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CONGESTION PASSIVE DU FOIE

ment l'attention sur lo cœur; mais on note dans les antécédents des poussées de congestion pulmonaire ou de pleurite. Cette période de début peut être très longue.

A la période cFtHiil, Fenfant, qui se plaint quelquefois de pesanteur ou de douleur dans riiy[)OCon(he droit, a son ventre qui grossit. Il s'agit de sujets mal développés, petits, chétil's (Hutinel). La maigreur des meml)res inférieurs contraste avec le volume du ventre : celui-ci a une peau lisse, un peu œdémaliée, des veines dilatées; on constate les signes d'une ascile plus ou moins abondante, surtout dans le foie cardio-tuberculeux, car dans la cirrhose cardiaque simple elle est souvent nulle ou peu marquée. Le l'oie est gros, la rate tuméfiée. Il y a du subictère, des urines hépatiques, etc. Le diagnostic d'affection hé|tatique s'impose.

Si l'on poursuit l'examen on note une légère dyspnée, un peu de bouffissure de la face, de la tendance à la cyanose de la face et des extrémités, (juebpiefois des doigts liip|iocrati(|ues.

L'examen du cœur décèle parfois une lésion mitrale évidente, qui éclaire le diagnostic; elle permet d'admettre l'existence d'un l'oie cardiaque et d'une symphyse péricardique, même en dehors de signes appréciables de cette dernière. Plus souvent il n'y a pas de bruits de souffle et il faut rechercher avec attention les signes d'une symphyse (p. 415), qui coïncident tantôt avec un gros cœur, tantôt avec un cœur de volume normal, suivant qu'elle est rhumatismale ou tuberculeuse.

Les symptômes hépatiques sont d'autant plus marqués que l'affection est plus ancienne et que les lésions cirrhotiques sont plus avancées. La durée est variable et peut être longue; elle est de un an, deux ans et plus (douze ans au moins dans un cas d'Hulinel). Mais le malade reste un infantile, sa puberté est retardée et se l'ait mal; tôt ou tard, il meurt par asystolie, par cachexie, par progrès des lésions tuberculeuses, par infection intercurrente, exceptionnellement par ictère grave.

Pronostic. — Il est fatal ; mais il ne faut jjas oublier la possibilité d'une survie quelquefois longue. On tiendra compte de l'état du myocarde, qui est plus ou moins touché en même temps que le péricarde; sous ce rapport, la cause de la symphyse intervient dans une certaine mesure (p. 416).

Diagnostic. — Le diagnostic du foie cardiaque est facile quand l'hépatomégalie coïncide avec les autres symptômes asytoliques et

avec une cardiopathie avérée. Il est très difficile dans les cas d'asystnlie hé]iati(jue.

On tronve alors tantôt nne ascite, qni rend lexanien du foie impossible et fait penser à une péritonite tuberculeuse à forme nsritii/ue, pouvant dailleurs coexister, tant^tt d'enililée un gros foie. Lliépatouiégalie. chez l'enfant, où il n"v a pas à tenir com|»te dans la pratique de la cirrhose hypertrophi(jue alcoolique et du cancer, peut être attribuée à la syphilis hépatique, à un kyste hydatique (Terreur à été commise, et j'ai vu dans le service dHutinel un enfant porteur d'une cirrhose cardique liée à une symphyse cardiaque rhumatismale, qui avait été opéré dans un service de chirurgie), à une cirrhose biliaire ; les caractères jiropres de ces affections, qui sont étudiés à propos de chacune d'elles, la recherche des troubles cardiaques, conduiront au diagnostic.

Le diagnostic de foie cardiaque posé, il reste à établir le degré des lésions (congestion ou cirrhose) et à savoir, au cas de symphyse cardiaque, si celle-ci est rhumatismale ou tuberculeuse : les antécédents rhumatismaux, un gros cœur sont en faveur de la première: l'absence du rhumatisme, l'existence d'une pleurésie, d'une adénopathie trachéo-bronchique. le peu d'augmentation de volume du cœur, une ascite abondante, seront en faveur de la seconde.

Traitement. — Le traitement do la eongestiou passive du foie est celui de l'asystolie (p. 434); l'état du foie comporte de plus l'application de ventouses scarifiées sur la région hépatique.

Le traitement de la cirrhose cardiaque sera le même que celui des cirrhoses en général : régime lacté, antiseptiques intestinaux, calomel à doses réfractées, alcalins, lavements froids, etc. Il faudra associer celui de la cardiopathie originelle, le plus souvent péricardite chronique et symphyse (p. 417).

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