CHAPITRE III
MALADIES DU PANCREAS
Lo pancréas est |iro|iortionnpllpment plus développé chez le nouveaii-né que chez radulte, puisque son poids alteinl chez l'un 3:2 grammes, c'est-à-diie 1 p. 100 du poids du corps, tandis que chez l'autre il n'est <|ue de 80 à 100 grammes, c'est-à-dire 1 p. ()00. La trypsine et la stéapsine existent dès la naissance, quoique en petite quantité dans les premières semaines. L'amylase ne serait sécrétée qu'à partir du deuxième ou troisième mois d'aiirès KoroAvin, tandis qu'elle existerait déjà à l'état de traces chez le nouveau-né pour Moro; en tout cas, après un an, le pancréas à poids égal a le même pouvoir digestif pour les féculents que le pancréas d'adulte (Langendoriï). D'ailleurs, comme toutes les glandes digestives, le pancréas adapte la sécrétion de ses ferments aux aliments à digérer. L'intluence des sécrétions duodénales se fait sentir dès la naissance; la sécrétine existe chez le fœtus et le nouveau-né (Hallinn et Le(iueux).
L'importance physiologi(jue du itancréas. ses connexions anatomiques expliquent la fréquence de ses altérations. Leur étude chez l'enfant est cependant encore fort incomplète ; chez lui le cancer du pancréas est exceptionnel et les lésions infectieuses sont presque les seules à considérer. C'est à ceHes-ci (ju'il faut attrii)uer |(rohahh'iiK'ul un certain nond»re de cas 'de diabète infantile (|i. o40).
Étiologie. Anatomie pathologique. Pathogénie. — Le ]iancr(''as est très souvent li-sé au cours (h:'s uialadies inf(M-lif'uses de r(Mifance jiar rinfecliou ascendante (hi canal de Wirsung, par l'infection sanguine ou lyni|ihati(ine. jiar laclion des toxines inicroI(icnn('s. Les panrrénlitrs airjiiis s'oliscivcnl dans la
(lij)hlérii', la iinetiiuouie, les bronclio-iiiieniuoiiies, les iiilections f^asli'o-intestiuales, les oreillons, etc.; suivant les cas il s'agit {Y inflammation catarrhnle, suppurée ou hémorragique. La pancrratite chronique a été étudiée principalement dans les infections gastro-intestinales (p. 125); elle aboutit à h sclérose et à V atrophie (Arraga et Vinas).
Parmi les infections pancréatiques il faut faire une place à la tuberculose et à la syphilis. La tuberculose du pancréas n'est pas rare; elle se présente sous forme de tubercules., d'abcès, de sclérose. Dans la syphilis héréditaire., le pancréas peut être scléreux ; exceptionnellement il contient des gommes miliaires (Mnller) ou des liémorragies diffuses (Klippel et Lefas).
L'infection n'est d'ailleurs pas la seule cause d'altérations pancréatiques. On [leut observer des lésions traumaliques (liémorragies), des kgsles hgdatiques, des ascaris loinbrico'ides ayant remonté dans le canal de Wirsung (p. 217), des sarcomes.
Il y a parfois arrêt de développement, aplasie pancréatique.
Symptômes. Diagnostic. — Le plus souvent les pancréatites, pour intéressant(^s (prciles soient au point de vue de la pbysiolologie pathologique et du rôle qu'elles jouent dans les troubles de la digestion et de la nutrition générale, n'ont pas d'histoire clinique; leur symptomalologie est noyée dans celle des troubles digestifs dus aux altérations gastro-intestinales. Cependant les pancréatites aiguës, les hémorragiques notamment, et les hémorragies traumatiques ont souvent un début lirusque avec douleur é])igastrique très vive, vomissements répétés, collapsus et jiarfois mort rajiide; les pancréatites suppurées donnent lieu aux synqitômes habituels des sup})urations [irofondes. Cette symptomalologie s'ol)serve parfois dans les oreillons d'une façon assez nette (p. 35).
La glycosurie, chez l'enfant, ne se rencontre pas en dehors du diabète pancréatique.
Dans certains cas il y a ictère jtar rétention; mais ce sym|)tùme d'emi)runt est difficile à rattacher à sa vraie cause, l'infection du canal cbohMlocpie et du canal pancréati(]ue marchant de pair.
Il est donc difficile à l'heure actuelle de pré'ciser le diagnostic din'éicuticl.
Traitement. — Ponr les raisons précédentes, il n'y a pas de traitement spécial. LOpothérapie panci^éalique sera indiquée, quand on sera conduit à admettre (|ue l'insuffisance de la glande joue nn nMe.