TT TOUCHER
générales, l'opinion que l’on doit se former sûr Ia maladie pour laquelle on est appelé. Trés souvent alors, il sera conträint d’avoir recours àu toucher pour constater l’état du col et le volume de l’utérus.
En général , toutes les fois qu’on observe un désordre quelconque dans les fonctions des organes génitaux de la femme, le toucher devient indispensable ; et si les maladies de ces organes deviennent quelquefois difficiles à guérir, et traînent pendant long-temps, c’est que le plus souvent les médecins négligent, dans la plupart des cas, l'examen approfondi des parties génitales, ou que les malades, par un sentiment mal compris de pudeur, ne veulent pas se soumettre au toucher. |
Le toucher vaginal peut quelquefois jeter des lumiéres sur le diagnostic des affections du rectum; et réciproquement l'introduction du doigt par le rectum peut souvent éclairer lé diagnostic des maladies des parties génitales. Le doigt indicateur est le doigt dont on se sert presque exclusivement pour l'opération du toucher; comme il est le premier des doigts longs, il répond mieux au but de cette opération, Pour qu'il puisse atteindre les parties profondément situées ; la malade doit être couchée sur un matelas assez résistant; ses jambes doivent être demi-fléchies sur les cuisses , et les cuisses dans le même état de flexion sur le bassin. Puis, pour abaisser davantage le bassin, la tête sera légérement inclinée sur le thorax soulevé lui-même par sa face dorsale, au moyen d’un oreiller ou d’un traversin. Ces dispositions faites, le médecin se place sur le côté qui gêne le moins la malade : il doit être ambidextre ; il ferme en poing la main correspondante au côté où ilest placé, en couvrant le pouce par les trois derniers doigts, et tient l'indicateur libre et allongé. Aprés l'avoir enduit d’uu corps gras quelconque, tel que Je térat, un mucilage, etc., il porte la main sous la couverture pour arriver à la vulve. L’indicateur alors tourné par son bord radial vers le sommet de l’arcade pubienne, doit être porté d’abord sur le périnée, partie postérieure de la vulve, de là il glisse plus en avant { puis il s’introduit immédiatement entre les grandes lévres dans le vagin qu’il traverse de bas en haut, comme pour gagner l'angle sacro-vertébral en suivant l'axe du détroit inférieur. ait: j
Dans Ce passage, l'indicateur peut déja juger de l'ampleur