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EXPLORATION DES VEINES

lade soit àjeun, couché sur le dos, et que les membres de l'abdomen se trouvent dans le relâchement le plus complet possible. De cette manière on peut, en déprimant les parois abdominales, arriver assez facilement à la tumeur dont on reconnaît le siége et les limites par le siége et l'étendue des battements.

Cependant, pour éviter toute erreur à cet égard, pour ne pas confondre des battements communiqués aux organes voisins avec les pulsations de la tumeur: anévrismale de l'aorte, il serait prudent de s'assurer, auparavant, par la percussion, de la situation et des limites de ces organes. Mais ici, encore, on devra bien observer si l'impulsion de la tumeur est immédiate, ou si elle paraît profonde et produite par le soulévement d’une production anormale, ou d’un organe morbidement développé : car rien n’empéche, en effet, la formation d'une tumeur fibreuse, squirrheuse ou de toute autre pature , sur le trajet de l'aorte qui ne tardera pas alors à lui communiquer ses battements.

M. Piorry conseille encore un autre mode d'exploration, qui nous paraît trés bon, au moins en théorie, pour l'évaluation de l'étendue transversale de la tumeur anévrismale. Dans ce but, on déprime les parois abdominales avec les deux mains appliquées simultanément sur les deux hypocondres, et l’on répéte successivement cette dépression, en appliquant les mains de plus en plus en dedans jusqu'à la rencontre de la tumeur. L’intervalle qui sépare alors les deux mains doit indiquer la largeur de la poche anévrisrmaale.

Nous avons dit précédemment que l'exploration du pouls conduit rarement à une connaissance positive de la quantité et de la qualité du sang. Il n’en est pas de même pour l’examen des veines, parce qu'étant plus éloignées du centre circulatoire, elles sont pour ainsi dire à l'abri des modifications que les différents états du cœur peuvent imprimer aux premières colonnes du sang. A l’état normal, lorsque les veines sont médiocrement développées, on sent sur le trajet de ces vaisseaux une sorte d'élasticité qui devient souvent un guide important dans la recherche des veines pour . la saignée. Si les veines contiennent beaucoup de sang, elles deviennent saillantes et visibles à l'œil. La main promenée alors sur un membre, ressent le relief que forment ces vaisseaux. En palpantune veine ainsi développée, on éprouve

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