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RALES SIBILANT ET RONFLANT

celui que produirait l’air insufflé dans un tissu cellulaire à demi desséché. Il est tout-à-fait sec, et les bulles qui le constituent n’ont pas toutes le même volume, ce qui le distingue du râle crépitant de la pneumonie.

. 40° Lorsque, dans la première période d’un catarrhe , læ membrane muqueuse s’engorge et s’épaissit, il arrive souvent que le canal d’une bronche se resserre dans une partie de som trajet et y forme une espéce de glotte qui entre en vibration à chaque passage de l’air, et produit un son particulier nommé râle sonore grave ou râle bronchique sec. Ce bruit ressemble tellement quelquefois au son que rend une corde de basse que l’on frotte avec le doigt, qu’on lui a appliqué cette dénomination. Une autre fois on trouve une grande ressemblance entre ce bruit et celui de ronflement. u

Une autre fois, le rétrécissement paraît être plus prononcé. L’oreille reconnaît la difficulté que le fluide éprouve dans son passage au sifflement qui se fait entendre, et auquel on à donné le nom de râle sibilant. Les râles, sibilant comme ronflant , peuvent accompagner les deux mouvements de la respiration, cependant ils sont plus prononcés pendant l’expiration, différence qui dépendrait, d’après Dance, de ce que les mouvements d'expiration n'étant pas si énergiques que ceux d'inspiration, l'air éprouverait plus de difficulté à traverser le rétrécissement de la bronche. Cette explication nous paraît singuliére.

Nous croyons plutôt que le mucus visqueux et tenace qui donne lieu, le plus souvent, à ce râle, représente une soupape qui s’abaisse facilement pendant l'inspiration et s’applique contre les parois des bronches , tandis qu’elle se redresse et vibre pendant l'expiration. Du reste, iln’y a rien de constant à ce sujet ; quelquefois on n’entend ces bruits que pendant les inspirations. Tout cela peut tenir à la différence de mode et de direction avec lesquels s'attache le mucus aux parois des bronches.

Le rétrécissement d’une bronche qui donne lieu à ces phénomènes, peut être produit, comme nous l'avons déjà fait sentir, non seulement par l’engorgement de la membrane muqueuse, mais, ce qui arrive le plus souvent, par une couche d’un mucus visqueux qui enduit la membrane ; d'ou vient que les râles sonore, grave el sibilant, peuvent exister et dis-

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