RALES TRACHÉAL ET CAVERNEUX
paraître d’un moment à l’autre, selon qu’on ausculte avant ow ‘aprés l’expectoration. 4
Aprés avoir parlé des bruits et des râles anormaux, auxquels peuvent donner lieu les différentes lésions de tissu et de forme des voies aériennes, sèches, ou ne contenant que des matières visqueuses non susceptibles de déplacement , examinons maintenant les modifications du bruitrespiratoire : dues au déplacement de différents liquides par le passage de l'air dans les poumons.
Pour bien concevoir les différentes variétés des bruits auxquels le déplacement des liquides sécrétés, ou exhalés par la
membrane muqueuse peut donner naissance, on peut pren
dre des éprouvettes de différentes grandeurs, et les remplir de dissolutions de gomme arabique, d’une consistance variée. En insufflant de l’air dans chacune d’elles, au moyen d’un tube , on obtiendra des bruits variés selon les dimensions de l’éprouvette et la consistance de la dissolution.
Les mêmes lois qui président à la production de ces derniers bruits s’appliquent à la formation des râles dont nous allons parler.
44° Le déplacement des mucosités qui se trouvent souvent dans la trachée, dans les derniers instants de la vie, donne naissance au râle trachéal.
Tel est le râle de presque tous les agonisants, chez qui la sérosité bronchique ne pouvant être absorbée à eause de la gêne de la circulation, s’amasse dans les voies aériennes.
42° Si un liquide d’une consistance analogue s’amasse dans une cavité plus vaste, comme dans une caverne, son déplacement donnera lieu à un bruit déjà différent, connu sous le nom de râle caverneux ou gargouîllement. Si la caverne est vaste, ce râle aura beaucoup de ressemblance avec le glouglouw d'une bouteille ; si elle est petite, il ne différera pas du râle muqueux.
On doit juger de la présence du gargouillement plutôt d'après le volume des bulles que d’aprés le timbre du bruit qui accompagne. leur déplacement. Plus d’une fois, en effet , il nous est arrivé d'entendre sur les régions où l’autopsie nous a révélé plus tard l'existence de cavernes, des bulles grosses de gargouillement que l’on aurait prises pour un craquement, si l’on s’était guidé d’après le bruit résultant du déplacement du liquide, et qui ressemblait beaucoup à celui que donne le