrites plus haut. Ce qui est spécial au foie cardio-tuberculeux, c'est la présence de loin en loin dans les espaces portes et

dans les lobules (Tanias de noyaux, analogues aux nodules infectieux, qui peuvent renfermer à leur centre des cellules épithélioïdes ou une cellule géante, parfois des bacilles de Koch, et qui sont des tubercules embryonnaires, l-es cellules Iif''|iali<]U('s sont alropbiées ou sléatosées à un degré variable.

Quelquefois la stéatose est très marquée et surtout péri-porlale, alors que la cirrbose est peu accentuée. Le foie est dans ce cas gris jaune, onctueux et a surtout Taspect de la cirrbose graisseuse.

A côté des lésions bépatiques on trouve des altérations antérieures, simultanées ou consécutives du péricarde, du cœur, des plèvres, du médiastin, du péritoine (granulations tuberculeuses, ascite), de la rate, des reins, etc.

Symptômes. — 1° Dans une première série de faits, les plus fréquents, l'enfant est atteint d'une cardiopathie chronique qui évolue vers rasyslolie. Au moment des poussées de subasystolie, son foie se congestionne : il est gros, lisse, ferme, douloureux à la palpation; au bout d'un certain temps il devient pulsatile, et il s'agit tantôt du faux pouls bépatique, tantôt du pouls hépatique vrai déjiendant de rinsuffisance Iricuspidienne. Il y a de l'anorexie, des digestions lentes, du tympanisme, souvent du subictère. Les urines sont rares, de densité élevée, et contiennent de Turobiline, rarement du pigment biliaire. Puis, à la suite du traitement, les symptômes asystoliques et en particulier les synq>tômes hépatiques s'amendent; le foie revient sur lui-même. Mais après un certain nombre de poussées de plus en j)lus fortes et prolongées il reste gros définitivement; les troubles hépatiques sont plus marqués; la rate se tuméfie; l'ascite est abondante : la cirrhose cardiaque est constituée.

2" En opposition avec le type clinique précédent, à symptomatologie cardiaque prédominante, se rencontrent les types dans lesquels la cardiopathie reste plus ou moins latente, et où l'enfant se présente surtout comme un hépatique, les symptômes cardiaques devant être recherchés avec attention {asystolies hépatiques). Ces types, sans être spéciaux à l'enfance, y sont liarlifulièremenl fr('M|uents.

Le déijul est variable. Tantôt lenfanl a eu une ou plusieurs attaques de rhumatisme articulaire aigu, et à la suite n'accuse aucun trouble cardiaque fonctionnel ou seulement une tendance à Tesson fllemcnl et à la cyanose. Tantôt rien n"a attiré préalable-

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