MÉTHODOLOGIE ET SÉMÉIOTIQUE
che, et l’on reconnait la véritable cause de cet: aspect.
Dans un cas, M. Rostan a vu les amygdales se couvrir d’une éruption particulière qui alternait avec une dartre couperose. ( Dictionnaire des scences médicales , t. IL, p. 505.)
e) Angine pharyngée supérieure.
Lorsque la partie supérieure du pharynx devient enflammée, cette inflammation peut être constatée par linspection. Alors, au fond de la gorge, derrière les amygdales, sur la paroi opposée à l’ouverture de la bouche, l'œil voit une rou=. geur plus ou moins vive, recouverte dans certains cas par des plaques de mucus concret qui adhère. quelquefois assez fortement à la membrane muqueuse, de manière à faire croire à la présence d'ulcères. |
\ ch) Angine diphthérique ou couenneuse ou | pseudo-membraneuse.
Dans cette espèce d’angine on voit d’abord toutes les parties de l’arrière-gorge, telles que la luette, les amygdales, le voile du palais et la face postérieure du pharynx, rouges et gonflées, se couvrir d’une exsudation particulière disposée par plaques d’un blanc jaunâtre, lisses, luisantes, irrégulièrement circonscrites, serpigineuses ; elles paraissent être
plus saillantes au centre qu’à la circonférence;
AFFÊCTIONS GÜTTURALES. 213
elles envahissent presque toutours inégalement les amygdales , de sorte que l’une d’eilles est toujours plus affectée que l’autre; la luette s’en trouve quelquefois complétement enveloppée (1). *
Une fois qu’elles ont envahi toutes ces parties, les plaques s’entourent d’un cercle rouge inflammatoire et se détachent par lambeaux; en se déta- Chant elles s’accompagnent d’une sécrétion de nature sanieuse et puante. Ordinairement, à mesure qu'elles se détachent, ces plaques sont remplacées par d’autres ; quelques auteurs distinguent de cette forme d’angine une autre qui a été décrite par Fothergill sous le nom de rnal de gorge gangréneux.
Elle accompagne assez souvent certaines épidémies de scarlatine. La seule différence à l'œil entre cette angine et la précédente, c’est que dans l’angine de Fothergill, les plaques ne sont pas serpigineuses, mais plus régulières, et qu’elles envahissent uniformément toute larrière-gorge.
D’autres auteurs distinguent encore de cette dernière forme , l'angine pseudo - membraneuse
commune sporadique. Dans celle-ci les plaques
(1) C’est ainsi que commence le plus souvent le croup, et dans beaucoup de cas, on peut reconnaître cette affection à son début en faisant attention aux caractères cidessus,
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sont bien circonscrites , arrondies, non serpigineuses et non envahissantes ; mais nous disons vo- Îontiers avec M. Guersent, que, tout en admettanñt dans ces'maladies des variétés quelquefois très distinètes, il est impossible de ne pasreconnaîtréque les différences quiles constituent s’affaiblissent par des. nuances intermédiaires, quelquefois imperceptibles, etc. { Dictionnaire des Sciences médicales , 1. U, p. 12.)