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HYPERTROPHIE DU COL DE L'UTÉRUS

du vagin. 1} peut apprécier sa température, son état hygrométrique , la fermeté et la flaccidité de la muqueuse, etc. En: se portant sur la paroi postérieure, il peut souvent sentir la présence des tumeurs dans le rectum, ou celle des matiéres fécales. L’extrémité de ce doigt arrivée au museau de tanche doit d’abord en chercher l'orifice, apprécier sa forme et sa grandeur ; puis faisant un mouvement de circumduction au-

tour du col, déterminer sa longueur, le volume de la matrice,

la longueur absolue et respective des lèvres du museau , leur état physique et leur sensibilité.

L’engorgement du col de l'utérus est une des lésions que l'on rencontre le plus fréquemment sur cet organe; le doigt non seulement le reconnaît avec facilité, mais encore il en distingue par le contact les différentes variétés.

Hypertrophie du col de l'utérus. Dans cette affection le

col est, d’après M. Lisfranc, dans un état analogue à celui qu'il présente, chez certaines femmes, pendant l’époque menstruelle. I offre une fermeté analogue à celle de la ma: melle d'une jeune femme qui a succombé à unemort prompte. M. Lisfranc regarde cet engorgement comme une espêce de subinflammation, et il prétend que la sensibilité du col est alors souvent plus vive que dans le squirrhe. M. Duparcque ne lui attribue presque aucun trouble, seulement il le croit capable d'apporter fréquemment un obstacle à la dilatation

de l’orifice utérin et à la terminaison de l'accouchement. Cet!

auteur prétend que toutes les fois que la pommade de belladone réussit à combattre la rigidité du col, celle-ci tenait à l’'hypertrophie et non à l'engorgement squirrheux. il ne faut

pas confondre cet état d'hypertrophie simple avec un ramol-*

lissement extrême du tissu utérin, tel qu’il fuit sous la pres-

sion du doigt, comme la peau conservée d'une pomme dont.

la pulpe est pourrie. Le doigt reçoit alors une sensation pultacée. Cet état tantôt s'accompagne d’une ulcération,

tantôt il existe seul. C’est le cwncer occulte de M. Lisfranc, et

c'est sans doute la même altération organique que M. Du-"

parceque décrit sous le nom de cancer sanguin.

L'engorgement par congestion de l'utérus se développe

spontanément aux époques menstruelles, mais en outre il

peut se déclarer sous l'influence de toutes les causes qui fa- :

.vorisent les congestions utérines. On voit quelquefois alors la matrice acquérir, en peu de temps le volume qu'elle à

ENGORGEMENT DU COL DE L'UTÉRUS. 673 au quatrième ou cinquième meis de la grossesse, et le col former une tumeur qui remplit, en grande partie, le canal du vagin. Cet engorgement est accompagné des mêmes symptômes que la métrite, seulement à un degré moins élevé. Les malades éprouvent un sentiment de gonflement, de tension où de pesanteur dans le bassin, des douleurs, dans les lombes, les aines, ou dans le sacrum, des coliques souvent très vives, et malgré tout cetappareil de symptômes qui pourrait faire croire à l'existence d’une métrite, on ne trouve pas de fiévre, le toucher n’est pas douloureux, et la consistance du col est augmentée. Cet engorgement a souvent pour résultat l’aménorrhée ou la dysménorrhée.

Nous devons à M. le docteur Dupareque la description d’un engorgement congestif accompagné d'hémorrhagies. Il se développe sous les mêmes influences que lengorgement simple, et il n’y a entre eux que cette différence, que dans l'engorgement hémorrhagique le tissu du col paraît être plus facilement pénétrable par le sang; il acquiert une teinte rouge , et laisse transsuder le sang qui s'échappe en quantité plus ou moins considérable à des intervalles plus ou moins éloignés. La consistance du col est plutôt amollie, son volume estaugmenté, mais jamais à un aussi baut degré que dans l'engorgement sanguin simple. Lorsque l'affection fait des progrés, l’engorgement augmente, le col paraît d’un rouge plus foncé, et le sang transsude de sa surface par la pression. Enfin au troisième degré le volume du col augmente encore davantage, sa teinte devient plus livide, son aspect lisse, sa surface enduite de quelques lamelles de sang caillé. Le toucher fait sentir des inégalités; en pressant la tumeur on éprouve un sentiment de crépitation, dépendant probablement, comme le dit M. Duparcque , du déplacement du sang à demi coagulé qui infiltre le tissu malade. En méme temps on exprime facilement du sang noirâtre par la pression du col.

Métrite aiguë. Le col de l'utérus partage en général les . caractéres de l’inflammation ducorps de cet organe; quelquefois cependant il en est le siége exclusif. Cette inflammation se distingue par le gonflement rouge du col et l'augmentation de sa densité. Le col est en même temps chaud, douloureux au toucher, et traversé par des douleurs continuelles. Il ne sera pas difficile de reconnaitre, d'aprés ces a

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la métrite aiguë, surtout si nous y ajoutons la sensibilité hypogastrique, principalement à la pression, les douleurs dans les régions inguinales , lombaires et sacrées , l'engourdissement dans lés fesses, la sensibilité souvent trés vive de Ja face antérieure des cuisses, des envies fréquentes d’uriner, l'incontinence, ou la rétention d'urine, la constipation ou la difficulté dans la défécation, enfin un mouvement fébrile plus ou moins prononcé avec exaspérations vespériennes.

Les malades gardent, en général, les membres inférieurs fléchis, et tiennent les muscles de l'abdomen dans le relächement. Le col est presque toujours sec, et il ne s'écoule de sa surface ainsi que de la cavité de l’utérus, qu’une petite quantité de sang séreux. «

Nous avons déjà dit plus haut (voy. pag. 304) qu'il n'est pas toujours facile de distinguer un simple engorgement chronique du col de l’utérus , de son induration et de son squirrhe. Cependant tout en ne regardant pas les bosselures comme le caractère pathognomonique du squirrhe, nous sommes obligés d’avouer que dans l’induration simple { engorgement blanc simple de M. Lisfranc), le col de l'utérus forme une tumeur ordinairement lisse, et ne présentant ni bosselures ni enfoncement, tandis que la dureté du squirrhe égale celle du silex, et queles bosselures y sont trés fréquentes. Nous pouvons ajouter à ces caractéres ce que nous avons dit déjà ailleurs, que les bosselures et les dépressions de l’'engorgement simple ont une direction perpendiculaire au museau de tanche. Puis la couleur du squirrhe est d’un blanc mat, un peu terne, tout-à-fait analogue à la couleur de l’ivoire légérement jauni. Enfin l’engorgement blanc simple, non squirrheux, est ordinairement, comme le remarque M. Lisfranc, de date peu ancienne. En interrogeant les malades, on voit qu elles rapportent leurs souffrances au dernier accouchement , au dernier avortement, etc. |

Engorgement tuberculeux. — En promenant le doigt sur le col de quelques femmes d’une constitution scrofuleuse on sent des nodosités assez dures séparées par des intervalles à consistance normale ou à l’état d'hypertrophie simple. La nature de ces indurations ne peut être à la rigueur que soupconnée à cette époque d’après la constitution des malades ; mais bientôt les masses tuberculeuses ne tardent pas à s’ou-

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