PERCUSSION MÉDIATE
dans les organes sous-jacents el s'y changent en leur son propre (4).
On a nommé plessimètre rhnsow, de je frappe, où mhnës percussion, et m°Tp0y» Mesure, le premier instrument qui devait faire l'office d’un corps sonore, intermédiaire. Il consistait en une palette circulaire de bois de sapin , d'une ligne d'épaisseur et de deux pouces de diamètre, supportée par une tige verticale du même bois ménagé dans une partie de
sa circonférence. Aujourd'hui cet instrument à subi diffé-:
rentes modifications, tant de nature que de forme; mais on ne se sert plus que du plessimèêtre en ivoire et du plessimétre en caoutchouc, introduit par M. Louis; enfin , le doigt remplace très souvent ces deux derniers.
L'opinion générale est le meilleur juge de la valeur relative
de ces instruments. Le caoutchouc percuté donne toujours.
un son particulier résultant de son élasticité qui masque Île son des organes. Aussi n'est-il employé actuellement que par M. Louis.
La plaque d'ivoire et le doigt partagent aujourd’hui le choix des médecins. Le plessimétre consiste actuellement dans une plaque cireulaire ayant à peu prés un pouce et demi de diamètre: ses deux faces sont lisses et planes; la supérieure est surmontée, dans toute sa circonférence, d’un rebord haut de deux à trois lignes, au milieu duquel on trouve, sur les deux points opposés, deux lames assez larges, légérement concaves sur leur face externe, où elles présentent des rugosités qui permettent de maintenir plus facilement l'instrument. À la face interne du rebord on trouve trois à quatre pas de vis circulaires qui servent à visser l'instrument à la plaque du stéthoscope.
Pour mesurer en même temps l'étendue de la matité, M. Piorry a eu l’idée de faire à la face supérieure de cel instrument les divisions du pouce.
Selon nous, le doigt composé d'os et revêtu de parties
(1) Voyez l'ouvrage de M. Piorry.—De la percussion médiate et
, des signes obtenus à l’aide de ce nouveau moyen d'exploration. *
Paris, 1825, 1 vol. in-8° , 3 :
Ÿ. aussi l'ouvrage de M. Piorry. — Procédé opératoire 4 suivre
dans l'exploration des organes par la percussion médiate, accompa- ”
gné de Mémoures divers sur le sang, la circulation, la langue, las phyæie, la strangulation, la migraine, Paris, 1835, 1 vol, in-8°.
PERCUSSION EN GÉNÉRA, | 686 molles, réunit le mieux les avantages de tous les autres instruments.
Mais le meilleur sera toujours celui auquel on est habitué. Cependant il faut avouer qu'il sera utile de réunir l'emploi du plessimètre à celui du doigt.
Lorsqu'il s’agira de percuter la poitrine d’un sujet maigre, le doigt s’appliquera mieux aux espaces intercostaux. Il devra également être employé de préférence dans l'examen de la partie du poumon située au-dessus de la clavicule. Dans tous les autres cas, nous Opterons volontiers pour le plessimétre en ivoire, auquel il faudra d’ailleurs toujours avoir recours lorsqu'il s'agira de l'exploration des organes abdominaux . En effet, tous les viscéres du ventre sont rapprochés de la paroi postérieure de la cavité abdominale; ils y sont retenus par les différents ligaments, tandis que la paroi antérieure est. libre, mobile, et se laisse écarter d’eux par les gaz intestinaux, par l’épanchement péritonéal, etc., etc. Or, la premiére indication qui se présente dans l'examen des viscéres abdominaux par la percussion, c’est de déprimer la paroi antérieure et de l'appliquer contre les viscéres. Cette indication ne pourra jamais être aussi bien remplie avec la surface étroite d'un doigt qu'avec la surface large, plane et dure d'un plessimétre en ivoire.
Le plessimétre doit être saisi par les appendices latéraux, entre le doigt indicateur et le pouce de la main gauche, avec assez de force, pour ne pas permettre de glissement ni de vacillation, et appliqué ensuite sur la partie destinée à . l'exploration.
L'application doit se faire très exactement : il faut que le plessimètre fasse corps avec la partie sur laquelle il est appuyé, et qu’il n'existe aucun vide entre elle et lui. Ge sont deux conditions essentielles, et sans lesquelles les résultats de la percussion seraient fallacieux. S'il existait quelque vide sous le plessimètre, la percussion donnerait un son analogue à celui d'une caverne de poumons.
Le plus souvent, on applique le plessimétre immédiatement sur la surface de la peau. Cependant une légère couche de linge, comme la présence d’une chemise ou d’une camisole, n'aura pas une influence marquée sur le son obtenu. Il ne faut pourtant jamais appliquer l'instrument sur un tissu tricoté, Dans Ç6 Ças la perçussion éprouverait les pee inçon-