POULS GRAND, PETIT, DUR; MOU
contraire, les résultats de plusieurs calculs successifs, au lieu de se ressembler, présentent une dissemblance trés grande, cette différence prouve déjà lirrégularité du pouls qu'on ne manquera pas de mieux préciser en observant les intervalles qui séparent les pulsations particuliéres. On pourra voir alors que si, dans un temps donné, il existe une fois deux pulsations artérielles , une autre fois il y en aura trois, quatre , même cinq, dans le même espace de temps. Du reste, pour ce qui concerne les irrégularités et les intermittences du pouls, nous renvoyons à ce que nous dirons plus tard sur lirrégularité et lintermittence des batrements du cœur, vu que ces qualités sont toujours, dans les artères, subordonnées à celles du cœur. 1
La palpation de l'artère fait encore reconnaître l'étendue, la résistance et la force du pouls. Selon l'étendue qu’occupe la pulsation on distingue le pouls grand, ou développé, large, gros; et le pouls petit. Le premier soulève largement le doigt et développe l'artère , le dernier au contraire ne le touche pour ainsi dire que dans un point. Le pouls développé indique que le sang est abondant, mais il ne dit rien de ses qualités : quelquefois il s’observe aussi bien chez les chlorotiques que chez les pléthoriques ; mais il se remarque surtout dans les inflammations des organes sus-diaphragmatiques. Le pouls petit appartient à l’anémie; mais souvent aussi il se trouve dans les inflammations trés intenses des organes thoraciques, et alors il est mou. Il se rencontre aussi dans une hypertrophie du cœur concentrique, mais il est en même temps dur. Dans l’hypertrophie avec rétrécissement considérable de l’orifice aortique, il est petit et mou, ou, en d’autres termes, il est faible. Les inflammations des viscéres abdominaux présentent quelquefois le pouls petit, mais alors il s'allie souvent avec la dureté et devient serré.
Selon la résistance que la pulsation offre au doigt, on distingue le pouls dur et le pouls mou. Le pouls dur est celui qui produit sur le doigt la sensation d’un corps solide. Dans les inflammations des organes thoraciques il est souvent observé, surtout réuni au pouls plein ou développé : il s’unit au contraire, comme nous l'avons dit, à la petitesse, dans les inflammations des organes abdominaux.
. Le pouls mou est l’opposé de celui dont nous venons de parler. Les doigts reçoivent alors une sensation de mollesse,